Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Congrégation de Notre-Dame

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Synthèse

En 1653, Marguerite Bourgeoys, congréganiste externe de la congrégation de Notre-Dame de Troyes, en France, s'embarque pour la Nouvelle-France aux côtés de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Elle veut instruire gratuitement les femmes et les jeunes filles à Ville-Marie (Montréal). En 1658, elle ouvre une première école mixte et recrute en France, l'année suivante, quatre consoeurs pour la soutenir dans son oeuvre. Leur association est officiellement approuvée en 1669 par Mgr François de Laval, puis en 1671, par le roi Louis XIV. Il s'agit alors de la première société d'institutrices fondée en Nouvelle-France. En 1676, par un mandement de Mgr de Laval, elle devient la communauté des Filles séculières de la congrégation de Notre-Dame, la première congrégation non cloîtrée en Nouvelle-France. En 1698, au lendemain de l'approbation des constitutions de la congrégation par Mgr Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier, une première profession a lieu et les soeurs y prononcent leurs voeux simples.

Dès 1663, Marguerite Bourgeoys fonde l'ouvroir la Providence, où elle enseigne à tenir maison aux Filles du roi. Déménagé en 1668 à la Pointe Saint-Charles (Montréal), il s'agit en quelque sorte de la première école ménagère de la colonie. En 1675, la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours est inaugurée. À cette époque, les soeurs parcourent le territoire en se livrant à des missions ambulantes et commencent peu à peu à établir des missions permanentes. Elles ouvrent un pensionnat pour filles aisées à Ville-Marie en 1676. Elles fondent, souvent avec l'aide des Sulpiciens, des écoles pour les enfants pauvres. La première est établie au village amérindien de la Montagne en 1678, où les soeurs éduquent à la française les Amérindiennes. Elles s'implantent à Pointe-aux-Trembles (Montréal) (1678) et à Lachine (Montréal) (1680). Elles ouvrent une école à Sainte-Famille de l'île d'Orléans (1685), un ouvroir de la Providence en basse ville de Québec (1686) et deux écoles pour filles, une à Québec (1691) et une à Château-Richer (1693). La congrégation est présente à Trois-Rivières à la fin du XVIIe siècle ainsi qu'à Louisbourg et Détroit au XVIIIe siècle.

Bien qu'en 1760 la congrégation de Notre-Dame compte déjà 215 religieuses toutes nées au Canada, son oeuvre éducationnelle progresse lentement au cours du XVIIIe siècle. Il faut attendre les années 1840 pour que la communauté recommence à se déployer. En 1872, elle dirige une soixantaine d'établissements scolaires, surtout au Québec, mais également en Ontario, dans les provinces maritimes et aux États-Unis. À Montréal, les religieuses gèrent 15 écoles, dont le pensionnat Villa-Maria ouvert en 1854.

Au début du XXe siècle la congrégation de Notre-Dame dénombre 132 couvents, plus de 1 400 religieuses et 35 000 élèves. En 1904, elle acquiert des Sulpiciens un vaste terrain sur la rue Sherbrooke Ouest à Montréal, où elle fait construire sa maison mère en 1908 et l'école normale Notre-Dame en 1913, première école d'enseignement supérieur pour filles de la province de Québec. En 1905, elle fonde l'école ménagère de Saint-Pascal, qui sert de modèle aux communautés religieuses qui vont intégrer le programme d'enseignement ménager partout dans la province à partir de 1911. La congrégation ouvre une dizaine d'écoles normales, dont l'Institut pédagogique de Westmount en 1916, affilié à l'Université de Montréal à partir de 1926.

Au début du XXIe siècle, les soeurs sont présentes dans plusieurs pays, notamment au Japon, au Honduras et au Cameroun. Au Canada, elles sont environ 1 150, réparties dans neuf provinces. Au Québec, la congrégation compte quatre établissements d'enseignement et près d'une vingtaine d'oeuvres. Elle soutient notamment les élèves en difficulté d'apprentissage, et s'occupe de maisons d'hébergement pour femmes en difficulté et de centres de croissance spirituelle. La maison mère de la congrégation est depuis 1984 logée à l'ancienne école normale Notre-Dame.

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Références

Notices bibliographiques :

  • BERNIER, Hélène. « Bourgeoys, Marguerite ». Bibliothèque et Archives Canada. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
  • BERTHOLD, Étienne. Une société en héritage - L'oeuvre des communautés religieuses pionnières à Québec. Québec, Publications du Québec, 2015. 119 p.
  • Congrégation de Notre-Dame. Congrégation de Notre-Dame [En Ligne]. http://www.cnd-m.org/fr/accueil/
  • D'ALLAIRE, Micheline. Les communautés religieuses de Montréal. Les communautés religieuses et l'éducation à Montréal, 1657-1900. Vol. 2. Montréal, Éditions du Méridien, 2002. 276 p.
  • EUPHOROSINE, Sister Saint. « Congregation of Notre-Dame de Montreal ». s.a. The Catholic Encyclopedia [En ligne]. http://www.newadvent.org/cathen/
  • Fondation du Patrimoine laurentien. La fondation du patrimoine laurentien [En Ligne]. http://www.patrimoinelaurentien.org/
  • JEAN, Marguerite. Évolution des communautés religieuses de femmes au Canada de 1639 à nos jours. Histoire religieuse du Canada. Montréal, Fides, 1977. 324 p.
  • LEMIRE-MARSOLAIS, Darie-Aurélie, dite Sainte-Henriette. Histoire de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal. Vol. 1. Montréal, Congrégation de Notre-Dame de Montréal, 1910. s.p.
  • Musée canadien des civilisations. "L'éducation des enfants en Nouvelle-France" Musée virtuel de la Nouvelle-France [En Ligne]. http://www.civilisation.ca/

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