Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison Simon-Bédard

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Maison François-Gourdeau

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Municipalité :

  • Québec

Date :

  • 1843 (Construction)

Usage :

  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Groupes associés (1)

Personnes associées (4)

Inventaires associés (1)

Images

Carte

Description

La maison Simon-Bédard est constituée de deux demeures urbaines en rangée d'inspiration néoclassique érigées en 1843. Les corps de logis en pierre étroits et profonds, à trois étages et demi, sont coiffés de toits à deux versants droits percés de lucarnes et dotés de murs coupe-feu. La maison Simon-Bédard se situe en bordure de la rue dans un milieu urbain dense, dans le secteur basse-ville de l'arrondissement municipal de La Cité-Limoilou de la ville de Québec.

Ce bien est classé immeuble patrimonial. La protection s'applique aussi au terrain. Un site archéologique euroquébécois est associé au lieu. La maison Simon-Bédard est comprise dans le site patrimonial du Vieux-Québec.

Haut de la page

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1965-10-19
 
Déclaration Situé dans un site patrimonial Gouvernement du Québec

Transfert de responsabilité

  • Exercice de certains pouvoirs par la municipalité (Québec), 2016-12-09
    Prise d'effet : 2017-06-09
 

Haut de la page

Valeur patrimoniale

La maison Simon-Bédard présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Les demeures qui la composent constituent des exemples représentatifs de la maison urbaine en rangée d'inspiration néoclassique. Ce type d'habitation, qui fait son apparition au Québec vers 1815, conserve certains traits de la maison urbaine d'esprit français. La maison Simon-Bédard en est une illustration par sa situation en bordure de la rue, ses corps de logis étroits et profonds de trois étages et demi, ses murs coupe-feu mitoyens ainsi que ses toits à deux versants droits percés de lucarnes. La composition régulière des façades avec trois ouvertures par niveau et l'ornementation dépouillée, comprenant notamment des chambranles de bois à fronton, s'inscrivent dans le courant néoclassique. Comme c'est souvent le cas dans les milieux urbains de forte densité, les rez-de-chaussée sont destinés à loger des commerces, alors que les étages servent à l'habitation. Cette demeure se situe au coeur d'un groupe de propriétés de la même époque et forme avec elles un ensemble architectural d'un grand intérêt.

La maison Simon-Bédard présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur archéologique. Située à proximité de l'ancien chantier naval du Roi, elle recèle des vestiges archéologiques euroquébécois datant du Régime français, qui témoignent de l'ancienneté de l'occupation de cet emplacement.

La maison Simon-Bédard présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Après la Seconde Guerre mondiale, elle est utilisée pour agrandir le restaurant et cabaret Chez Gérard. Grâce à des prestations de chansonniers célèbres, le cabaret devient l'un des pivots du monde du spectacle de la capitale. S'y produisent, entre autres, Charles Trenet, Charles Aznavour, Gilbert Bécaud, Jacques Brel et Georges Brassens, ainsi que des artistes canadiens-français. En 1961, la Ville de Paris décerne un diplôme d'honneur et une médaille d'argent à Gérard Thibault, fondateur du cabaret, pour sa contribution à la diffusion de la culture française. Le restaurant cabaret Chez Gérard, qui a permis le rayonnement de la chanson française au Québec, symbolise donc aujourd'hui l'ouverture du Québec sur la francophonie et illustre une page importante de la culture populaire québécoise du XXe siècle.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2004.

Haut de la page

Éléments caractéristiques

Les caractéristiques de la maison Simon-Bédard liées à ses valeurs architecturale, archéologique et historique comprennent, notamment :
- sa situation dans un milieu urbain dense, en bordure de la rue Saint-Nicolas, dans le secteur basse-ville du site patrimonial du Vieux-Québec;
- la présence d'un site archéologique euroquébécois;
- son volume, dont les deux corps de logis étroits et profonds à trois étages et demi et les toits à deux versants droits;
- les matériaux, dont la maçonnerie en pierre avec arcs de décharge au-dessus des vitrines, les murs coupe-feu en brique et la couverture en tôle à baguettes;
- les ouvertures de chaque façade disposées régulièrement par groupes de trois par niveau, dont les fenêtres à battants à grands carreaux, les portes en bois donnant directement sur la rue et leur imposte vitrée ainsi que les lucarnes à pignon;
- l'ornementation sobre, dont les chambranles en bois à pilastres et fronton des portes et des fenêtres et les consoles supportant le toit;
- les éléments rattachés à la double fonction, dont les vitrines des rez-de-chaussée ainsi que les quatre portes donnant accès aux deux corps de logis, les unes menant aux boutiques et les autres aux logements.

Haut de la page

Informations historiques

Simon Bédard acquiert un terrain rue Saint-Nicolas en 1841. En 1843, il y fait ériger deux maisons contiguës, par le maître maçon Ignace Prémont et le menuisier René Pelchat. Ces résidences s'élèvent à proximité de l'ancien chantier naval du Roi et sur l'emplacement d'une ancienne demeure vraisemblablement détruite lors d'un incendie. La demeure de Simon Bédard a elle-même possiblement été endommagée par l'incendie du faubourg Saint-Roch survenu en 1845.

Le restaurateur Gérard Thibault achète la propriété en 1944 pour agrandir son restaurant et son cabaret. Grâce à des prestations de chansonniers célèbres, le cabaret devient l'un des pivots du monde du spectacle de la capitale. S'y produisent, entre autres, Charles Trenet, Charles Aznavour, Gilbert Bécaud, Jacques Brel et Georges Brassens, ainsi que des artistes canadiens-français. En 1961, la Ville de Paris décerne un diplôme d'honneur et une médaille d'argent à Gérard Thibault, fondateur du cabaret, pour sa contribution à la diffusion de la culture française. Le restaurant cabaret Chez Gérard, qui a permis le rayonnement de la chanson française au Québec, symbolise donc aujourd'hui l'ouverture du Québec sur la francophonie et illustre une page importante de la culture populaire québécoise du XXe siècle.

La maison Simon-Bédard est classée en 1965. Elle subit des dommages importants lors d'un incendie en 1978, avant d'être restaurée par les architectes DeBlois, Côté et Leahy au début des années 1980.

Haut de la page

Emplacement

Region administrative :

  • Capitale-Nationale

MRC :

  • Québec

Municipalité :

  • Québec

Arrondissement municipal :

  • La Cité

Adresse :

  • 40, rue Saint-Nicolas
  • 42, rue Saint-Nicolas
  • 44, rue Saint-Nicolas

Latitude :

  • 46° 48' 58.2"

Longitude :

  • -71° 12' 47.4"

Désignation cadastrale :

  • Lot 1 215 580

Code Borden

CeEt-150      

Haut de la page

Références

Notices bibliographiques :

  • BOIVIN-ALLAIRE, Émilia. « Gérard Thibault. Le roi du cabaret ». Cap-aux-Diamants. Vol. 4, no 4 (1989), p. 27-29.
  • Cap-aux-Diamants. Vol. 4, no 4 (1989).
  • Commission des biens culturels du Québec. Répertoire des motifs des biens classés et reconnus (document interne). Québec, 2003. s.p.
  • GOBEIL-TRUDEAU, Madeleine. « Maison François-Gourdeau ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome I. Québec, Les Publications du Québec, 1990, p. 125.

Multimédias disponibles en ligne :

Haut de la page

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2013