Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Ostensoir

Type :

Patrimoine mobilier (Oeuvre d'art / Ethno-historique)

Région administrative :

  • Montréal

Date :

  • 1819 – 1833 (Production)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Éléments associés

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Description

Cet ostensoir a été réalisé entre 1819 et 1833 par l'orfèvre parisien Jean-Charles Cahier (1772-1849). Il s'agit d'une pièce d'orfèvrerie religieuse associée au rituel pratiqué par l'Église catholique. L'objet, en argent massif, est conçu pour recevoir une hostie consacrée destinée à être exposée à l'adoration des fidèles. Celle-ci est déposée dans une lunule qui, si elle n'est pas en or, doit être en argent doré, tout comme l'intérieur de l'ouverture qui la reçoit.

Avec ses grandes dimensions, 118,0 cm de hauteur sur une largeur de 58,0 cm, l'ostensoir de Cahier est caractéristique du XIXe siècle alors que cet objet, destiné à être vu de loin, prend de l'ampleur. L'ostensoir repose sur un pied à quatre pans portés par des pattes de lion surmontées de motifs symboliques tels des feuilles de vigne, des grappes de raisin et des gerbes de blé, des motifs repris sur deux faces de la base et sur la tige. La face avant de la base représente la Vierge en gloire tandis que l'arrière est consacré à un Ecce Homo. Une colonne cannelée à chapiteau corinthien termine la tige qui reçoit une épaisse nuée d'où jaillissent les rayons symbolisant le soleil.

Une inscription gravée sous le pied relate le don de la pièce aux Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal en 1833.

Cet ostensoir a été restauré en 2007 par Nadine Saint-Pierre, sous la direction d'Estelle Richard au Musée des beaux-arts de Montréal.

Numéro de l'objet :

  • Numéro d'accession : 1976.0598

Lieu de production :

  • Europe > France > Paris

Dimensions :

  • hauteur : 118 centimètre(s)
  • largeur : 58 centimètre(s)
  • poids : 16.78 kilogramme(s)
  • profondeur : 26.5 centimètre(s)

Matériaux :

  • Métal (Argent)

Poinçon :

  • orfèvre : J.C C dans un losange
  • poinçon d'argent de grosse garantie Paris 1819-1833 : dans un cercle, une tête de Cérès de profil gauche
  • poinçon d'exportation : tête de lièvre
  • poinçon de titre 1819-1833 : dans un hexagone, une tête de Michel-Ange de profil droit

Inscription :

sous le pied : Don fait à l'église Notre-Dame, en reconnaissance du recouvrement des rentes des communautés, Hotel-Dieu, Congrégation, Soeurs Grises. 10 avril 1833

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

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Informations historiques

Cette pièce d'orfèvrerie imposante est issue de l'atelier du maître orfèvre parisien Jean-Charles Cahier (1772-1849) reconnu pour son orfèvrerie religieuse, bien qu'il ait eu aussi une production civile. Il reçoit d'abord une commande importante pour le Grand Trianon, puis Napoléon lui confie une partie de la commande des vases sacrés qu'il offre à la cathédrale Notre-Dame de Paris pour souligner son sacre comme empereur. Après la chute de Napoléon, l'orfèvre est associé aux entreprises les plus symboliques de la Restauration, dont celles liées à la politique d'expiation de Louis XVIII et de Charles X. En 1821, Jean-Charles Cahier est devenu un notable respecté à Paris et il possède suffisamment d'avoirs pour acheter le fonds de commerce et les modèles de Martin-Guillaume Biennais (1764-1843), l'orfèvre de Napoléon, mais il fait faillite en 1828. Cahier a remporté des médailles d'or aux expositions des Produits de l'industrie française de 1819, 1823 et 1827.

C'est à partir du XVIIIe siècle que l'on désigne sous le vocable d'ostensoir cet objet de dévotion auparavant connu sous le terme de soleil ou encore de monstrance. Cette dernière expression est néanmoins toujours en usage pour désigner l'étage du tabernacle où l'ostensoir était exposé sur le maître-autel.

L'ostensoir a été offert aux Sulpiciens, en 1833, par les religieuses Hospitalières de l'Hôtel-Dieu, les Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame et les Soeurs Grises de Montréal en témoignage de leur reconnaissance. Grâce à l'action du père Thavenet, p.s.s. (1763-1844), en France, ces communautés ont, en effet, pu recouvrer leurs rentes dont le paiement avait été interrompu au moment de la Révolution française.

Auteur : Joanne Chagnon, 2014.

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Références

Gestionnaires des données :

Univers culturel de Saint-Sulpice

Contributeur de données :

Univers culturel de Saint-Sulpice

Notices bibliographiques :

  • DESLANDRES, Dominique, John Alexander DICKINSON et Ollivier HUBERT. Les Sulpiciens de Montréal: une histoire de pouvoir et de discrétion, 1657-2007. Montréal, Fides, 2007. 670 p.
  • DION-TENENBAUM, Anne. « Jean-Charles Cahier et l'orfèvrerie religieuse ». ARMINJON, Catherine, dir. L'orfèvrerie au XIXe siècle. Rencontres de l'École du Louvre. Paris, La Documentation française, 1994, p. 17-37.

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