Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison Marguerite-Hay

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Îlot des Voltigeurs

Région administrative :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Date :

  • 1853 (Construction)

Usage :

  • Fonction résidentielle (Villas et maisons bourgeoises (domaine))

Éléments associés

Événements associés (1)

Personnes associées (3)

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Carte

Description

La maison Marguerite-Hay est une résidence urbaine d'inspiration néoclassique construite en 1853. De plan rectangulaire, la maison en pierre de deux étages et demi est coiffée d'un toit à deux versants droits et flanquée de murs coupe-feu couronnés par de larges souches de cheminée. La maison est érigée immédiatement en bordure de la rue et environnée d'un couvert végétal. Elle se situe dans un ancien secteur industriel de l'arrondissement municipal de Ville-Marie, dans la ville de Montréal.

Ce bien est classé immeuble patrimonial. La maison Marguerite-Hay bénéficie d'une aire de protection.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1973-10-24
 
Délimitation Aire de protection Ministre de la Culture et des Communications 1975-05-21

Transfert de responsabilité

  • Exercice de certains pouvoirs par la municipalité (Montréal), 2017-09-21
    Prise d'effet : 2018-09-21
 

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Valeur patrimoniale

La maison Marguerite-Hay présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. La demeure constitue l'une des plus anciennes habitations du quartier Saint-Jacques de la ville de Montréal. Autrefois, ce secteur formait une partie du faubourg Québec, l'un des cinq faubourgs qui se sont développés en périphérie de la ville fortifiée. Après le démantèlement des fortifications (de 1803 à 1817), les faubourgs sont convertis en quartiers et le faubourg Québec est englobé dans les quartiers Est, Saint-Jacques et Sainte-Marie. Le 8 juillet 1852, un grand incendie rase les quartiers Saint-Jacques, Saint-Louis, Sainte-Marie et une partie du quartier Est, faisant disparaître la plupart des habitations, dont certaines remontaient au XVIIIe siècle. Celle de Marguerite Hay et de son mari, le maître boucher Olivier Pichet, qui avait été construite entre 1837 et 1851, n'est pas épargnée. La maison actuelle, érigée en 1853, rappelle ainsi le tragique incendie et la reconstruction. De plus, elle a survécu aux importants changements qui ont modifié son environnement urbain. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, des activités ferroviaires, portuaires et industrielles transforment, en effet, ce secteur et entraînent la disparition de la plupart des résidences. Cette maison constitue donc l'un des derniers témoins de la fonction résidentielle disparue avec l'industrialisation.

La maison Marguerite-Hay présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Elle s'inscrit dans la tradition architecturale résidentielle développée en milieu urbain sous le Régime français. Cette tradition découle du savoir-faire et de modèles français progressivement adaptés aux conditions particulières du pays (climat, disponibilité des matériaux) et de l'application des ordonnances des intendants de la Nouvelle-France, entre autres en ce qui concerne la prévention des incendies. La maison Marguerite-Hay en est une illustration par sa maçonnerie de pierre, son toit à deux versants droits, ses murs coupe-feu couronnés de larges souches de cheminée ainsi que par son implantation immédiatement en bordure de la rue. Cette demeure reflète aussi l'influence du néoclassicisme, très en vogue au XIXe siècle, entre autres par son plan presque carré, la composition symétrique de la façade principale en pierre de taille et la charpente simple de son toit (charpente dite à l'anglaise) de pente moyenne. Elle présente donc une synthèse de caractéristiques rattachées, d'une part, à la tradition architecturale urbaine d'inspiration française et, d'autre part, au néoclassicisme.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2004.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de la maison Marguerite-Hay liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation dans le quartier Saint-Jacques, autrefois appelé faubourg Québec;
- ses éléments rattachés à la tradition résidentielle urbaine d'inspiration française, dont l'implantation immédiatement en bordure de la rue, la maçonnerie de pierre, le toit à deux versants droits, les murs coupe-feu appuyés sur des corbeaux et couronnés de souches de cheminée à deux têtes reliées par un muret ainsi que le mur de refend de la cave;
- ses éléments d'influence néoclassique, dont le plan presque carré, la composition symétrique de la façade principale en pierre de taille et la charpente simple du toit de pente moyenne;
- ses ouvertures, dont la porte centrale et les lucarnes à fronton, la porte à imposte du mur sud-est ornée d'un chambranle ouvragé, les fenêtres plus grandes à l'étage, les linteaux unis et les appuis en pierre en façade avant, les chambranles en bois unis des autres murs et les fenêtres à petits carreaux.

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Informations historiques

Cette maison est construite en 1853 pour Marguerite Hay, veuve du maître boucher Olivier Pichet, qui l'habite jusqu'en 1861. Le bâtiment vient remplacer une première résidence bâtie entre 1837 et 1851 et détruite dans le grand incendie du 8 juillet 1852 qui a rasé les quartiers Saint-Jacques, Saint-Louis, Sainte-Marie et une partie du quartier Est.

Au XVIIIe siècle, le territoire où s'élève la maison se nomme faubourg Québec. Situé à l'est des fortifications, il constitue l'un des cinq faubourgs qui entourent la cité fortifiée de Montréal. Morcelé à la suite du démantèlement des fortifications (1803-1817), le faubourg Québec disparaît et est englobé dans les nouveaux quartiers Est, Saint-Jacques et Sainte-Marie. Construite dans le quartier Saint-Jacques, la maison a survécu aux importants changements qui ont modifié son environnement urbain. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, des activités ferroviaires, portuaires et industrielles transforment, en effet, ce secteur et entraînent la disparition de la plupart des résidences. Au cours du XXe siècle, les projets de développement du centre-ville de Montréal menacent de détruire la maison, qui est finalement sauvegardée grâce à l'action de son propriétaire, Richard A. Silverman connu sous le nom d'artiste d'Alfred North, et de plusieurs citoyens.

La maison Marguerite-Hay est classée en 1973. Elle bénéficie d'une aire de protection depuis 1975. Le bâtiment est restauré de 1976 à 1979.

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Emplacement

Region administrative :

  • Montréal

MRC :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Arrondissement municipal :

  • Ville-Marie

Adresse :

  • 511, rue Montcalm
  • 513, rue Montcalm

Latitude :

  • 45° 30' 56.1"

Longitude :

  • -73° 33' 0.1"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Montréal Cité de Montréal (quartier Saint-Jacques) Absent 14-67

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Références

Notices bibliographiques :

  • Commission des biens culturels du Québec. Répertoire des motifs des biens classés et reconnus (document interne). Québec, 2003. s.p.
  • NOPPEN, Luc. « Îlot des Voltigeurs ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome II. Québec, Les Publications du Québec, 1991, p. 149.
  • PINARD, Guy. Montréal, son histoire, son architecture. Vol. 5. Montréal, Éditions du Méridien, 1992. 500 p.
  • s.a. « Inventaire architectural de Montréal. Base de données sur le patrimoine ». Ville de Montréal. Le patrimoine architectural de Montréal [En ligne]. http://www2.ville.montreal.qc.ca/script/php/frame.php?target=/patrimoine/patrimoine.htm

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