Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison Patenaude

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Montérégie

Municipalité :

  • Longueuil

Date :

  • 1723 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine de la Nouvelle-France

Usage :

  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)

Éléments associés

Personnes associées (2)

Images

Carte

Description

La maison Patenaude, est une résidence d'inspiration française érigée en 1723. La demeure en pierre de plan rectangulaire, à un étage et demi, est coiffée d'un toit aigu à versants droits flanqué de cheminées disposées en chicane. Un appentis est adossé au mur pignon droit. La maison Patenaude est située sur un terrain entouré d'arbres, à proximité de l'ancien chemin du Roy, dans l'arrondissement du Vieux-Longueuil de la ville de Longueuil.

Ce bien est classé immeuble patrimonial.

Plan au sol :

Rectangulaire

Nombre d'étages :

1 ½

Groupement :

Détaché

Structure :

  • Maçonnerie en pierre

Annexes :

  • Cuisine d'été

Saillies :

  • Cheminée
  • Entrée de cave
  • Escalier
  • Perron

Fondations :

  • Pierre
  • Pierre

Élévations :

  • Façade arrière : Pierre (Structure apparente)
  • Façade droite : Pierre (Structure apparente)
  • Façade gauche : Pierre (Structure apparente)
  • Façade avant : Pierre (Structure apparente)

Toit :

  • Forme : À deux versants droits
    Matériau : Tôle à baguettes

Porte principale :

  • bois, à panneaux et vitrage, à battants

Autre(s) porte(s) :

  • bois, à panneaux et vitrage, à battants

Fenêtre(s) :

  • carrée, À battants, à moyens ou grands carreaux
  • carrée, À battants, à moyens ou grands carreaux
  • Rectangulaire, À battants, à moyens ou grands carreaux

Éléments architecturaux :

  • Chaîne d'angle
  • Chambranle
  • Linteau

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1976-06-21
 

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Valeur patrimoniale

La maison Patenaude présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Érigée en 1723, elle est représentative de la maison rurale d'inspiration française. Ce type est issu de savoir-faire et de modèles français qui ont été progressivement adaptés aux conditions particulières du pays (climat, disponibilité des matériaux) et à certaines influences stylistiques. La maison Patenaude est une illustration de ce type par son corps de logis bas en pierre, son toit à deux versants droits aux larmiers courts, ses cheminées en pierre disposées en chicane dans les murs pignons, ses fenêtres à petits carreaux distribuées de manière asymétrique et l'absence de lucarnes. L'absence de crépi est un trait rencontré plus fréquemment dans la région de Montréal et les régions avoisinantes.

La maison Patenaude présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur historique.. La résidence constitue l'un des plus anciens témoins de la baronnie de Longueuil. La seigneurie de Longueuil, située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, est concédée à Charles Le Moyne (1626-1685) en 1657 et agrandie au cours des années suivantes. Charles Le Moyne de Longueuil (1656-1729) succède à son père comme seigneur en 1684. En 1700, la seigneurie est érigée en baronnie, l'une des rares baronnies associées au régime seigneurial au Québec. Son peuplement, amorcé dans la seconde moitié du XVIIe siècle, ne prend véritablement son envol qu'au tournant du siècle suivant. Aussi, la maison Patenaude, érigée en 1723, évoque-t-elle les débuts du peuplement de Longueuil, tout comme la maison Lamarre datant de 1740 et située à proximité.

