Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Hébert, Louis-Philippe

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Synthèse

Né à Sainte-Sophie-d'Halifax le 27 janvier 1850, Louis-Philippe Hébert est le fils de Théophile Hébert, cultivateur, et de Julie Bourgeois.

Attiré très tôt par la sculpture, il fréquente occasionnellement l'école au cours de sa jeunesse. En 1869, il effectue un voyage de près d'un an à Rome au sein du cinquième détachement des zouaves pontificaux. À cette occasion, il admire de nombreuses oeuvres et développe son goût pour la sculpture.

Ce n'est que vers 1872 que Hébert s'initie aux rudiments de la sculpture sur bois auprès d'Adolphe Rho, puis de Napoléon Bourassa. Il est l'apprenti de ce dernier pendant six ans. Durant cette période, il apprend les principes du dessin et du modelage au côté de Bourassa, mais aussi à l'école du Conseil des arts et manufactures de la province de Québec. En 1875, il enseigne le dessin à main levée à cette même école. Au même moment, il réalise, sous la supervision de Bourassa, le décor intérieur de la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes à Montréal. Les deux sculpteurs conçoivent également, en 1879, la maquette d'un monument en l'honneur de Paul de Chomedey de Maisonneuve.

Sa formation d'apprenti terminée, Hébert signe ses premiers contrats dès 1879, dont une soixantaine d'oeuvres pour le choeur de la cathédrale Notre-Dame d'Ottawa en plus de réaliser, entre 1883 et 1887, la chaire de l'église Notre-Dame de Montréal. Au cours des années 1880 et 1890, il enseigne sporadiquement l'anatomie, le modelage et la sculpture sur bois à l'école du Conseil des arts et manufactures, dont il devient vice-président en 1898. Il conçoit aussi, au cours des années 1880, plusieurs monuments commémoratifs en bronze, dont ceux de Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry (1881) à Châteauguay, de sir George-Étienne Cartier (1885) à Ottawa et de Mgr Joseph-David Déziel (1885) à Lévis.

Entre 1886 et 1894, Hébert conçoit dix sculptures en bronze pour l'hôtel du Parlement à Québec, dont La famille d'Abénaquis (aussi appelée Halte dans la forêt), ainsi que les statues de Louis-Joseph de Montcalm, de James Wolfe, de Louis de Buade, comte de Frontenac, de James Bruce, lord Elgin, de Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry et de François de Lévis. Pour réaliser ce projet d'envergure, il séjourne à plusieurs reprises à Paris où il perfectionne son travail du bronze.

À son retour au Canada en 1894, et jusqu'à la fin de sa carrière en 1914, il réalise une cinquantaine de monuments commémoratifs et funéraires. Sa dernière oeuvre est le monument d'Édouard VII inauguré en 1914 à Montréal.

Il est décédé à Westmount le 13 juin 1917. Il est inhumé au cimetière de Notre-Dame-des-Neiges à Montréal.

Il avait épousé à Montréal, en 1879, Maria Roy.

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Références

Notices bibliographiques :

  • COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/
  • DROUIN, Daniel, dir. Louis-Philippe Hébert. Québec/Montréal, Musée du Québec/Musée des beaux-arts de Montréal, 2001. 413 p.
  • HÉBERT, Bruno. Louis-Philippe Hébert, sculpteur national. Montréal, Lidec, 2002. 62 p.
  • KAREL, David. Dictionnaire des artistes de langue française en Amérique du Nord : peintres, sculpteurs, dessinateurs, graveurs, photographes et orfèvres. Québec, Musée du Québec / Les Presses de l'Université Laval, 1992. 962 p.
  • LACASSE, Yves. « Louis-Philippe Hébert ». Bibliothèque et Archives Canada. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
  • LEBLANC GAGNON, Huguette. Louis-Philippe Hébert (1850-1917), sculpteur. Hull, H. Leblanc Gagnon, 1997. 16 p.

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