Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison Trent

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Manoir Trent

Région administrative :

  • Centre-du-Québec

Municipalité :

  • Drummondville

Date :

  • 1837 – 1848 (Construction)

Usage :

  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)

Éléments associés

Personnes associées (1)

Inventaires associés (2)

Images

Carte

Description

La maison Trent est une imposante résidence rurale, construite entre 1837 et 1848, qui reflète à la fois la tradition française et l'influence britannique. La maison, constituée d'une épaisse maçonnerie en pierre, se compose d'un corps de logis auquel se greffe une annexe, moins longue mais plus large, contiguë au mur pignon nord. Chaque partie présente une élévation d'un étage et demi et est coiffée d'un toit à deux versants droits. Entourée de dépendances agricoles, la résidence s'élève sur un vaste domaine aménagé qui surplombe la rivière Saint-François à Drummondville.

Ce bien est classé immeuble patrimonial. La protection s'applique également au terrain.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1964-12-16
 

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Valeur patrimoniale

La maison Trent présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Cette résidence témoigne du savoir-faire et des modes de construction en milieu rural durant la première moitié du XIXe siècle. De volume simple, son épaisse maçonnerie en pierres des champs équarries s'appuie sur des fondations en pierre. Le corps de logis érigé de 1837 à 1842 a été agrandi en 1848 par l'ajout d'une annexe, ce qui constitue une pratique courante afin de remédier au manque d'espace. Chaque partie présente, entre autres, un plan rectangulaire, une cheminée en saillie du mur pignon et un toit à deux versants droits couvert en bardeaux de cèdre, dont la pente moyenne reflète une influence britannique. Le nombre d'ouvertures est plus important sur les côtés sud et ouest, ce qui assure un meilleur ensoleillement. La fenestration se compose de fenêtres à battants à petits carreaux issues de la tradition française et de fenêtres à guillotine empruntées à la tradition britannique. Le corps de logis est, en outre, divisé sur la largeur en deux sections par un mur de refend en pierre, qui s'élève jusqu'aux combles et porte les poutres du plafond. La charpente de son toit est formée de chevrons supportant des pannes aux extrémités insérées dans la maçonnerie des pignons. L'annexe possède une charpente dite « à l'anglaise », constituée de fermes à un entrait assemblées à la panne faîtière et ancrées à la panne sablière. Cette résidence est donc redevable tant à la tradition française qu'à l'influence britannique et témoigne de l'architecture résidentielle rurale à l'époque de sa construction.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2004.

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Éléments caractéristiques

Les éléments clés de la maison Trent liés à sa valeur architecturale comprennent, notamment:
- son volume simple, dont le plan rectangulaire du corps de logis et de l'annexe, l'élévation d'un étage et demi et les toits à deux versants droits de pente moyenne;
- ses matériaux, dont les fondations en pierre, l'épaisse maçonnerie en pierres des champs équarries renforcée par des esses, la couverture en bardeaux de cèdre, les cheminées de pierre en saillie des murs pignons et ornées de cordons ainsi que le mur de refend en pierre du corps de logis;
- la charpente des toitures composée de pièces équarries à la hache, celle du corps de logis constituée notamment de chevrons supportant des pannes aux extrémités insérées dans la maçonnerie des pignons et celle de l'annexe constituée notamment de fermes à un entrait assemblées à la panne faîtière et ancrées à la panne sablière;
- ses ouvertures, dont la porte à imposte vitrée, les fenêtres à battants à petits carreaux, les fenêtres à guillotine à petits carreaux, la fenêtre d'origine dans le mur intérieur séparant le corps de logis de l'annexe, les contre-fenêtres fixes, les arcs de pierres posées en soldat au-dessus des ouvertures, les chambranles en bois moulurés et la ferronnerie d'origine.

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Informations historiques

Cette maison a été construite par le Britannique George Norris Trent (1790-1857), un ancien officier de la marine anglaise qui a immigré au Bas-Canada en 1836 avec ses deux jeunes enfants. En 1837, Trent acquiert une terre dans le canton de Wendover, près de Drummondville, sur laquelle s'élève alors une maison en bois. Il vient s'y installer et, avec l'aide de ses employés, entreprend la même année la construction d'une maison en pierre contre celle-ci. La nouvelle habitation est terminée en 1842. Six ans plus tard, la maison d'origine en bois est remplacée par une annexe en pierre semblable au corps de logis principal. Au cours des années, quelques modifications mineures sont effectuées aux deux parties. Elles touchent principalement l'aménagement des pièces. Les descendants Trent habitent la demeure jusqu'en 1963.

La maison Trent et son terrain sont classés en 1964. Ils sont alors intégrés au parc des Voltigeurs.

Au moment de la restauration de la maison en 1973, plusieurs de ses dépendances, dont un four à pain, sont reconstituées à proximité. La maison appartient à la Ville de Drummondville depuis 2004.

Le bâtiment est de nouveau restauré de 2004 à 2006. En 2012, un centre en diffusion du patrimoine y est inauguré.

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Emplacement

Region administrative :

  • Centre-du-Québec

MRC :

  • Drummond

Municipalité :

  • Drummondville

Adresse :

  • 875, chemin de la Rivière-Est

Lieux-dits :

  • Parc des Voltigeurs

Latitude :

45° 54' 36.0"

Longitude :

-72° 29' 30.0"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Drummond Canton de Wendover Absent 22 ptie

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Références

Notices bibliographiques :

  • BEAUDET, Gisèle. « Manoir Trent ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome I. Québec, Les Publications du Québec, 1990, p. 59.
  • Commission des biens culturels du Québec. Répertoire des motifs des biens classés et reconnus (document interne). Québec, 2003. s.p.
  • MAILETTE, Jocelyne et Claude VERRIER. Architecture du manoir Trent : monument historique. Les Cahiers de la Société historique du centre du Québec, 12. Drummondville, Société historique du centre du Québec, 1982. 47 p.
  • VERRIER, Claude. La famille Trent et son manoir (1838-1963). Les cahiers de la Société historique de Drummondville, 4. Drummondville, Société historique de Drummondville, 1978. 98 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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