Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Domaine Louis-Philippe-Hébert

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Domaine de L'Enclos
  • Domaine Hébert
  • L'Enclos

Région administrative :

  • Laurentides

Municipalité :

  • Rosemère

Usage :

  • Non applicable

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (3)

Personnes associées (7)

Images

Carte

Description

Le domaine Louis-Philippe-Hébert est un lieu de villégiature aménagé à partir de 1907. Le domaine comprend trois bâtiments, soit une maison (1907), une remise (1908) et un atelier (1914). Ces bâtiments aux volumes composites sont revêtus de planches verticales à couvre-joints et coiffés de toits à deux ou à quatre versants. Le vaste terrain pittoresque compte de nombreux arbres matures. Le domaine Louis-Philippe-Hébert est situé en bordure de la rivière des Mille Îles, sur l'île Bélair, dans la municipalité de Rosemère.

Ce bien est classé immeuble patrimonial. La protection s'applique aux trois bâtiments, à leurs intérieurs ainsi qu'à certaines parcelles de terrains. D'autres sections du domaine sont classées site patrimonial.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1976-05-31
 
Classement Site patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1991-09-24
 

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Valeur patrimoniale

Le domaine Louis-Philippe-Hébert présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique découlant de son association avec des personnages connus. Ce domaine, nommé « L'Enclos », a été le lieu de villégiature de la famille de Louis-Philippe Hébert (1850-1917), l'un des plus importants sculpteurs de l'histoire du Québec. Formé par Napoléon Bourassa (1827-1916), il enseigne à l'École du Conseil des arts et manufactures à Montréal. Son oeuvre prolifique compte entre autres près de cinquante monuments traitant de sujets historiques et allégoriques, dont ceux qui ornent l'Hôtel du Parlement à Québec et la Colline du Parlement à Ottawa, réalisés au cours des années 1880 et 1890. C'est le sculpteur lui-même qui dessine les plans des bâtiments de L'Enclos. Il fait ériger la maison en 1907. L'année suivante, il la dote d'une cuisine d'été et fait construire une remise. En 1914, s'ajoute un atelier. Louis-Philippe Hébert fréquentera le domaine jusqu'à son décès. Par la suite, la propriété revient à ses fils Henri et Adrien, artistes comme leur père. Sculpteur, Henri Hébert (1884-1950) est professeur de modelage à l'Université McGill. Il s'est surtout intéressé à l'intégration de la sculpture à l'architecture et a laissé une vingtaine de monuments. Quant au peintre Adrien Hébert (1890-1967), il a enseigné le dessin pendant plus de 35 ans à la Commission des écoles catholiques de Montréal. Son oeuvre comprend des scènes de la vie urbaine et du port de Montréal, ce qui lui vaut d'être considéré comme un peintre de la modernité. Le domaine est habité par les membres de la famille Hébert jusqu'en 1977. La colonie d'artistes, d'intellectuels et d'architectes installée à Rosemère, dont Henri Julien (1852-1908), Marc-Aurèle Fortin (1888-1970) et Olindo Gratton (1855-1941), fréquentera L'Enclos, qui constitue un lieu de rencontre, de travail et de discussion.

Le domaine Louis-Philippe-Hébert présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Cet ensemble est un exemple intéressant de propriété implantée dans un lieu de villégiature qui a connu son essor avec le développement ferroviaire. Au début du XXe siècle, grâce au Canadien National, Rosemère attire en effet plusieurs familles montréalaises à la recherche d'un cadre naturel sain et dépaysant. Elles y construisent des résidences d'été d'une architecture sobre, le plus souvent en bois, sur de vastes terrains aménagés.

Le domaine Louis-Philippe-Hébert présente également un intérêt patrimonial pour ses valeurs historique et architecturale liées à sa représentativité en tant que propriété bourgeoise de villégiature. Cet ensemble est situé dans un environnement pittoresque, en bordure de la rivière des Mille Îles, sur l'île Bélair. La disposition des bâtiments au centre de la propriété et leur orientation vers la rivière témoignent du souci d'intégrer harmonieusement l'architecture au paysage. La maison possède une galerie couverte ainsi qu'une cuisine d'été. Les volumes composites de la résidence et des dépendances, le revêtement en planches verticales à couvre-joints et les couvertures en bardeaux de cèdre créent l'unité. Le caractère pittoresque est aussi défini par les nombreux arbres matures, les pelouses et les chemins sinueux.

Source : Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, 2009.

