Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Album (Panorama de Montréal)

Type :

Patrimoine mobilier (Patrimoine documentaire)

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Municipalité :

  • Québec

Date :

  • vers 1826 – 1827 (Production)

Classification :

  • Patrimoine documentaire > Objets de communication > Objet documentaire > Archives

Éléments associés

Personnes associées (4)

Description

L'album « Panorama de Montréal » est un document composé de 32 sépias réalisés vers 1826-1827. Les oeuvres commandées par Jacques Viger (1787-1858) aux artistes John Poad Drake (1794-1883), William B. Berczy (1791-1873) et James Duncan (1806-1881) représentent des bâtiments et des paysages de Montréal et des environs. Un feuillet donne le détail des illustrations, et trois blasons sont insérés dans l'album mesurant environ 28 cm sur 23 cm.

Ce bien est classé document patrimonial.

Numéro de l'objet :

  • Cote : O-49

Lieu de production :

  • Amérique du Nord > Canada > Montréal

Illustrations / cartes :

comprend 32 sépias.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Document patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2014-05-08
Prise d'effet : 2013-05-22

Statuts antérieurs

  • Avis d'intention de classement, 2013-05-16
 

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Valeur patrimoniale

L'album « Panorama de Montréal » présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique reposant sur son association avec Jacques Viger (1787-1858). Lié aux influentes familles Viger, Papineau, Lartigue et Cherrier, Jacques Viger travaille d'abord comme rédacteur au journal Le Canadien. Lors de la guerre de 1812, il s'enrôle dans la milice et est promu capitaine. En 1813, il est nommé inspecteur des grands chemins, rues, ruelles et ponts de Montréal, ce qui en fait le principal fonctionnaire de la ville. En 1825, Viger est nommé commissaire du recensement pour l'ensemble de l'île de Montréal. Il est le premier maire de la ville, en fonction de 1833 à 1836. Il occupe par la suite différents postes de commissaire et agit à plusieurs reprises comme directeur de scrutin. Il fait partie du comité d'organisation de l'Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal, dont il est élu président en 1856. Il participe également à la fondation de la Société historique de Montréal en 1858. Sa réputation de grande érudition lui vaut d'être consulté sur de nombreux sujets. Il s'intéresse vivement à la société dans laquelle il vit, et ses travaux de mémorialiste sont nombreux. Collectionneur, il rassemble des documents d'archives sur l'histoire du Canada. En contact avec plusieurs artistes, Viger leur commande des oeuvres pour illustrer ses écrits. Vers 1826-1827, il commande une trentaine de représentations de bâtiments et de paysages de la région montréalaise. L'album ainsi constitué rappelle certains sujets de prédilection de Viger par le choix des bâtiments représentés, notamment l'histoire militaire et celle des communautés religieuses. Il témoigne aussi des premiers signes d'un intérêt pour les monuments historiques de Montréal.

L'album « Panorama de Montréal » présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur artistique. Les 30 premiers sépias ont été réalisés par John Poad Drake (1794-1883). Né en Grande-Bretagne, il séjourne au Canada de 1819 à 1827, notamment à Halifax et à Montréal où il expose à quelques reprises. L'artiste est surtout connu comme peintre de portraits et de paysages. Les lavis exécutés pour l'album « Panorama de Montréal » sont représentatifs de ses compositions habituelles pour les paysages, qui présentent souvent des personnages en silhouette à l'avant-plan. À cette époque, Drake semble être l'artiste privilégié par Viger. Après le retour de ce peintre en Angleterre, Viger fera appel à différents artistes comme William B. Berczy (1791-1873), mais le plus souvent à James Duncan (1806-1881). Les oeuvres de Duncan ont comme principal sujet des scènes de la vie montréalaise. Le dessin représentant le château Vaudreuil, qu'il réalise pour cet album, rappelle sa collaboration avec Viger et l'importance des sujets montréalais dans sa production.

