Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Plaquette (Aux martyrs de nos libertés politiques)

Type :

Patrimoine mobilier (Oeuvre d'art / Ethno-historique)

Autre(s) nom(s) :

  • Plaquette commémorative

Variante(s) du titre :

  • Monument aux Patriotes

Région administrative :

  • Montréal

Date :

  • 1925 (Commande)
  • 1926 (Production)

Période :

  • Le Québec moderne (1867 à 1960)

Thématique :

  • Patrimoine commémoratif

Classification :

  • Oeuvre d'art / Bien ethno-historique > Objets de communication > Objet documentaire

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Patrimoine mobilier associé (1)

Événements associés (1)

Groupes associés (2)

Personnes associées (1)

Inventaires associés (1)

Images

Description

La plaquette de bronze « Aux martyrs de nos libertés politiques » présente, sur l'avers, un patriote debout et de face, les bras croisés sur sa poitrine, dans une niche à fond végétal. Il est survolé d'une figure allégorique féminine et ailée de la gloire. Sur la corniche où il se tient, le médailleur a signé et daté : Henri Hébert, 1925.
Au verso, des feuilles de laurier, des feuilles d'érable et une fleur de lys ponctuent les inscriptions qui explicitent la scène figurée : « Hommage aux patriotes canadiens de 1837-1838 », « Vaincus dans la lutte ils ont triomphé dans l'histoire », « Le Comité du monument aux Patriotes, Montréal 1925 ».

Numéro de l'objet :

  • Numéro d'inventaire : 2018.1228

Lieu de production :

  • Amérique du Sud > Canada > Québec > Montréal > Montréal

Dimensions :

  • Hauteur : 10 centimètre(s)
  • Largeur : 4,5 centimètre(s)
  • Profondeur : 0,3 centimètre(s)

Matériaux :

  • Métal (Bronze)

Technique de fabrication :

  • Coulé
  • Frappé
  • Moulé

Représentation iconographique :

  • Allégorie

Signature :

  • au recto, au centre : Henri Hébert 1925

Poinçon :

  • sur le pourtour : BRONZE

Inscription :

au recto : AUX MARTYRS DE NOS LIBERTES POLITIQUES; au verso : HOMMAGE AUX PATRIOTES CANADIENS DE 1837-1838 / VAINCUS DANS LA LUTTE ILS ONT TRIOMPHÉ DANS L'HISTOIRE / LE COMITE DU MONUMENT AUX PATRIOTES MONTREAL 1925

Sujet :

  • Allégorie
  • Histoire

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Avis d'intention de classement Partie d'un objet patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2020-08-20
 
Inventorié --
 

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Informations historiques

La plaquette « Aux martyrs de nos libertés politiques » commémore le souvenir des 12 membres du Parti patriote, des Canadiens français rebelles aux autorités britanniques qui ont été pendus. Menant des rebellions et des insurrections armées en 1837 et 1838, les patriotes sont stoppés net dans leurs revendications par des arrestations massives. La répression trouve son point culminant avec l'arrestation de centaines d'entre eux en novembre 1838, à la prison du Pied-du-Courant, à Montréal. Douze patriotes seront pendus dans l'année.

En 1925, lorsque le Comité du monument aux Patriotes lance aux sculpteurs un concours pour le dessin d'un monument aux patriotes exécutés, Henri Hébert propose une maquette semblable au motif de la plaquette en bronze. Sculpteur et médailleur montréalais, Henri Hébert (1884-1950) est le fils du sculpteur Louis-Philippe Hébert et le frère du peintre Adrien Hébert. Au cours de sa carrière, Hébert est l'auteur de nombreux monuments reconnus, dont le Monument commémoratif à la guerre (Outremont) et le Monument aux morts (Ottawa). Ce n'est toutefois pas son projet qui l'emporte pour le Monument aux Patriotes. C'est plutôt son camarade, le sculpteur Alfred Laliberté (1878-1953), qui produira le monument inauguré à la Saint-Jean-Baptiste de 1926 et que l'on trouve encore aujourd'hui devant l'ancienne prison.

Si la commande semble reprendre en tous points des éléments de la plaquette (certains textes du verso se retrouvent sur le socle en granit), l'intention est différente. Là où Alfred Laliberté présente une personnification de la Liberté aux ailes brisées, symbolisant l'échec de cette tentative de rébellion, Henri Hébert donne une image du patriote plus farouche. Dans une attitude de défi, bras croisés sur sa poitrine, le patriote non identifié incarne l'ensemble des victimes. Il prend la première place devant la figure allégorique. Celle-ci se trouve être une image de la Gloire, qui semble couronner le patriote pour ses efforts.

C'est peut-être cette différence qui a fait pencher la balance pour la version plus métaphorique et plus apaisée de Laliberté. L'oeuvre d'Hébert a néanmoins connu une grande diffusion. Ainsi, peut-on lire dans « La Patrie » du 23 juin 1926 que « l'artiste a su utiliser avec goût la maquette qu'il avait préparée pour le concours du Monument et que les journaux avaient alors reproduite. Les descendants des Patriotes, à qui cette délicate oeuvre d'art sera offerte, posséderont ainsi un souvenir digne d'être transmis de génération en génération. […] L'oeuvre de M. Hébert […] fortifiera dans chacune des familles à qui elle sera donnée le culte du passé et l'orgueil d'avoir sacrifié un fils au salut du pays ».

Malgré le projet rejeté du sculpteur, cet exemplaire qui nous est parvenu, puis un second, de la même collection, témoignent de la grande diffusion, au-delà des seules familles, du Monument aux Patriotes voulu par Henri Hébert.

Auteur: Jean Rey-Regazzi, 2019

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Références

Mention de droits d'auteurs :

Pascale Bergeron © Univers culturel de Saint-Sulpice

Notices bibliographiques :

  • DELIGNY, Louis. « Aux Martyrs de nos Libertés Politiques ». La Patrie (Montréal), 23 juin 1926, s.p.

Multimédias disponibles en ligne :

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