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Éléments caractéristiques

Les éléments clés du domaine Louis-Philippe-Hébert liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation en bordure de la rivière des Mille Îles, sur l'île Bélair;
- le vaste terrain paysager, comprenant des arbres matures, des pelouses et des chemins sinueux;
- la disposition des bâtiments au centre de la propriété et leur orientation vers la rivière;
- les matériaux, dont les fondations de moellons, le revêtement de planches verticales à couvre-joints et les couvertures en bardeaux de cèdre;
- les composantes de la maison, dont le plan rectangulaire, l'avant-corps contre le mur nord, la cuisine d'été contre le mur est, la galerie couverte ceinturant trois côtés, le toit à deux versants du corps de logis, le toit à quatre versants de la cuisine d'été, les fenêtres rectangulaires à carreaux, la lucarne et la cheminée;
- les composantes de la remise, dont le plan rectangulaire, l'appentis, l'annexe en pierre, les petites fenêtres à carreaux et le toit à quatre versants;
- les composantes de l'atelier, dont le plan rectangulaire, le toit à deux versants, l'annexe en appentis à l'angle nord-ouest, la grande verrière passante composée de six fenêtres carrées à carreaux et les autres fenêtres à carreaux.

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Informations historiques

Louis-Philippe Hébert (1850-1917), l'un des plus importants sculpteurs de l'histoire du Québec, fait l'acquisition d'un terrain à l'île Bélair pendant l'été de 1906. Au moment de cette acquisition, Rosemère est en voie de devenir un lieu de villégiature pour les Montréalais en quête de repos et de loisirs, grâce au chemin de fer du Canadien National. Hébert dessine les plans de tous les bâtiments de son domaine, qui sera nommé « L'Enclos ». Il fait ériger la résidence d'été familiale en 1907. L'année suivante, il la dote d'une cuisine d'été et construit une remise. En 1914, s'ajoute un atelier éclairé par une grande verrière passante.

Formé par Napoléon Bourassa (1827-1916), Hébert est professeur à l'École du Conseil des arts et manufactures à Montréal. Son oeuvre prolifique compte entre autres près de cinquante monuments traitant de sujets historiques et allégoriques, dont ceux qui ornent notamment l'Hôtel du Parlement à Québec et la Colline du Parlement à Ottawa, réalisés au cours des années 1880 et 1890.

Pendant la première moitié du XXe siècle, L'Enclos est un de lieu de rencontre, de travail et de discussion pour la colonie d'artistes, d'intellectuels et d'architectes installée à Rosemère. Parmi les personnages qui fréquentent l'endroit figurent Henri Julien (1852-1908), Marc-Aurèle Fortin (1888-1970) et Olindo Gratton (1855-1941).

Au décès de Louis-Philippe Hébert en 1917, le domaine revient à ses fils Henri et Adrien, artistes comme leur père. Sculpteur, Henri Hébert (1884-1950) est professeur de modelage à l'Université McGill. Il s'est surtout intéressé à l'intégration de la sculpture à l'architecture et a laissé une vingtaine de monuments. Quant au peintre Adrien Hébert (1890-1967), il a enseigné le dessin pendant plus de 35 ans à la Commission des écoles catholiques de Montréal. Son oeuvre comprend des scènes de la vie urbaine et du port de Montréal, ce qui lui vaut d'être considéré comme un peintre de la modernité. Le domaine est habité par les membres de la famille Hébert jusqu'en 1977.

Le domaine Louis-Philippe-Hébert est classé en 1976. Le périmètre du site est agrandi en 1991. À l'entrée en vigueur de la Loi sur le patrimoine culturel en 2012, la section classée en 1976 est devenue un immeuble patrimonial, tandis que les autres parcelles de terrains sont devenues site patrimonial.

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Emplacement

Region administrative :

  • Laurentides

MRC :

  • Thérèse-De Blainville

Municipalité :

  • Rosemère

Adresse :

  • rue de l'Île-Bélair Ouest

Latitude :

45° 37' 9.8"

Longitude :

-73° 47' 51.0"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Terrebonne Paroisse de Sainte-Thérèse-de-Blainville Absent 19 ptie
20 ptie
22 ptie
928 ptie
928-12
928-13
928-14
lisière sans désignation

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Références

Notices bibliographiques :

  • BERNIER, Suzanne. Dossier préliminaire sur l'enclos domaine Hébert, Rosemère. Québec, Ministère des Affaires culturelles, 1976. 38 p.
  • BROOKE, Janet M. Henri Hébert, 1884-1950, un sculpteur moderne. Québec, Musée du Québec, 2000. 245 p.
  • CHAMPAGNE, Michel. « Hébert, Adrien ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
  • Commission des biens culturels du Québec. Répertoire des motifs des biens classés et reconnus (document interne). Québec, 2003. s.p.
  • DROUIN, Daniel, dir. Louis-Philippe Hébert. Québec/Montréal, Musée du Québec/Musée des beaux-arts de Montréal, 2001. 413 p.
  • GARIÉPY, Odette. « L'enclos (Domaine Hébert) ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome II. Québec, Les Publications du Québec, 1991, p. 391-392.
  • L'ALLIER, Pierre. Adrien Hébert. Québec, Musée du Québec, 1993. 193 p.
  • L'ALLIER, Pierre. « Hébert, Adrien ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
  • LACASSE, Yves. « Hébert, Louis-Philippe ». Bibliothèque et Archives Canada. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
  • LAURIN, Serge, dir. Histoire des Laurentides. Sainte-Foy (Québec), Institut québécois de recherche sur la culture, 1989. 895 p.

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