Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Laurendeau, André

Type :

Personne (Homme)

Autre(s) nom(s) :

  • Laurendeau, Joseph-Edmond-André

Date :

  • 1912‑03‑21 – 1968‑06‑01

Occupation :

  • Député
  • Journaliste

Éléments associés

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

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Synthèse

Né le 21 mars 1912 à Montréal, André Laurendeau est le fils d'Arthur Laurendeau, professeur de musique, maître de chapelle et directeur de la revue L'Action nationale, et de Blanche Hardy, pianiste.

Laurendeau fait son cours classique au collège Sainte-Marie de Montréal, puis étudie à l'Université de Montréal, à la Sorbonne et à l'Institut catholique de Paris.

En 1933, pendant ses études universitaires, Laurendeau participe à la fondation du mouvement nationaliste Jeune-Canada. Collaborateur à la revue L'Action nationale dès l'année suivante, il en est le directeur de 1937 à 1943. Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage, il participe, en 1942, à la fondation de la Ligue pour la défense du Canada, qui s'oppose au projet de conscription du gouvernement fédéral, et en devient le secrétaire. Il exerce ensuite cette fonction pour le Bloc populaire, nouveau parti politique créé à la suite du plébiscite du 27 avril 1942. Chef de la section provinciale de ce parti de 1944 à 1947, il représente la circonscription de Montréal-Laurier à l'Assemblée législative de la province de Québec de 1944 à 1948.

Laurendeau se consacre ensuite au journalisme. Il est éditorialiste et rédacteur en chef adjoint du journal Le Devoir de 1947 à 1957, puis rédacteur en chef jusqu'à sa mort. Son emploi au Devoir ne l'empêche pas de reprendre les rênes de L'Action nationale, qu'il dirige de 1948 à 1954. En plus d'être chroniqueur au Magazine Maclean de 1961 à 1966, le journaliste participe à plusieurs émissions de radio et de télévision. Il anime notamment l'émission télévisée Pays et merveilles de 1952 à 1961. Pendant ces années de grande activité, il s'élève au rang des principaux intellectuels de son époque et contribue, entre autres, à la redéfinition du nationalisme canadien-français et à la modernisation de la société québécoise.

En 1963, Laurendeau devient coprésident de la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme. Il lutte alors pour que la Constitution canadienne soit modifiée et que les droits des Canadiens français soient reconnus. Il meurt toutefois avant le dépôt de la version définitive du rapport de cette commission.

Il a publié plusieurs pamphlets et ouvrages, dont Notre nationalisme (1935), L'abbé Lionel Groulx (1938), Actualité de Saint-François (1938), Alerte aux Canadiens français (1941), Nos écoles enseignent-elles la haine de l'anglais? (1942), Ce que nous sommes (1945), La centralisation et la guerre (1946), Voyages au pays de l'enfance (1960), La crise de la conscription 1942 (1962) et Une vie d'enfer (1965). Il est également l'auteur d'une pièce de théâtre, Deux femmes terribles, et de dramatiques pour la télévision, au nombre desquelles figurent La vertu des chattes et Marie-Emma.

Il est décédé à Ottawa le 1er juin 1968. Il est inhumé à Saint-Gabriel-de-Brandon.

Il avait épousé à Outremont (Montréal), en 1935, Ghislaine Perrault, fille d'Antonio Perrault, avocat, et de Marguerite Mousseau.

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Références

Notices bibliographiques :

  • Assemblée nationale du Québec. Histoire: Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1792 à nos jours [En Ligne]. http://www.assnat.qc.ca/
  • BEAUDRY, Lucille et Robert COMEAU. André Laurendeau : un intellectuel d'ici. Sillery, Québec, Presses de l'Université du Québec, 1990. 310 p.
  • BEHIELS, M. D. « Laurendeau, Joseph-Edmond-André ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
  • COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/

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