Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Quévillon, Louis

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Synthèse

Né le 14 octobre 1749 à Saint-Vincent-de-Paul (Laval), Louis Quévillon est le fils de Jean-Baptiste Quévillon, cultivateur et capitaine de milice, et de Marie-Anne Cadieux.

Quévillon fait l'apprentissage de la menuiserie entre 1760 et 1770 auprès d'un maître menuisier. Autodidacte en sculpture, il profite du mécénat de quelques curés.

Menuisier dans son village natal dès le début des années 1770, il réalise des toitures, des châssis de fenêtres, des portes et des pièces de mobilier. Dès 1790, il travaille comme sculpteur à la décoration d'églises, principalement dans la région de Montréal. Il conçoit notamment un autel pour la chapelle des Soeurs grises de Montréal (vers 1795), un maître-autel et une chaire pour l'église de Saint-Mathias-sur-Richelieu (1794-1797), un chandelier pascal, des tabernacles et des tombeaux d'autels pour l'église du Sault-au-Récollet (1798-1806), un tabernacle et des tombeaux d'autels pour l'église de Sainte-Famille à Boucherville (1801-1807), et un tombeau d'autel pour l'église de la Purification-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie à Repentigny (1808).

Au début des années 1800, tout en poursuivant son travail dans la région montréalaise, Quévillon pénètre d'autres marchés. On le retrouve, entre autres, à Nicolet et dans les régions de Québec et du Bas Saint-Laurent. À la même époque, en plus de la sculpture, il exécute des travaux de dorure et de peinture.

Quévillon compte Philippe Liébert parmi ses influences sur le plan formel et il collabore avec différents sculpteurs au cours de sa carrière. Au début des années 1800, il travaille à plusieurs reprises avec Joseph Pépin, notamment dans les églises de Boucherville, de Beloeil et de Soulanges. D'ailleurs, c'est avec ce sculpteur qu'il réalise le tabernacle de l'église de Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville en 1807. Il collabore avec Amable Charron de 1808 à 1812, Urbain Desrochers en 1809 et René Beauvais dit Saint-James probablement à partir de 1810. Il forme une société avec Paul Rollin à partir de 1812, à laquelle sont inclus Pépin et Beauvais dit Saint-James en 1815. Les quatre sculpteurs réalisent des oeuvres pour les églises de Pointe-Claire et de Varennes. Vers 1816, il travaille à la réalisation du calvaire de la mission du Lac-des-Deux-Montagnes (Oka). En 1817, il forme une nouvelle société uniquement avec Beauvais dit Saint-James.

Au cours de sa carrière, Quévillon se spécialise en décoration religieuse. Dans son atelier de Saint-Vincent-de-Paul, connu sous le nom d'atelier des Écorres, il forme de nombreux apprentis, par exemple, Amable Gauthier, Alexis Millette, Louis-Xavier Leprohon et Louis-Thomas Berlinguet. Il fixe les normes dans le domaine de la sculpture religieuse du XIXe siècle et établit un système de production en série. Grâce à cette organisation efficace du travail, il domine, à son époque, la sculpture ecclésiastique dans la région de Montréal.

Il est décédé à Saint-Vincent-de-Paul le 9 mars 1823.

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Références

Notices bibliographiques :

  • CLOUTIER, Nicole. « Quévillon, Louis ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
  • COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec: de 1534 à nos jours: répertoire de noms propres. Montréal, Stanké, 2001. 1861 p.
  • KAREL, David. Dictionnaire des artistes de langue française en Amérique du Nord : peintres, sculpteurs, dessinateurs, graveurs, photographes et orfèvres. Québec, Musée du Québec / Les Presses de l'Université Laval, 1992. 962 p.

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