Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Château Beauce

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Château Beauce
  • Couvent des Oblates de Béthanie
  • Maison Notre-Dame-du-Rosaire
  • Maison Notre-Dame-du-Saint-Rosaire
  • Monastère des Oblates de Béthanie

Région administrative :

  • Chaudière-Appalaches

Municipalité :

  • Sainte-Marie

Date :

  • 1903 – 1904 (Construction)
  • 1937 (Surélévation)
  • 1944 (Réaménagement intérieur)
  • 1955 (Agrandissement)
  • 1988 (Agrandissement)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Usage :

  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Groupes associés (4)

Personnes associées (6)

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Inventaires associés (1)

Images

Carte

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Avis d'intention de classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2018-10-18
 
Ordonnance ministérielle échue -- Ministre de la Culture et des Communications 2018-09-19
 
Avis d'intention de classement Site patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2018-10-18
 
Inventorié --
 

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Valeur patrimoniale

Le château Beauce présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Le château est construit initialement en 1903 et en 1904 comme résidence et bureau pour le notaire et homme d'affaires Georges-Siméon Théberge et son associé, le notaire Ernest Larue, deux personnages importants de l'histoire de la Beauce. Une écurie et une laiterie en brique sont également érigées à l'arrière de la résidence principale. Le terrain est alors agrémenté d'aménagements paysagers. La propriété est située près de l'église, au cœur du noyau villageois de Sainte-Marie. En 1932, les Sœurs missionnaires de l'Immaculée-Conception s'établissent dans les dépendances à l'instigation des notaires et de Marie-Georgiana Théberge, sœur de Georges-Siméon Théberge. Les religieuses prennent possession de l'ensemble des bâtiments en 1944. Le château Beauce, connu désormais sous le nom de maison Notre-Dame-du-Rosaire, devient un centre de retraites fermées pour femmes. Entre 1944 et 1959, les Sœurs accueillent 21 401 femmes et jeunes filles à l'occasion de 805 retraites. En 1967, les Oblates de Béthanie acquièrent le château qui devient leur monastère, dans lequel logent également les religieuses malades ou retraitées de la communauté. Les Oblates de Béthanie quittent leur monastère en 2014.

Le château Beauce présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. La résidence principale, partie la plus ancienne de l'ensemble, est un immeuble en brique s'inscrivant dans le courant éclectique. Cette résidence a été surhaussée en 1937 avec l'ajout d'un étage traité en fausse mansarde pour permettre l'aménagement de chambres. Le changement de fonction de la résidence qui est devenue un couvent et une maison de retraites fermées a entraîné des réaménagements à l'intérieur du château Beauce à différents moments, notamment l'aménagement d'une chapelle au rez-de-chaussée. Certains éléments d'intérêt subsistent néanmoins à l'intérieur de cette résidence, principalement au rez-de-chaussée, dont les colonnes, l'escalier monumental avec ses lambris à caissons et sa tapisserie en tissu, les chambranles moulurés et les plafonds à caissons. Ces espaces sont représentatifs des intérieurs des résidences bourgeoises élevées en milieu urbain au tournant du XXe siècle. Au fil des ans, le château est agrandi en fonction des besoins des propriétaires successifs. En 1931, l'écurie située derrière la résidence principale est surélevée et réaménagée pour loger les Sœurs missionnaires de l'Immaculée-Conception. En 1955, une aile est construite derrière la résidence notamment pour l'aménagement d'une nouvelle chapelle. Une infirmerie est érigée dans le prolongement de cette aile en 1988. Ces deux ailes n'ont pas subi de modifications.

Le château Beauce présente aussi un intérêt patrimonial pour son association avec des architectes connus. Les plans d'origine du château ont été dessinés par les architectes Jean-Omer Marchand et Samuel S. Haskell. Architecte réputé, Marchand est notamment le premier architecte québécois et canadien à obtenir un diplôme de l'École des beaux-arts de Paris. Les plans des agrandissements successifs ont été pour leur part effectués par les architectes Raoul Chênevert, Wilbrod Dubé, Jean-Berchmans Gagnon et par la firme D'Anjou, Bernard et Mercier. Le recours à ces architectes témoigne du soin apporté par les divers propriétaires à l'ensemble.

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Emplacement

Region administrative :

  • Chaudière-Appalaches

MRC :

  • La Nouvelle-Beauce

Municipalité :

  • Sainte-Marie

Adresse :

  • 102, rue Notre-Dame Sud

Latitude :

  • 46° 26' 13.3"

Longitude :

  • -71° 1' 15.2"

Désignation cadastrale :

  • Lot 2 961 129

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Références

Notices bibliographiques :

  • BOUCHER, Benoît. « Sainte-Marie de Beauce ». Continuité. No 45 (1989), p. 20-26.
  • PÉRUSSE, Johanne. J.-O. Marchand, premier architecte canadien diplômé de l'École des beaux-arts de Paris, et sa contribution à l'architecture de Montréal au début du vingtième siècle. Université Concordia, 1999. 209 p.
  • PROVOST, Honorius. Sainte-Marie de la Nouvelle-Beauce. Québec, Société historique de la Chaudière, 1967. 625 p.

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