Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison Ambroise-Chavigny-De La Chevrotière

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Manoir Chavigny-de-Lachevrotière

Région administrative :

  • Chaudière-Appalaches

Municipalité :

  • Lotbinière

Date :

  • vers 1817 (Construction)

Usage :

  • Fonction résidentielle (Manoirs seigneuriaux)

Éléments associés

Personnes associées (4)

Carte

Description

La maison Ambroise-Chavigny-De La Chevrotière est une demeure monumentale érigée vers 1817. La résidence en pierre de plan rectangulaire, à deux étages et demi, est coiffée d'un toit aigu aux larmiers légèrement retroussés flanqué de larges souches de cheminée. Cette maison se situe sur un vaste terrain paysager compris entre l'ancien chemin du Roy et le fleuve Saint-Laurent, dans la municipalité de Lotbinière.

Ce bien est classé immeuble patrimonial. La protection s'applique aussi au terrain et à ce qui s'y trouve. La maison Ambroise-Chavigny-De La Chevrotière est entourée d'une aire de protection.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1960-05-11
 
Délimitation Aire de protection Ministre de la Culture et des Communications 1977-04-21
 

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Valeur patrimoniale

La maison Ambroise-Chavigny-De La Chevrotière présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Cette demeure monumentale érigée vers 1817 est une synthèse de la maison rurale d'inspiration française, d'influences urbaines et d'apports britanniques. Le type de la maison rurale d'inspiration française est issu de savoir-faire et de modèles français qui ont été progressivement adaptés aux conditions particulières du pays (climat, disponibilité des matériaux) et à certaines influences stylistiques. Cette tradition architecturale se poursuit au-delà de la Conquête (1760) et intègre par la suite des apports britanniques. La maison Ambroise-Chavigny-De La Chevrotière en est une illustration notamment par son toit aigu à deux versants aux larmiers peu saillants. L'élévation de deux étages et demi, le solage dégagé, les larges souches de cheminée qui prolongent les murs pignons sont des traits de l'architecture urbaine. En Nouvelle-France, le modèle de la maison urbaine s'impose surtout après la promulgation des ordonnances des intendants Michel Bégon de la Picardière (1667-1747) et Claude-Thomas Dupuy (1678-1738) en 1721 et 1727, qui instaurent des mesures de prévention contre les incendies. Le rayonnement de ce modèle dans les villages et les campagnes s'explique par la mobilité des artisans et par la dimension esthétique et symbolique associée à l'architecture urbaine. Extraits de leur environnement d'origine, des éléments comme les murs coupe-feu caractéristiques des maisons mitoyennes, par exemple, perdent leur fonction initiale, qui est de prévenir la propagation des incendies, et témoignent d'une volonté de représentation sociale des villageois et des ruraux. La symétrie de la façade, l'ordonnance régulière des ouvertures et les galeries de pleine largeur reflètent une influence néoclassique. Au tournant du XIXe siècle, le Bas-Canada compte plusieurs grandes demeures implantées en milieu rural pour la bourgeoisie. À Lotbinière, trois résidences en pierre se démarquent, dont celle d'Ambroise Chavigny de La Chevrotière (1780-1834), notable de la localité.

La maison Ambroise-Chavigny-De La Chevrotière présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. En effet, cette demeure monumentale s'élève à proximité du site de la seconde église Saint-Louis, érigée au lieu-dit Sault-à-la-Biche entre 1749 et 1751. Lors de la construction de l'église actuelle en 1817, la maison se trouve cependant isolée du nouveau noyau villageois. Elle témoigne donc de cet ancien établissement.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2004.

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Éléments caractéristiques

Les éléments clés de la maison Ambroise-Chavigny-De La Chevrotière liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- son implantation à proximité de l'ancien chemin du Roy et du fleuve Saint-Laurent, dans la municipalité de Lotbinière;
- sa situation sur un vaste terrain;
- le plan rectangulaire et la maçonnerie en pierre;
- ses éléments représentatifs de la maison rurale d'inspiration française, dont le toit aigu à deux versants aux larmiers peu saillants légèrement retroussés et les fenêtres à battants à petits carreaux;
- ses éléments représentatifs de la maison urbaine, dont l'élévation de deux étages et demi, les larges souches de cheminée en pierre dans le prolongement des murs pignons, la couverture en tôle à la canadienne, le solage dégagé, la cave, la porte de cave à l'arrière et les soupiraux;
- ses éléments d'influence néoclassique, dont la composition symétrique de la façade et des murs pignons, l'ordonnance régulière des ouvertures et les galeries de pleine largeur;
- ses ouvertures, dont la porte en bois à caissons surmontée d'une imposte vitrée et ouvragée, la contre-porte à double vantail, l'absence de lucarnes à l'avant, les deux registres de lucarnes à l'arrière, les chambranles de bois et les persiennes;
- les boiseries intérieures;
- le puits extérieur.

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Informations historiques

Cette maison a été bâtie pour Ambroise Chavigny de La Chevrotière (1780-1834), l'un des descendants des seigneurs de Deschambault et de Portneuf. Elle aurait été construite vers 1817, mais en 1823 elle n'est pas encore achevée.

Né à Deschambault et notaire de profession, Chavigny de La Chevrotière est l'agent de la seigneurie de Lotbinière à partir de 1812. Sa résidence, qualifiée longtemps de manoir, s'élève à proximité du site de la seconde église Saint-Louis, érigée au lieu-dit Sault-à-la-Biche entre 1749 et 1751. Lors de la construction de l'église actuelle en 1817, elle se trouve cependant isolée du nouveau noyau villageois. Elle témoigne donc de cet ancien établissement. À son décès en 1834, Ambroise Chavigny de La Chevrotière laisse la maison à sa femme, Sophie Lereau (1786 - 1862), qui la lègue à sa fille, Camille Chavigny de La Chevrotière (1816-1857), épouse du notaire Thomas Bédard.

La maison Ambroise-Chavigny-De La Chevrotière est classée en 1960. J.-O. Vandal, qui en est propriétaire de 1967 à 1976, la restaure et aménage un jardin à la française sur le terrain. Elle bénéficie d'une aire de protection depuis 1977.

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Emplacement

Region administrative :

  • Chaudière-Appalaches

MRC :

  • Lotbinière

Municipalité :

  • Lotbinière

Adresse :

  • 7640, route Marie-Victorin

Lieux-dits :

  • Saint-Louis-de-Lotbinière

Latitude :

  • 46° 36' 43.0"

Longitude :

  • -71° 57' 5.0"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Lotbinière Paroisse de Saint-Louis-de-Lotbinière Absent 104

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Références

Notices bibliographiques :

  • Commission des biens culturels du Québec. Répertoire des motifs des biens classés et reconnus (document interne). Québec, 2003. s.p.
  • NOPPEN, Luc. « Manoir Chavigny-de-la-Chevrotière ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome I. Québec, Les Publications du Québec, 1990, p. 413.

Multimédias disponibles en ligne :

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