Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Perle de chapelet

Type :

Patrimoine mobilier (Bien archéologique)

Autre(s) nom(s) :

  • Croisillon
  • Grain de chapelet
  • Pater

Région administrative :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Date :

  • après 1665 – (Contexte archéologique)
  • 2008 (Découverte)

Période :

  • Le Régime français (1534 à 1760)

Thématique :

  • Patrimoine de la Nouvelle-France

Classification :

  • Bien archéologique > Objets de communication > Objet de cérémonie > Objet religieux > Objet de dévotion

Éléments associés

Inventaires associés (1)

Images

Description

La perle de chapelet est un objet de dévotion qui provient d'un contexte archéologique qui semble postérieur à 1665. De forme oblongue, l'objet en os mesure 0,74 cm de longueur et 0,62 cm de diamètre. Il est percé d'un trou qui le traverse d'un pôle à l'autre et d'un autre trou qui le traverse perpendiculairement au premier. L'objet est presque complet.

Provenance archéologique :

  • BjFj-101 > Opération 10 > Sous-opération A > Lot 23 > Numéro de catalogue 1567

Contexte archéologique :

  • Fort

Fonctions / usages :

La perle de chapelet fait partie d'un ensemble de perles similaires réunies par un fil de cuivre ou une cordelette pour former un chapelet, objet de dévotion servant à la pratique individuelle de la prière et du culte chrétiens.

Lieu de production :

  • Europe > France

Type de fabrication :

Artisanal

Technique de fabrication :

  • Abrasé
  • Façonné à l'aide d'outils
  • Foré
  • Poli

Matériaux :

  • Matières organiques - solides stables (Os)

Technique de décoration :

  • Incisé

Dimensions :

  • Diamètre extérieur : 0,62 centimètre(s)
  • Longueur : 0,74 centimètre(s)

Intégrité :

Objet complet (75% et plus de l'objet)

Nombre de biens :

1

Nombre de fragments :

1

Numéro de l'objet :

  • CARQ : 11
  • Numéro archéologique : BjFj-101-10A23-1567

Discipline :

  • Archéologie historique

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

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Informations historiques

Cette perle de chapelet a été façonnée avec un outil à partir d'un os d'animal, puis polie par abrasion. Elle est percée d'un trou qui la traverse d'un pôle à l'autre et d'un autre trou qui la traverse perpendiculairement au premier. La perforation centrale est légèrement décentrée et laisse supposer que ce travail a été fait hors de l'atelier de fabrication. Le décor de la perle se compose de trois anneaux incisés.

La perle de chapelet fait partie d'un ensemble de perles similaires réunies par un fil de cuivre ou une cordelette pour former un chapelet, objet de dévotion servant à la pratique individuelle de la prière et du culte chrétiens. En raison de son grand format, cette perle constitue un séparateur marquant la prière du Notre Père. Désignée sous le nom de pater, elle est placée à la suite d'une série de 10 perles sphériques de diamètre inférieur et sans décor. La double perforation laisse supposer que cette perle pourrait être le croisillon.

Le chapelet ordinaire compte cinq dizaines de petites perles, séparées chacune par une grosse perle. Il y a parfois deux autres grosses perles sur la section de la croix. Le croisillon, perle qui permet de fermer l'anneau de 54 perles et de le réunir à la croix, est rarement décoré. Les chapelets garnis de perles en os sont considérés comme les plus communs et les moins luxueux.

Les catholiques et les protestants, de religion chrétienne, se servent d'un chapelet. Le chapelet catholique comprend 59 perles et est pourvu d'une croix ou d'un crucifix ainsi que d'une médaille. Le chapelet anglican compte, du moins de nos jours, 33 perles, à l'image du nombre d'années que le Christ a vécu sur terre, et il est orné d'une croix.

En France, les Jésuites donnent des chapelets en récompenses aux personnes, enfants et adultes, qui savent réciter parfaitement les prières essentielles. La pratique s'est transportée en Nouvelle-France, bien que les documents mentionnent davantage le don de petits tuyaux (perles tubulaires) de verre, de rassades (petites perles rondes) et de bagues en laiton.

Ainsi, en Nouvelle-France, les missionnaires jésuites donnent des chapelets aux Amérindiens nouvellement baptisés pour marquer de manière solennelle l'abandon de leurs anciennes croyances. Le chapelet est léger et peut être transporté par l'Amérindien baptisé dans tous ses déplacements. Les Jésuites en donnent aussi aux mères qui les mettent au cou de leurs enfants, afin de leur faire bénéficier de la protection divine.

Cette perle de chapelet a été mise au jour en 2008 sur le site du fort de Ville-Marie, à Montréal. Ce fort est construit en 1642, agrandi en 1643 et abandonné à partir de 1665, à la suite du départ de Paul de Chomedey de Maisonneuve, l'un des fondateurs de Ville-Marie. Le contexte archéologique de l'objet semble postérieur à 1665, mais il demeure possible qu'il ait été utilisé à l'époque du fort.

Puisque seules quelques perles de chapelet éparses ont été trouvées sur le site du fort de Ville-Marie, sans médaille ni crucifix de chapelet, il se peut qu'elles aient été utilisées comme des perles de verre. Elles auraient pu servir de parure et être échangées ou donné en guise de présent aux Amérindiens en visite sur le site.

Des perles de chapelet en bois ou en os ont été trouvées sur le site de la mission jésuite de Sainte-Marie-au-Pays-des-Hurons, en Ontario, dans un contexte daté entre 1639 et 1649. D'autres, également en bois ou en os, ont été trouvées sur le site patrimonial de l'Habitation-Samuel-De Champlain à Québec, dans un contexte daté entre 1608 et 1632.

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Évaluation d'inventaire

  • Numérisation de la collection archéologique de référence du Québec (2016 - )
    Société du musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à-Callière


  • La perle de chapelet fait partie de la collection archéologique de référence du Québec parce qu'elle a été mise au jour sur le site du fort de Ville-Marie.

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    Emplacement

    Region administrative :

    • Montréal

    MRC :

    • Montréal

    Municipalité :

    • Montréal

    Arrondissement municipal :

    • Ville-Marie

    Adresse :

    • 350, place Royale

    Localisation informelle :

    Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

    Code Borden

    BjFj-101      

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    Références

    Notices bibliographiques :

    • BÉLANGER, Christian et Brad LOEWEN. Fouilles archéologiques dans l'îlot Callière à Montréal, BjFj-101. Rapport d'activités 2008. Rapport de recherche archéologique [document inédit], MCCQ/Ville de Montréal/Pointe-à-Callière/Université de Montréal, 2010. 131 p.
    • DESJARDINS, Pauline et Geneviève DUGUAY. Pointe-à-Callière. L'aventure montréalaise. Montréal / Sillery, Vieux-Port de Montréal / Septentrion, 1992. 134 p.
    • FRIANT, Emmanuelle. Le catholicisme matériel : les objets de piété privée dans la France des XVIe et XVIIe siècles. Université de Nancy 2, 2009. 839 p.
    • KIDD, Kenneth E. The excavation of Ste Marie I. Toronto, University of Toronto Press, 1949. 191 p.
    • MOUSSETTE, Marcel et Françoise NIELLON. L'Habitation de Champlain. Collection Patrimoines, série Dossiers, 58. Sainte-Foy, Québec, Publications du Québec, 1985. 531 p.

    Multimédias disponibles en ligne :

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