L'album « Panorama de Montréal » présente aussi un intérêt pour sa valeur historique liée à son importance documentaire. Les dessins, qui sont antérieurs à l'invention de la photographie, donnent de précieux renseignements sur de nombreux bâtiments de la région montréalaise d'alors. Certains de ces immeubles sont aujourd'hui disparus, et les oeuvres de cet album en sont parfois la seule représentation qui nous soit parvenue. Il existe très peu de documents semblables sur Montréal et datant du début du XIXe siècle. Ces oeuvres ont donc souvent illustré des ouvrages historiques.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2014.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de l'album « Panorama de Montréal » liés à ses valeurs historique et artistique comprennent, notamment :
- les éléments composant l'album, dont les 32 dessins, le feuillet détaillant les illustrations et les trois blasons;
- les dimensions d'environ 28 centimètres sur 23 centimètres;
- les 30 lavis sépia réalisés par John Poad Drake (1794-1883) et représentant notamment le portail de l'église Notre-Dame, la Banque de Montréal, l'église anglicane, l'hôpital général, la chapelle Notre-Dame de Bonsecours, le séminaire Saint-Sulpice, l'église et le couvent des Récollets, le palais de justice, la prison, l'Hôtel-Dieu, le monument Nelson, la chapelle des méthodistes, l'église des presbytériens, le Masonic Hall Hotel, le Petit Séminaire, le Fort-des-Prêtres, le Champ-de-Mars, la chapelle Saint-Jacques et le palais épiscopal, l'île Sainte-Hélène, le fort Chambly, ainsi que les ruines du Fort Senneville et du fort de Longueuil;
- le dessin de William B. Berczy (1791-1873) représentant le presbytère de la Longue-Pointe;
- le dessin de James Duncan (1806-1881) représentant le château Vaudreuil.

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Informations historiques

L'album « Panorama de Montréal » découle d'une commande de Jacques Viger (1787-1858). Lié aux influentes familles Viger, Papineau, Lartigue et Cherrier, Jacques Viger travaille d'abord comme rédacteur au journal Le Canadien. Lors de la guerre de 1812, il s'enrôle dans la milice et est promu capitaine. En 1813, il est nommé inspecteur des grands chemins, rues, ruelles et ponts de Montréal, ce qui en fait le principal fonctionnaire de la ville. En 1825, il est nommé commissaire du recensement pour l'ensemble de l'île de Montréal.

Viger sera aussi le premier maire de la ville de Montréal, en fonction de 1833 à 1836. Il occupera par la suite différents postes de commissaire et sera notamment chargé d'enquêter sur les pertes subies pendant les rébellions de 1837 et 1838. Il agira à plusieurs reprises comme directeur de scrutin. Il fera partie du comité d'organisation de l'Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal, dont il est élu président en 1856. Il participe également à la fondation de la Société historique de Montréal en 1858.

Sa réputation de grande érudition lui vaut d'être consulté sur de nombreux sujets. Il s'intéresse vivement à la société dans laquelle il vit, et ses travaux de mémorialiste sont nombreux. Collectionneur, il rassemble des documents d'archives sur l'histoire du Canada. En contact avec plusieurs artistes, Viger leur commande des oeuvres pour illustrer ses écrits.

Vers 1826-1827, il commande à l'artiste anglais John Poad Drake (1794-1883) une trentaine de dessins représentant des bâtiments et des paysages de la région montréalaise. Né dans le Devonshire, en Angleterre, Drake aurait reçu sa formation artistique à Plymouth. Il séjourne au Canada de 1819 à 1827, notamment à Halifax et à Montréal où il expose à quelques reprises. L'artiste est surtout connu comme peintre de portraits et de paysages. Les lavis exécutés pour l'album « Panorama de Montréal » sont représentatifs de ses compositions habituelles pour les paysages, qui présentent souvent des personnages en silhouette à l'avant-plan. À cette époque, Drake semble être l'artiste auquel Viger fait le plus souvent appel.

L'album formé par les oeuvres de Drake est complété d'un dessin de William B. Berczy (1791-1873) représentant le presbytère de la Longue-Pointe et d'une oeuvre de James Duncan (1806-1881) montrant le château Vaudreuil. Le feuillet inséré dans l'album et donnant des détails sur les illustrations mentionne également une vue de Ticonderoga réalisée par une certaine madame Lupton, des États-Unis. Cette illustration est manquante depuis au moins 1942. L'album contient aussi trois blasons.

Ces dessins constituent parfois les seules représentations qui subsistent de bâtiments aujourd'hui disparus. Ils ont donc souvent illustré des ouvrages historiques et font souvent l'objet de publications.

Après le décès de Viger, beaucoup de ses papiers et de ses écrits, dont « Néologie canadienne », sont acquis et classés par l'abbé Hospice-Anthelme-Jean-Baptiste Verreau (1828-1901). En 1901, ces documents sont déposés aux fonds d'archives du Séminaire de Québec.

L'album « Panorama de Montréal » est classé en 2014, en même temps que six autres documents produits par Viger. Il est conservé aux archives du Séminaire de Québec.

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Emplacement

Region administrative :

  • Capitale-Nationale

MRC :

  • Québec

Municipalité :

  • Québec

Arrondissement municipal :

  • La Cité

Adresse :

  • 85, rue Dalhousie

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