Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Langelier, François

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Synthèse

Né à Sainte-Rosalie, le 24 décembre 1838, François Langelier est le fils de Louis-Sébastien Langelier, cultivateur, et de Julie-Esther Casault.

Langelier étudie au séminaire de Saint-Hyacinthe de 1851 à 1858, puis à l'Université Laval à Québec où il obtient un baccalauréat en droit en 1860 et une licence en droit en 1861. Admis à la pratique en 1861, il poursuit ses études à Paris jusqu'en 1863. À son retour, il exerce le droit à Québec notamment avec son frère Charles, et enseigne à la Faculté de droit de l'Université Laval, jusqu'en 1915. Langelier est secrétaire de la Faculté de droit de 1863 à 1866 et doyen de 1892 à 1915. En janvier 1898, il devient juge à la Cour supérieure de Québec, puis en janvier 1901, juge à la Cour supérieure de Montréal. En juin 1906, il obtient le poste de juge en chef à la Cour supérieure de Québec.

Langelier siège à l'Assemblée législative de la province de Québec comme député libéral de Montmagny, de 1873 à 1875, puis de Portneuf, de 1878 à 1881. De mars 1878 à mars 1879, il est commissaire des Terres de la Couronne dans le cabinet de Henri-Gustave Joly de Lotbinière, puis trésorier provincial de mars à octobre 1879. De 1884 à 1898, il est député à la Chambre des communes, d'abord dans Mégantic, ensuite dans Québec-Centre. En 1903, Langelier devient administrateur de la province, puis en mai 1911, il est assermenté lieutenant-gouverneur de la province de Québec.

Impliqué en politique municipale, Langelier est conseiller municipal de 1880 à 1890 et maire de la ville de Québec de 1882 à 1890. Sous son mandat, l'éclairage électrique remplace l'éclairage au gaz, le réseau d'aqueduc est amélioré et le service des incendies subit une réorganisation. En 1908, il préside les fêtes du troisième centenaire de la ville de Québec.

Langelier s'intéresse au journalisme et participe à la fondation, en 1880, du journal L'Électeur. Il collabore également au journal La Nation, à L'Opinion publique, à L'Événement et à la Revue légale de 1895 à 1897. Il est également membre de la Société royale du Canada en 1908 et président de la section française en 1910.

Il a notamment publié Lettres sur les affaires municipales (1868), De la preuve en matières civiles et commerciales (1894) et Cours de droit civil de la province de Québec (6 volumes: 1905-1911).

Il est décédé à Sillery (Québec), le 8 février 1915. Il est inhumé au cimetière Saint-Charles à Québec.

Il avait épousé, en 1864, Marie-Virginie-Sarah Légaré, fille d'Ignace Légaré et de Julie Thomas dit Bigaouette; puis, en 1892, Marie-Louise Braün, fille de Frédéric Braün, avocat, et d'Eulalie de Sales de Laterrière.

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Références

Notices bibliographiques :

  • Assemblée nationale du Québec. Histoire: Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1792 à nos jours [En Ligne]. http://www.assnat.qc.ca/
  • ROY, Pierre-Georges. Les juges de la province de Québec. Québec, Imprimeur du Roi, 1933. 588 p.
  • SAINT-PIERRE, Jocelyn. « Langelier, sir François (baptisé François-Xavier) ». Bibliothèque et Archives Canada. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

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