Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Ferme Joseph-Roy

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Bâtiments Lorrain-Sainte-Marie
  • Ferme Morin

Région administrative :

  • Montérégie

Municipalité :

  • Saint-Jean-sur-Richelieu

Date :

  • 1805 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine agricole

Usage :

  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)
  • Production et extraction de richesses naturelles (Autres bâtiments de ferme (culture))
  • Production et extraction de richesses naturelles (Granges, granges-étables et étables)

Éléments associés

Personnes associées (3)

Carte

Description

La ferme Joseph-Roy est un ensemble de quatre bâtiments à fonction agricole construits entre 1805 et 1857. Ces constructions de plan rectangulaire aux volumes simples et imposants sont coiffées de toits à deux versants droits. Trois d'entre elles présentent une maçonnerie en pierre, soit la maison à un étage et demi et au solage dégagé (1805), la remise à deux étages et demi (1857) ainsi que l'étable à deux étages (1851). La grange à deux étages (1854) est en bois. Voisinant la grange au sud, des ruines marquent l'emplacement d'une ancienne écurie. Cet ensemble bâti en bordure de la rivière L'Acadie, au coeur d'un paysage rural, est scindé par le chemin des Vieux-Moulins. La ferme Joseph-Roy est située dans le secteur L'Acadie de la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Ce bien est classé immeuble patrimonial. La ferme Joseph-Roy bénéficie d'une aire de protection.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1973-11-02
 
Délimitation Aire de protection Ministre de la Culture et des Communications 1975-04-28
 

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Valeur patrimoniale

La ferme Joseph-Roy présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique liée à sa rareté en tant qu'ensemble agricole. Ce regroupement de bâtiments de ferme construits entre 1805 et 1857 est composé d'une maison, d'une remise et d'une étable en pierre ainsi que d'une grange en bois. Il présente une grande unité et est remarquablement bien conservé. D'un point de vue formel, l'unité est obtenue par les volumes simples et imposants des constructions rectangulaires coiffées de toits à deux versants droits, les couvertures de tôle et les pignons lambrissés des dépendances en pierre (bardeaux de cèdre pour la remise, planches verticales pour l'étable) qui s'harmonisent ainsi avec la grange. L'effet d'ensemble est renforcé par la disposition des édifices de manière à former une cour intérieure (traversée par une route) et par l'aménagement paysager. La ferme Joseph-Roy est donc remarquable par le nombre de ses bâtiments agricoles anciens, leur unité formelle et leur état de conservation.

La ferme Joseph-Roy présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. La maison est représentative de l'architecture résidentielle du tournant du XIXe siècle. Elle se rattache au type de la maison rurale d'inspiration française par son élévation d'un étage et demi, son toit à deux versants droits et ses fenêtres à battants à petits carreaux, mais possède certains traits néoclassiques. Imposante, elle présente, à la manière de plusieurs maisons de la vallée du Richelieu, des cheminées en pierre latérales prolongées par des souches doubles aux têtes reliées par un muret et une cave habitable. Le sous-sol, accessible par une entrée extérieure en appentis, comprend un mur de refend en pierre, un âtre et un four à pain. Les portes des façades sont exceptionnellement allongées pour une maison rurale, ce qui s'explique par l'emmarchement placé dans l'épaisseur de la maçonnerie. L'influence du néoclassicisme se reflète dans la disposition symétrique et régulière des ouvertures des façades est et ouest. L'étable et la remise en pierre se distinguent tant par leur maçonnerie que par leur hauteur. Quant à la grange en bois, son état de conservation est remarquable, compte tenu de son matériau et de son ancienneté. Les bâtiments qui forment la ferme Joseph-Roy reflètent ainsi l'architecture rurale du XIXe siècle, tout en présentant des éléments exceptionnels.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2004.

