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Siège de Québec par Wolfe

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Synthèse

Le siège de Québec est un épisode de la guerre de la Conquête et se déroule entre les mois de juin et de septembre 1759. Il oppose les troupes britanniques du major-général James Wolfe au contingent de l'armée française du lieutenant-général Louis-Joseph de Montcalm de même qu'aux habitants de la ville de Québec et des environs.

Le conflit entre la France et l'Empire britannique, amorcé depuis 1754 en Amérique, se propage à l'Europe en 1756, marquant le début de la guerre de Sept Ans. En 1757, William Pitt, ministre de la Guerre de Grande-Bretagne, élabore un plan d'invasion de la Nouvelle-France, qui doit culminer par la prise de Montréal. La chute de la ville de Québec, capitale de la colonie, est essentielle à cette opération, car elle permet d'isoler le Canada de la France. Le plan de Pitt est en voie de se concrétiser en 1758, alors que le fort Duquesne et la forteresse de Louisbourg tombent aux mains des Britanniques.

En janvier 1759, le commandement de l'expédition contre Québec est confié au major-général James Wolfe. Au mois de juin, la flotte dirigée par le vice-amiral Charles Saunders remonte le fleuve Saint-Laurent vers la capitale. Les 186 vaisseaux, dont 49 navires de guerre, transportent 15 600 officiers et marins, et plus de 9 000 combattants. Le blocus naval tarde cependant à se mettre en place et des renforts français atteignent Québec le 10 mai. Douze jours plus tard, Montcalm arrive de Montréal. Chargé de la défense de la ville, ce dernier fortifie la rive de Beauport. Il peut compter sur une armée d'environ 16 000 hommes, constituée de miliciens, de soldats et d'Amérindiens.

Le siège débute à la fin du mois de juin, alors que la flotte britannique se regroupe au large de l'île d'Orléans et permet aux troupes de Wolfe d'y débarquer. Les Français répliquent en tentant de mettre le feu à l'escadre au moyen de brûlots, mais l'opération est un échec. Wolfe et ses hommes effectuent deux nouveaux débarquements, l'un à l'est de la rivière Montmorency et l'autre à la Pointe-De-Lévy où, légèrement à l'ouest, ils érigent leurs batteries et commencent les bombardements sur Québec dans la nuit du 12 juillet. La canonnade dure deux mois et entraîne la destruction de la cathédrale, du collège des Jésuites, de l'église de Notre-Dame-des-Victoires et des trois quarts de la basse ville de Québec. Ayant trop peu de poudre pour répliquer, les batteries françaises demeurent muettes.

Le 25 juillet, Wolfe donne l'ordre de mener des expéditions punitives sur les deux rives du fleuve entre Lauzon et Kamouraska. Ces raids visent à forcer Montcalm à l'affrontement et à châtier les Canadiens pour ne pas être restés neutres durant le conflit. Sous les ordres de George Scott et de Joseph Goreham, des rangers américains incendient 1 400 maisons et fermes, en plus d'anéantir les récoltes.

Le dernier jour du mois de juillet, les Britanniques subissent un revers en essayant de s'emparer de la ligne de Beauport au cours de la bataille de Montmorency. Après cette défaite, Wolfe et ses brigadiers cherchent un autre lieu de débarquement pour prendre Québec. Le choix du major-général se porte sur l'Anse-au-Foulon, à l'est de la batterie française de Samos. Dans la nuit du 12 au 13 septembre, les soldats britanniques font l'ascension de la falaise qui les sépare des plaines d'Abraham. En matinée, les troupes de Wolfe sont positionnées sur les plaines en préparation de la bataille. Montcalm, surpris, engage le combat.

La bataille des Plaines d'Abraham se termine par la défaite des forces françaises et par la mort des généraux Wolfe et Montcalm. Jean-Baptiste-Nicolas-Roch de Ramezay, lieutenant du roi, signe la reddition de la ville, qui est livrée aux Britanniques le 18 septembre 1759, mettant ainsi un terme au siège de Québec. L'année suivante, Montréal capitule et la Nouvelle-France est officiellement cédée à la Grande-Bretagne en 1763.

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Références

Notices bibliographiques :

  • BLAIS, Christian, Gilles GALLICHAN, Frédéric LEMIEUX et Jocelyn SAINT-PIERRE. Québec: quatre siècles d'une capitale. Québec, Assemblée nationale du Québec - Les Publications du Québec, 2008. 692 p.
  • DESCHÊNES, Gaston. L'année des Anglais : la Côte-du-Sud à l'heure de la Conquête, Québec. Québec, Septentrion, 2009. 158 p.
  • DROUIN, Daniel et Hélène QUIMPER. La prise de Québec, 1759-1760. Québec, Commission des champs de bataille nationaux, 2009. 133 p.
  • LACOURSIÈRE, Jacques et Hélène QUIMPER. Québec, ville assiégée, 1759-1760, d'après les acteurs et les témoins. Sillery, Septentrion, 2009. 270 p.
  • MACLEOD, Peter D. La vérité sur la bataille des plaines d'Abraham. Montréal, Les Éditions de l'Homme, 2008. 491 p.
  • STACEY, C. P. Québec, 1759 : le siège et la bataille. Québec, Presse de l'Université Laval, 2009. 329 p.

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