Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Tabernacle du maître-autel

Type :

Patrimoine mobilier (Oeuvre d'art / Ethno-historique)

Autre(s) nom(s) :

  • Tabernacle du maître-autel de l'église de Saint-Joachim

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Date :

  • 1783 (Dorure)
  • 1783 (Production)
  • après 1800 – avant 1900 (Modification ou transformation de l'objet)

Période :

  • Le Régime britannique (1760 à 1867)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Classification :

  • Oeuvre d'art / Bien ethno-historique > Objets de communication > Objet de cérémonie > Meuble religieux > Meuble lié à l'Eucharistie

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

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Description

Le tabernacle du maître-autel de l'église de Saint-Joachim est une pièce de mobilier liturgique liée à la célébration de l'eucharistie. Ce meuble en bois sculpté, peint et doré, est réalisé en 1783. Il présente une largeur de 275,5 cm, une hauteur de 270 cm et une profondeur de 71 cm. Il est doté de deux gradins au centre desquels se trouve une réserve eucharistique munie d'une porte ornée d'un calice surmonté d'un triangle comportant l'inscription « 1783 ». L'étage intermédiaire, à ressauts et doté de cinq travées, est rythmé par des colonnettes cannelées et des arcades aveugles. La porte de l'armoire centrale est notamment décorée d'une guirlande encadrant le monogramme IHS. L'étage du couronnement comporte des miroirs enchâssés, des reliquaires, des pots à feu et une croix rayonnante reposant sur une assise pyramidale.

Lieu de production :

  • Amérique du Nord > Canada > Québec

Dimensions :

  • Hauteur : 270 centimètre(s)
  • Largeur : 275,5 centimètre(s)
  • Profondeur : 71 centimètre(s)

Matériaux :

  • Bois (Pin)

Technique de fabrication :

  • Assemblé
  • Doré
  • Peint
  • Sculpté

Représentation iconographique :

  • Calice
  • Croix
  • Feuilles et fleurs de noyer
  • Hostie
  • Liserons
  • Monogramme IHS
  • Tétragramme

Inscription :

Sur la porte de la réserve eucharistique : 1783.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Situé dans un immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1959-06-18
 

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Informations historiques

Le tabernacle du maître-autel est conçu dans le dernier quart du XVIIIe siècle pour orner l'église de Saint-Joachim, érigée entre 1771 et 1779. À partir des années 1780, la famille Baillairgé est sollicitée par le curé Jean-Baptiste Corbin (1741 – 1811) pour réaliser les premières pièces de mobilier liturgique de l'église, dont le tabernacle du maître-autel. François Baillairgé (1759 – 1830) dessine les plans du meuble qui est exécuté par l'atelier de son père Jean Baillairgé (1726 – 1805) en 1783.

La famille Baillairgé est une importante dynastie de sculpteurs et d'architectes qui a marqué de façon significative l'histoire de l'art au Québec. Jean Baillairgé, le premier membre de cette dynastie, est né en France d'une famille de charpentiers. Il arrive en Nouvelle-France en 1741. Il réalise notamment des travaux de menuiserie pour différentes paroisses en plus d'ériger des résidences privées. Son fils François est formé dans l'atelier familial dès l'âge de 14 ans. Entre 1779 et 1781, il étudie à l'Académie royale de peinture et de sculpture de Paris. À son retour, il travaille avec son père sur plusieurs projets, dont celui du décor intérieur de la cathédrale de Notre-Dame de Québec.

Le tabernacle du maître-autel de l'église de Saint-Joachim est le premier tabernacle conçu par François Baillairgé après son retour d'Europe. Le meuble se démarque principalement par son ornementation. Baillairgé délaisse les motifs baroques traditionnels au profit d'une végétation plus naturelle composée de liserons et de bouquets de fleurs et de feuilles de noyer. Il conçoit également un type particulier de couronnement constitué de miroirs enchâssés et d'une structure pyramidale servant d'assise à une croix rayonnante.

Le tabernacle du maître-autel de l'église de Saint-Joachim est doré dès 1783 par les Augustines de la Miséricorde de Jésus de l'Hôpital général de Québec. À partir de 1816, la famille Baillairgé travaille de nouveau à l'église de Saint-Joachim pour réaliser le décor intérieur. Le tabernacle du maître-autel est intégré au nouveau décor et posé sur un tombeau réalisé par François Baillairgé et son fils Thomas (1791 – 1859).

Au cours du XIXe siècle, des reliquaires sont ajoutés à l'étage du couronnement du tabernacle, ayant pour effet de briser l'alignement des miroirs avec les travées de l'étage intermédiaire. Il est possible que le meuble ait été redoré ou repeint à différents moments lors des travaux effectués à l'intérieur de l'église, notamment en 1880 et 1907.

L'église de Saint-Joachim est classée en 1959. Au milieu des années 1960, le décor intérieur est entièrement restauré. Le tabernacle a probablement été redoré à ce moment.

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Références

Notices bibliographiques :

  • DEROME, Robert et Madeleine LANDRY. L'art sacré en Amérique française : le trésor de la Côte-de-Beaupré. Québec, Éditions du Septentrion, 2005. 207 p.
  • GARIÉPY, Edgar, Gérard MORISSET et Jean-Paul MORISSET. Saint-Joachim, Montmorency - Église. Vol. 1. Inventaire des oeuvres d'art [document inédit], 1943. 94 p.
  • GARIÉPY, Edgar, Gérard MORISSET et Jean-Paul MORISSET. Saint-Joachim, Montmorency - Église. Vol. 2. Inventaire des oeuvres d'art [document inédit], 1943. 94 p.
  • GAUTHIER, Raymonde. Les tabernacles anciens du Québec des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Québec, Ministère des Affaires culturelles, 1974. 112 p.
  • LANDRY-GAUTHIER, Raymonde. « Les tabernalces de François Baillairgé ». Annales d'histoire de l'art canadien / Journal of Canadian Art History. Vol. II, no 1 (1975), p. 71-82.
  • LEPAGE, Marie. Inventaire des oeuvres d'art, de l'orfèvrerie, des vêtements liturgiques, des pièces de mobilier et des objets religieux de la Fabrique de Saint-Joachim. Vol. 1-2. s.l. 2004. s.p.
  • NOPPEN, Luc. « Église Saint-Joachim ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome I. Québec, Les Publications du Québec, 1990, p. 337-338.
  • PARÉ, Josaphat et Aurore RACINE. Notre église Saint-Joachim de Montmorency, 1779-1979. Saint-Joachim, Fabrique de Saint-Joachim, 1979. 109 p.
  • PAYER, Claude et Daniel DROUIN. Les tabernacles du Québec des XVIIe et XVIIIe siècles. Québec, Les publications du Québec, 2016. 271 p.
  • s.a. Saint-Joachim, Montmorency - Église. Vol. 3. Inventaire des oeuvres d'art [document inédit], 1950. 152 p.

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