Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison George-William-Usborne

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Maison Côté
  • Maison Dobell
  • Maison Julien-Dupont
  • Maison William-Osborne

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Municipalité :

  • Québec

Date :

  • après 1700 – avant 1800 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine de la Nouvelle-France

Usage :

  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Personnes associées (7)

Carte

Description

La maison George-William-Usborne est possiblement un ancien bâtiment paradomestique construit au XVIIIe siècle ou au XIXe siècle et qui aurait été converti en résidence à partir de 1836. Cette maison en pierre crépie, de plan carré à un étage et demi, est coiffée d'un toit à deux versants droits percé de lucarnes et flanqué de souches de cheminée aménagées dans le prolongement des murs pignons. À l'arrière, la résidence présente un appentis auquel est greffée perpendiculairement une annexe de construction récente. Une serre est adossée à l'un des murs pignons. La demeure est située en bordure du chemin du Foulon, entre l'escarpement et le fleuve Saint-Laurent, dans l'arrondissement municipal de Sillery-Sainte-Foy-Cap-Rouge de la ville de Québec.

Ce bien est classé immeuble patrimonial. La maison George-William-Usborne est comprise dans le site patrimonial de Sillery. Le bâtiment fait partie d'un site inscrit à l'Inventaire des sites archéologiques du Québec.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1972-05-03
 
Déclaration Situé dans un site patrimonial Gouvernement du Québec

Transfert de responsabilité

  • Exercice de certains pouvoirs par la municipalité (Québec), 2016-12-09
    Prise d'effet : 2017-06-09
 

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Valeur patrimoniale

La maison George-William-Usborne présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Le bâtiment est situé à l'emplacement de la mission Saint-Joseph, fondée en 1637 par les missionnaires jésuites pour évangéliser et sédentariser les Amérindiens. Le sous-sol de la résidence comprend des vestiges qui pourraient remonter à la fin du XVIIe siècle. Le domaine jésuite est transformé en exploitation agricole au cours du siècle suivant. La maison George-William-Usborne a peut-être été érigée à cette période comme bâtiment secondaire de la maison des Jésuites-de-Sillery. En 1800, le dernier jésuite s'éteint et les biens de la communauté sont saisis par la Couronne. Le gouvernement loue en 1802 la propriété à William Hullett (mort en 1815), qui y cultive le houblon et y installe une brasserie. Il est aussi possible que la maison George-William-Usborne ait plutôt été construite à ce moment pour servir de hangar, d'étable, de brasserie ou de forge. En 1815, une partie du domaine est louée à George William Usborne (1796-1886), un marchand de bois. Vers 1836, un premier logis aurait été aménagé dans le bâtiment. Dans les décennies subséquentes, d'autres marchands de bois, soit Peter Patterson (1768-1851), Henry LeMesurier (1791-1861) et Richard Reid Dobell (1837-1902), louent la propriété. En 1898, Dobell acquiert l'immeuble, qu'il louait depuis 1860. La maison aurait servi de bureau ou de résidence pour les employés de la compagnie de Dobell. La maison George-William-Usborne témoigne ainsi des activités économiques qui caractérisent l'anse de Sillery au XIXe siècle, notamment le commerce du bois et les chantiers maritimes.

La maison George-William-Usborne présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Le bâtiment, érigé au cours du XVIIIe ou XIXe siècle, témoigne de la persistance des modèles et des savoir-faire traditionnels notamment par sa maçonnerie en pierre, son carré bas et peu dégagé du sol, son toit à deux versants droits ainsi que par ses deux souches de cheminées aménagées dans le prolongement des murs pignons. Les fenêtres à grands carreaux et les lucarnes à croupe témoignent de changements fort probablement apportés au cours du XIXe siècle alors que le bâtiment est transformé en résidence. Avec la maison des Jésuites-de-Sillery, la maison George-William-Usborne est vraisemblablement l'un des plus anciens biens patrimoniaux subsistant dans le site patrimonial de Sillery.

Source : Ministère de la Culture et des Communications, 2014.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de la maison George-William-Usborne liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- son implantation en bordure du chemin du Foulon, entre l'escarpement et le fleuve Saint-Laurent, dans le site patrimonial de Sillery;
- sa situation sur le site de l'ancien domaine des Jésuites;
- son volume, dont le plan carré à un étage et demi, le corps de logis bas et peu dégagé du sol ainsi que le toit à deux versants droits;
- les matériaux, dont la maçonnerie en pierre recouverte de crépi, la couverture en bardeaux de cèdre et les ouvertures en bois;
- les ouvertures, dont les fenêtres à battants, les chambranles moulurés, les contrevents et les lucarnes à croupe;
- les souches de cheminée en pierre à chaque extrémité du toit, aménagées dans le prolongement des murs pignons (dont une est décentrée);
- sa situation dans un site archéologique et la présence de vestiges dans le sous-sol.