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Éléments caractéristiques

Les éléments clés de la ferme Joseph-Roy liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation en milieu rural, en bordure de la rivière L'Acadie;
- la présence de quatre bâtiments construits entre 1805 et 1857, soit une maison, une remise, une grange et une étable;
- la cour rectangulaire formée par les bâtiments et traversée par le chemin des Vieux-Moulins;
- l'état de conservation remarquable de l'ensemble, entre autres de la grange en bois.
- l'unité constituée par les volumes simples et imposants (plan rectangulaire, élévations et toits à deux versants droits) et les matériaux (maison, remise, étable en maçonnerie de moellons ainsi que grange en bois, couverture en tôle et pignons des dépendances en pierre lambrissés en bardeaux de cèdre ou en planches verticales);
- les caractéristiques extérieures de la maison, dont le plan rectangulaire, l'élévation d'un étage et demi, le solage dégagé, le toit à deux versants droits, les deux cheminées en pierre intégrées aux murs pignons et prolongées par des souches doubles aux têtes reliées par un muret, la maçonnerie en moellons, la couverture en tôle à la canadienne, la disposition symétrique des ouvertures des façades est et ouest, les portes (à imposte vitrée), les embrasures et les contre-portes (à double vantail) allongées à panneaux, les fenêtres à battants à petits carreaux, les chambranles en bois, les esses, la pierre taillée au-dessus de la porte d'entrée portant le millésime « 1805 » et les initiales « J. R. » et la quincaillerie;
- l'aménagement intérieur de la maison, dont l'emmarchement placé dans l'épaisseur de la maçonnerie, la cave en partie habitable (comportant un mur de refend en pierre supportant les solives du plancher, un âtre, un four à pain et des soupiraux) et accessible par une entrée extérieure en appentis, le rez-de-chaussée surélevé muni d'un âtre, les combles habitables éclairés par les fenêtres des murs pignons ainsi que le grenier;:
- la remise en moellons, de plan rectangulaire, à deux étages et demi, coiffée d'un toit à deux versants droits couvert de tôle à la canadienne et aux pignons lambrissés en bardeaux de cèdre;
- l'étable en moellons, de plan rectangulaire, à deux étages, coiffée d'un toit à deux versants droits couvert de tôle et aux pignons lambrissés de planches verticales;
- la grange en bois, de plan rectangulaire, à deux étages, coiffée d'un toit à deux versants droits couvert de tôle.

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Informations historiques

La ferme Joseph-Roy se situe sur une terre acquise en 1779 par Laurent Roy pour son fils Joseph. La maison est construite par ce dernier en 1805, comme l'indique la pierre taillée au-dessus de la porte d'entrée portant le millésime et les initiales « J. R. ». L'étable, la grange et la remise apparaissent successivement en 1851, 1854 et 1857. Voisinant la grange au sud, des ruines marquent l'emplacement d'une ancienne écurie, probablement érigée en 1845. L'ensemble a également compté d'autres dépendances, dont une bergerie en bois aujourd'hui démolie.

La famille Roy demeure propriétaire des lieux pendant cent ans, jusqu'à ce que Joseph-Hilaire Roy, le fils de Joseph, vende la ferme à Jean-Baptiste Simard en 1879. Les descendants de Simard ne vont se départir de la propriété qu'en 1964.

Classée en 1973, la ferme Joseph-Roy est restaurée de 1972 à 1980 par ses propriétaires, Paul Lorrain et Dorothée Sainte-Marie, férus d'histoire et passionnés pour la préservation et la mise en valeur du patrimoine québécois.

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Emplacement

Region administrative :

  • Montérégie

MRC :

  • Le Haut-Richelieu

Municipalité :

  • Saint-Jean-sur-Richelieu

Adresse :

  • 777, chemin des Vieux-Moulins

Lieux-dits :

  • L'Acadie

Latitude :

  • 45° 17' 57.944"

Longitude :

  • -73° 21' 25.298"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Saint-Jean Paroisse de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie Absent 274 ptie

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Références

Notices bibliographiques :

  • BRAULT, Pierre. Histoire de L'Acadie du Haut-Richelieu. Saint-Jean-sur-Richelieu, Éditions Mille Roches, 1982. s.p.
  • Commission des biens culturels du Québec. Répertoire des motifs des biens classés et reconnus (document interne). Québec, 2003. s.p.
  • NOPPEN, Luc. « Bâtiments Lorrain-Sainte-Marie ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome II. Québec, Les Publications du Québec, 1991, p. 309-310.

Multimédias disponibles en ligne :

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