Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Théâtre des Marguerites

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Mauricie

Municipalité :

  • Trois-Rivières

Date :

  • vers 1900 – (Construction)

Usage :

  • Fonction culturelle et récréative, loisir (Théâtres)
  • Production et extraction de richesses naturelles (Granges, granges-étables et étables)

Éléments associés

Personnes associées (2)

Inventaires associés (1)

Images

Description

Le Théâtre des Marguerites est un bâtiment agricole bâti au début du XXe siècle et transformé en théâtre en 1967. Ce vaste édifice en bois présente un plan rectangulaire et une élévation de deux étages. Il est coiffé d'un toit mansardé à quatre versants tandis qu'un large avant-toit soutenu par des piliers est aménagé sur trois façades au rez-de-chaussée. Un appentis est construit contre l'un des murs pignons. Quelques dispositifs liés à l'usage actuel du bâtiment sont des ajouts plus récents, tels que des escaliers en bois menant aux estrades intérieures et des structures servant à l'éclairage et à la ventilation. Les murs en planches verticales sont peints en blanc, alors que certains détails architecturaux, comme les portes et des panneaux, sont jaunes. Le théâtre est implanté dans un milieu rural caractérisé par des champs et des boisés. Il est situé dans le secteur Trois-Rivières-Ouest.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

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Informations historiques

Le bâtiment du Théâtre des Marguerites est d'abord une grange-écurie construite au début du XXe siècle. Étant donné ses grandes dimensions, il s'agit probablement alors d'une propriété fermière importante comptant plusieurs animaux.

L'édifice est reconverti en théâtre en 1967 par les comédiens Georges Carrère (1930-1995) et Mariette Duval (1927-2004). Il s'agit de l'un des premiers théâtres d'été au Québec. Ce type d'établissement culturel connaît une grande popularité dans les années 1970. C'est alors que des bâtiments agricoles et traditionnels comme des granges et des « cabanes à sucre », ou sucreries d'érablière, sont réaménagés pour les accueillir.

Au milieu des années 1980, l'émergence de festivals d'été en tous genres vient diversifier l'offre culturelle estivale, provoquant une réorganisation de l'industrie théâtrale et la fermeture de plusieurs salles. Parmi la trentaine de théâtres d'été qui survivent à ce changement, le Théâtre des Marguerites bénéficie d'assises solides et d'une clientèle fidèle. En 1988, les fondateurs vendent le bâtiment à Reynald Bergeron et le théâtre est géré par le comédien Jean Deschênes de 1989 à 1993. En raison de difficultés financières, le théâtre est fermé temporairement de 2001 à 2003, mais les activités reprennent à la suite de l'acquisition de l'établissement par Stéphane Bellavance et Mathieu Bergeron. Le bâtiment a récemment été restauré.

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Évaluation d'inventaire

  • Inventaire du patrimoine bâti de Trois-Rivières (2009 - 2010)
    Ville de Trois-Rivières


  • La valeur patrimoniale du Théâtre des Marguerites repose notamment sur son intérêt historique. Le bâtiment témoigne d'un phénomène culturel propre au Québec, soit l'aménagement de théâtres d'été en milieu rural durant les années 1960, 1970 et 1980. L'édifice est une ancienne grange-écurie construite au début du XXe siècle. Il est transformé en théâtre en 1967 par les comédiens Georges Carrère (1930-1995) et Mariette Duval (1927-2004). Il s'agit de l'un des premiers théâtres d'été au Québec. Ce type d'établissement culturel connaît une grande popularité à la fin des années 1970, alors que des bâtiments agricoles et traditionnels comme des granges et des « cabanes à sucre », ou sucreries d'érablières, sont réaménagés à cette fin. Une centaine de théâtres d'été sont dénombrés sur le territoire de la province en 1980. Au milieu de la décennie, l'émergence de festivals d'été en tous genres vient diversifier l'offre culturelle estivale, provoquant une réorganisation de l'industrie théâtrale et la fermeture de plusieurs salles. Parmi la trentaine de théâtres d'été qui survivent à ce changement, le Théâtre des Marguerites bénéficie d'assises solides et d'une clientèle fidèle.

    La valeur patrimoniale du Théâtre des Marguerites tient également à son intérêt architectural. L'ancienne grange est représentative d'un type de bâtiment agricole fort répandu au Québec, soit la grange à toit brisé. Cette dernière est un modèle américain de dépendance agricole qui fait son apparition dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Elle est diffusée assez rapidement au Québec par l'entremise des catalogues et des journaux d'agriculture. Plus spacieuse que la grange à pignon droit, la grange à toit brisé est appréciée pour son espace d'entreposage considérable au niveau des combles, en plus d'assurer une meilleure isolation pour les animaux installés au rez-de-chaussée. Elle est traditionnellement construite en bois, comme le bâtiment du Théâtre des Marguerites. Par ailleurs, celui-ci possède des dimensions exceptionnellement vastes pour ce type de dépendance. Il s'agit probablement, à l'origine, d'une grande propriété fermière abritant plusieurs animaux.

    La valeur patrimoniale du Théâtre des Marguerites réside en outre dans l'intérêt de son implantation. Le bâtiment se trouve à l'écart de la zone urbaine de Trois-Rivières, au sein d'un paysage bucolique. Il est entouré de champs, de boisés et de quelques résidences rurales ancestrales. Cet environnement est caractéristique des théâtres d'été et recherché par la clientèle de vacanciers et de touristes. Le cadre rural est également en harmonie avec ce type d'édifice agricole.
    Source : Municipalité de Trois-Rivières, 2010.

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    Emplacement

    Region administrative :

    • Mauricie

    MRC :

    • Trois-Rivières

    Municipalité :

    • Trois-Rivières

    Adresse :

    • 8075, chemin Sainte-Marguerite

    Lieux-dits :

    • Trois-Rivières Ouest

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    Références

    Notices bibliographiques :

    • CORBO, Linda. « Fermé pour la première fois depuis 1967. Le Théâtre des Marguerites restera vacant ». Le Nouvelliste, 17 mai 2001, p. 26.
    • FRAPPIER, Stéphan. « Là pour rester! ». Le Nouvelliste, 24 juillet 2004, p. 3.
    • Patri-Arch. Inventaire du patrimoine bâti de la Municipalité de Calixa-Lavallée; rapport synthèse. s.l. 2008. s.p.
    • VALLÉE, Pierre. « Cet été au théâtre, la tradition continue ». Le Devoir, 12 mai 2007, s.p.

    Multimédias disponibles en ligne :

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