Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Borduas, Paul-Émile

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Synthèse

Né le 1er novembre 1905 à Saint-Hilaire (Mont-Saint-Hilaire), Paul-Émile Borduas est le fils de Magloire Borduas, voiturier, et d'Éva Perreault.

Il fréquente l'école primaire de Saint-Hilaire, puis suit des cours particuliers de 1912 à 1921. Il devient apprenti du peintre Ozias Leduc en 1922. L'année suivante, il entre à l'école des beaux-arts de Montréal et est supervisé par Charles Maillard, Robert Mathias et Edmond Dyonnet. Il obtient son diplôme en 1927 et parfait ses connaissances à Paris de 1928 à 1930. À son retour au pays, il obtient son diplôme pour l'enseignement du dessin dans les écoles en 1932.

Dès 1930, Borduas tente d'établir sa carrière de peintre au Québec. Il exécute, en compagnie d'Ozias Leduc, la décoration de l'église des Saints-Anges à Lachine (Montréal). Il conçoit également un chemin de croix pour la paroisse de Saint-Michel, à Rougemont. Ne parvenant pas à obtenir d'autres contrats pour la décoration d'églises, il décide de se tourner vers l'enseignement. Il est professeur de dessin au collège André-Grasset et dans les écoles de la Commission des écoles catholiques de Montréal. En 1937, il devient professeur de dessin et de décoration à l'École du meuble de Montréal.

Après sa découverte du surréalisme et la lecture du livre Château étoilé d'André Breton en 1938, Paul-Émile Borduas embrasse ce courant artistique. Il réalise, en 1942, Abstraction verte, puis expose 45 toiles à la salle de l'Ermitage, à Montréal. Cette exposition remporte un franc succès. De plus en plus, il se rapproche des élèves de l'École du meuble, de l'école des beaux-arts de Montréal et du collège Notre-Dame. Chef de file du groupe automatiste, il expose à la fois à Montréal et à Paris en compagnie d'autres artistes. En 1948, il écrit plusieurs textes dans le manifeste Refus global.

Critiquant sévèrement l'Église catholique et le nationalisme de droite dans ses textes, Borduas est remercié de l'École du meuble. En 1951, sa famille le quitte. Il s'établit à New York en 1953 et expose ses oeuvres à la Passedoit Gallery. Peu reconnu aux États-Unis, il quitte New York pour la France deux ans plus tard. Son séjour aux États-Unis, puis à Paris influence sa peinture qui se détache de l'automatisme. Dans les années précédant sa mort, il expose à Londres (1957 et 1958), à Düsseldorf (1958) et à Paris (1959).

Il représente le Canada à la Biennale de São Paulo (1955) et à l'Exposition universelle de Bruxelles (1958).

Il est décédé à Paris le 21 février 1960.

Il avait épousé à Granby, en 1935, Gabrielle Goyette.

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Références

Notices bibliographiques :

  • GAGNON, François-Marc. « Borduas, Paul-Émile ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

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