La maison Patenaude présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur ethnologique. Certains de ses éléments architecturaux témoignent, en effet, de la manière d'habiter la maison rurale aux XVIIIe et XIXe siècles. L'absence de lucarnes et la présence de baies de dimensions réduites dans les pignons, à titre d'exemple, démontrent l'utilisation des combles pour l'entreposage des récoltes. Le rez-de-chaussée, qui n'est qu'une grande pièce commune, servait à la fois de salle à manger, de chambre et d'espace de travail. Les armoires encastrées, la pierre d'évier et le four à pain nous renseignent, pour leur part, sur la conservation et la préparation les aliments. La cuisine d'été en appentis, ajoutée au XIXe siècle, est généralement un lieu où la famille s'installe durant l'été pour vaquer à ses occupations quotidiennes et procéder au grand ménage de la maison. Le transfert de la maisonnée dans la cuisine d'été permet aussi de garder la résidence propre puisque les travaux agricoles estivaux amènent plus de saleté à l'intérieur. Finalement, ce déménagement saisonnier conserve la maison fraîche pour la nuit, car ses occupants continuent d'y dormir. L'architecture de la maison Patenaude évoque donc toujours le mode de vie de la société rurale traditionnelle.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2004.

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Éléments caractéristiques

Les éléments clés de la maison Patenaude liés à ses valeurs historique, architecturale et ethnologique comprennent, notamment :
- sa situation sur un terrain entouré d'arbres, à proximité de l'ancien chemin du Roy, dans le Vieux-Longueuil, cité site patrimonial;
- son emplacement dans l'ancienne baronnie de Longueuil, à proximité de la maison Lamarre aussi classée immeuble patrimonial;
- ses caractéristiques rattachées à la maison rurale d'inspiration française, dont le plan rectangulaire, l'élévation d'un étage et demi, le toit aigu à deux versants droits (couvert de tôle à baguettes), les larmiers courts, la charpente de la toiture comportant une ferme unique avec des pannes appuyées aux extrémités des murs pignons, les deux cheminées en pierre disposées en chicane dans les murs pignons, la fenestration asymétrique comportant des baies à battants à petits carreaux, l'absence de lucarnes, les portes à panneaux vitrées et les chambranles en bois;
- ses caractéristiques associées aux demeures de la région de Montréal, dont la maçonnerie en pierre non crépie;
- la cuisine d'été en appentis;
- les caractéristiques de l'intérieur, dont l'aménagement à aire ouverte du rez-de-chaussée, les armoires encastrées, la pierre d'évier, le four à pain ainsi que la cave (accessible par une porte vitrée à l'arrière).

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Informations historiques

Située dans seigneurie de Longueuil, cette maison est érigée en 1723 pour François Patenaude, sur un terrain concédé à sa famille en 1685. La seigneurie de Longueuil, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, est concédée à Charles Le Moyne (1626-1685) en 1657 et agrandie au cours des années suivantes. Charles Le Moyne de Longueuil (1656-1729) succède à son père comme seigneur en 1684. En 1700, la seigneurie est érigée en baronnie, l'une des rares baronnies associées au régime seigneurial au Québec. Son peuplement, amorcé au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle, ne prend véritablement son envol qu'au tournant du siècle suivant. La maison Patenaude est donc l'un des plus anciens témoins des débuts du peuplement de la baronnie de Longueuil et de la ville de Longueuil.

La famille Patenaude conserve la résidence jusqu'en 1875. L'appentis adossé au mur pignon droit aurait vraisemblablement été bâti au cours du XIXe siècle. Acquise par Billy Monosterios en 1974, la propriété est restaurée en 1974 et 1975 sous la direction de l'architecte Gilles Vilandré.

La maison Patenaude est classée en 1976.

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Emplacement

Region administrative :

  • Montérégie

MRC :

  • Longueuil

Municipalité :

  • Longueuil

Arrondissement municipal :

  • Le Vieux-Longueuil

Adresse :

  • 214, rue Bourget

Latitude :

  • 45° 31' 2.384"

Longitude :

  • -73° 31' 7.113"

Désignation cadastrale :

  • Lot 2 631 596

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Références

Notices bibliographiques :

  • Commission des biens culturels du Québec. Répertoire des motifs des biens classés et reconnus (document interne). Québec, 2003. s.p.
  • GAUTRON, Sylvie. « Maison Patenaude ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome II. Québec, Les Publications du Québec, 1991, p. 213.
  • PINARD, Guy. Montréal, son histoire, son architecture. Vol. 4. Montréal, Éditions du Méridien, 1991. 504 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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