Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Rousselot, Benjamin-Victor

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Synthèse

Né le 17 janvier 1823 à Cholet, en France, Benjamin-Victor Rousselot est le fils de Jean Rousselot et de Marie Allion.

Rousselot étudie au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, puis est ordonné prêtre en 1846. Il oeuvre ensuite comme vicaire à Cholet jusqu'en 1853. La même année, il est admis au noviciat sulpicien d'Issy-les-Moulineaux. Toutefois, des problèmes physiques, notamment une défaillance de la vue, l'empêchent de poursuivre sa formation et le directeur du noviciat, l'historien sulpicien Étienne-Michel Faillon, le dirige vers le ministère en Amérique du Nord.

En 1854, Rousselot arrive à Montréal, où il est d'abord aumônier des Soeurs de la Charité de l'Hôpital général. Le prêtre s'implique activement dans l'implantation de nouvelles oeuvres sociales dans les murs des religieuses. Ses actions s'adressent d'abord aux enfants de deux à sept ans provenant de familles défavorisées. En 1858, la communauté fournit un terrain pour l'implantation d'une première garderie, inaugurée en 1859 sous le nom de salle d'asile Saint-Joseph. Le succès de la nouvelle institution est immédiat et Rousselot s'engage dans la mise en place d'une seconde garderie qui ouvre ses portes en 1861, la salle d'asile Nazareth. Constatant la présence de quelques enfants aveugles dans les salles d'asile, il ouvre, en 1870, un institut spécialisé pour les enfants aveugles, relié à la bâtisse de la salle d'asile Nazareth. Il y implante la méthode de Louis Braille qui engendre de rapides succès.

En 1866, Rousselot devient curé de la paroisse de Notre-Dame, à Montréal, et se retrouve au coeur de crises secouant le clergé montréalais. L'année précédente, les Sulpiciens et l'évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget, avaient accepté un compromis jetant les bases du démembrement de la paroisse de Notre-Dame, l'unique paroisse de Montréal. Toutefois, les querelles perdurent jusqu'en 1875, avant que ne s'opère la division paroissiale.

Bien qu'opposé à Mgr Bourget sur les modalités du démembrement de sa paroisse, Rousselot, qui possède une formation éminemment ultramontaine, se range toutefois derrière son évêque au cours de l'affaire Guibord, se déclarant contre l'inhumation en terre consacrée de Joseph Guibord, un ancien membre de l'Institut canadien. De 1882 à 1889, Rousselot occupe la cure de la paroisse de Saint-Jacques, à Montréal.

Il est décédé à Montréal le 31 août 1889.

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Références

Notices bibliographiques :

  • ROUSSEAU, Louis. « Rousselot, Benjamin-Victor ». Bibliothèque et Archives Canada. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

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