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Informations historiques

La maison George-William-Usborne est située à l'emplacement d'une ancienne mission jésuite dans le secteur actuel de Sillery. En 1637, sous la direction du supérieur Paul Le Jeune (1591-1664), les Jésuites fondent la mission Saint-Joseph grâce au soutien financier de Noël Brûlart de Sillery (1577-1640), chevalier de Malte. Il s'agit de la première réduction amérindienne en Amérique du Nord. En 1649, l'endroit est doté d'une enceinte en pierre. Des vestiges de ce mur fortifié se trouvent à proximité de la maison George-William-Usborne. D'autres vestiges, datant peut-être de cette période, se trouvent également dans le sous-sol de la résidence.

La mission jésuite est abandonnée en 1698. En 1702, la communauté obtient la concession de la seigneurie de Sillery, qu'elle administrait depuis 1651 au nom des Amérindiens. Le domaine, autrefois réservé à la mission, est transformé en exploitation agricole. La maison des Jésuites-de-Sillery, bâtie entre 1702 et 1733, sert de maison de ferme et de repos pour les pères et pour les élèves du collège de Québec. La maison George-William-Usborne pourrait correspondre à un des bâtiments secondaires construits à cette époque. Après la Guerre de la Conquête (1754-1760), les autorités britanniques interdisent aux Jésuites de recruter de nouveaux membres. En 1800, le dernier jésuite s'éteint, et les biens de la communauté sont saisis par la Couronne.

En 1802, le gouvernement loue la propriété à William Hullett (mort en 1815) qui y cultive le houblon et y installe une brasserie. La maison George-William-Usborne a peut-être été érigée à ce moment pour servir de hangar, d'étable, de brasserie ou de forge. En 1815, une partie du domaine, comprenant une maison, une brasserie, une malterie, deux jardins, une étable ainsi que des champs, est louée à George William Usborne (1796-1886), un marchand de bois. En 1829, le militaire James Pattison Cockburn réalise une aquarelle représentant la maison des Jésuites et la maison George-William-Usborne. Le bâtiment présente alors deux fenêtres en façade et une possible ouverture sur le mur latéral. Vers 1836, un premier logis aurait été aménagé dans le bâtiment.

Dans les décennies subséquentes, d'autres marchands de bois, soit Peter Patterson (1768-1851), Henry LeMesurier (1791-1861) et Richard Reid Dobell (1837-1902), louent la propriété. En 1898, Dobell acquiert l'immeuble, qu'il louait depuis 1860. La maison aurait servi de bureau ou de résidence pour les employés de la compagnie de Dobell. La résidence demeure la propriété de cette famille jusqu'en 1946. Une photo d'Omer Parent indique que le toit du bâtiment était couvert de bardeaux de bois à cette époque. Un document datant de 1951 indique que le toit aurait alors été couvert de bardeaux d'asphalte ou d'une autre forme de papier goudronné.

La maison George-William-Usborne est classée 1972. Elle possède alors un toit à larmiers retroussés recouvert de bardeaux de cèdre. Le bâtiment est ensuite restauré selon les caractéristiques des maisons d'inspiration française et est dotée d'un toit à deux versants droits. Une serre est ajoutée sur l'un des murs pignons en 1979 et une annexe est érigée à l'arrière de la résidence en 1987. De nouvelles ouvertures son percées sur l'un des murs pignons en 2003.

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Emplacement

Region administrative :

  • Capitale-Nationale

MRC :

  • Québec

Municipalité :

  • Québec

Arrondissement municipal :

  • Sainte-Foy - Sillery

Adresse :

  • 2316, chemin du Foulon

Latitude :

46° 46' 7.61"

Longitude :

-71° 15' 27.81"

Désignation cadastrale :

  • Lot 2 073 974

Code Borden

CeEt-27      

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Références

Notices bibliographiques :

  • BENOIT, Jean. « Dobell, Richard Reid ». Bibliothèque et Archives Canada. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
  • BERNIER, André. Le Vieux Sillery. Les cahiers du patrimoine, 7. Québec, Ministère des Affaires culturelles, 1977. 167 p.
  • CAMERON, Christina et Jean TRUDEL. Québec au temps de James Patterson Cockburn. Québec, Éditions Garneau, 1976. 176 p.
  • Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome I. Québec, Les Publications du Québec, 1990. 540 p.
  • Commission des biens culturels du Québec. Répertoire des motifs des biens classés et reconnus (document interne). Québec, 2003. s.p.
  • LABRECQUE, Paul et Denyse LÉGARÉ. L'arrondissement historique de Sillery. Collection Histoire de raconter, Itinéraires histoire et patrimoine. Québec, Ville de Québec, 2008. 44 p.
  • LABRECQUE, Paul et Denyse LÉGARÉ. La Maison des Jésuites de Sillery. Collection Histoire de raconter, Itinéraires histoire et patrimoine. Québec, Ville de Québec, 2008. 24 p.
  • RENY, Claude. « Maison Dupont ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome I. Québec, Les Publications du Québec, 1990, p. 230.

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