Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Église anglicane Saint-John-in-the-Wilderness

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Chapelle Saint-John-in-the-Wilderness
  • St. John's Church

Région administrative :

  • Outaouais

Municipalité :

  • L'Ange-Gardien

Date :

  • 1899 – 1902 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Anglicanisme)

Usage :

  • Services et institutions (Églises, temples, synagogues et mosquées)

Éléments associés

Personnes associées (2)

Inventaires associés (2)

Carte

Description

L'église anglicane Saint-John-in-the-Wilderness est un lieu de culte de tradition anglicane construit entre 1899 et 1902. L'église en bois présente une nef rectangulaire prolongée par un choeur plus étroit terminé par un chevet plat. Elle est coiffée d'un toit aigu à deux versants droits. L'entrée est aménagée dans une tour-porche greffée au long pan nord. Le lieu de culte est situé sur un terrain dégagé au relief peu accusé sur lequel se trouve également un cimetière. L'église est implantée parallèlement à la voie publique, dans un secteur rural de la municipalité de L'Ange-Gardien.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment.

Plan au sol :

Rectangulaire

Nombre d'étages :

1

Groupement :

Détaché

Structure :

  • Bois

Annexes :

  • Autre

Saillies :

  • Clocher

Fondations :

  • Pierre

Élévations :

  • Toutes les façades : Matériau contemporain

Toit :

  • Forme : À deux versants droits
    Matériau : Asphalte, bardeaux

Porte principale :

  • bois, à panneaux, à imposte

Fenêtre(s) :

  • à arc brisé, À battants, à petits carreaux

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (L'Ange-Gardien) 2010-04-06
 

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Valeur patrimoniale

L'église anglicane Saint-John-in-the-Wilderness présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Le lieu de culte témoigne de l'établissement d'une communauté anglicane au tournant du XXe siècle dans le nord-ouest du canton de Buckingham. Ce territoire, proclamé en 1799, se développe tout au long du XIXe siècle grâce à l'exploitation des ressources forestières et minières. Plusieurs villages se forment dans la vallée de la rivière du Lièvre, dont le hameau de Glen Almond, aujourd'hui situé dans les limites de la municipalité de L'Ange-Gardien. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, cet endroit est principalement peuplé par des immigrants anglophones originaires d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande. Une mission anglicane, nommée Saint-John, y est vraisemblablement implantée en 1866. Aucun lieu de culte ne semble toutefois être érigé avant le tournant du XXe siècle. Les autorités du diocèse anglican de Montréal achètent un terrain en 1899, à l'ouest du hameau, pour faire construire un lieu de culte en bois. L'église ouvre ses portes en 1902 et elle est consacrée en 1904 par le coadjuteur James Carmichael (1838-1908). La décroissance progressive de la communauté anglicane entraîne la fermeture du lieu de culte en 1962. En 1965, les paroisses anglicanes de l'Outaouais sont rattachées au diocèse d'Ottawa. L'église est rouverte au culte en 1983 et renommée Saint-John-in-the-Wilderness. La présence du bâtiment évoque l'importance de la communauté anglicane dans le développement de cette localité.

L'église anglicane Saint-John-in-the-Wilderness présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. L'édifice constitue un exemple de la persistance des formes néogothiques dans la conception des lieux de culte anglicans en milieu rural, au tournant du XXe siècle. Le style néogothique préconise un retour à l'architecture médiévale. Il fait son apparition à la fin du XVIIIe siècle en Grande-Bretagne, et l'Église d'Angleterre l'utilise fréquemment après 1820. L'architecture gothique est considérée comme une expression de l'identité britannique, seyant particulièrement aux institutions nationales. De plus, elle est associée au christianisme, alors que les formes classiques trouvent leur origine dans l'ère préchrétienne. Le néogothique est diffusé rapidement dans les communautés anglicanes d'autres pays, dont le Canada. Ce style demeure largement utilisé pour la conception des lieux de culte anglicans jusque dans les premières décennies du XXe siècle. Les communautés implantées en milieu rural adaptent fréquemment ce style aux conditions locales particulières. L'ornementation est alors simplifiée. L'église Saint-John-in-the-Wilderness présente plusieurs caractéristiques très répandues dans l'architecture religieuse rurale d'inspiration néogothique, dont ses fenêtres à arc brisé et son toit aigu à deux versants droits. La tour-porche surmontée d'un clocher et greffée au long pan ainsi que le choeur plus étroit et plus bas que la nef constituent également des caractéristiques de ce type architectural. Par ailleurs, ses dimensions modestes ainsi que son ornementation sobre inscrivent l'édifice dans l'architecture traditionnelle de la région. L'église anglicane Saint-John-in-the-Wilderness constitue donc un bon exemple des petits lieux de culte anglicans construits en milieu rural, au Québec, au tournant du XXe siècle.

Source : Municipalité de L'Ange-Gardien, 2011.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de l'église anglicane Saint-John-in-the-Wilderness liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- sa disposition parallèlement à la voie publique, sur un terrain dégagé au relief peu accusé comprenant un cimetière;
- sa localisation dans un secteur rural de la vallée de la rivière du Lièvre, dans le hameau de Glen Almond;
- son volume, dont le plan composé d'une nef rectangulaire prolongée par un choeur plus étroit terminé par un chevet plat, le toit aigu à deux versants droits ainsi que la tour-porche surmontée d'un clocher (composé d'une chambre des cloches rectangulaire et d'une flèche);
- les matériaux, dont le soubassement en pierre, le parement horizontal ainsi que les éléments architecturaux et ornementaux en bois;
- les ouvertures, dont la porte à panneaux surmontée d'un tympan vitré à arc brisé, les fenêtres à arc brisé (composées de fenêtres à battants à petits carreaux surmontées de tympans vitrés) et l'oculus;
- l'ornementation sobre, dont les réseaux des ouvertures et les supports menuisés de la chambre des cloches;
- la souche de cheminée en brique.

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Informations historiques

L'église anglicane Saint-John-in-the-Wilderness est située sur le territoire du canton de Buckingham, proclamé en 1799. Cette région, majoritairement peuplée par des colons anglophones originaires d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande, se développe à partir du deuxième quart du XIXe siècle grâce, notamment, à l'exploitation des ressources forestières et minières. Plusieurs villages prennent ainsi forme le long de la rivière du Lièvre.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, des immigrants anglophones s'établissent dans le nord du canton de Buckingham, et forment le hameau de Glen Almond, aujourd'hui inclus dans le territoire de la municipalité de L'Ange-Gardien. Plusieurs lots situés à l'ouest de la rivière sont occupés par des familles de foi anglicane. Une mission, nommée Saint-John de Glen Almond est vraisemblablement implantée en 1866. Aucun lieu de culte ne semble toutefois être érigé avant le tournant du XXe siècle.

En 1899, Julienne Lonsdale vend un terrain à l'évêque William Bennet Bond (1815-1906), afin de permettre aux autorités du diocèse anglican de Montréal de faire construire un lieu de culte en bois pour la communauté de Glen Almond. Les travaux débutent vraisemblablement la même année. L'église est ouverte au culte en 1902 et elle est consacrée deux ans plus tard par le coadjuteur James Carmichael (1838-1908).

La décroissance progressive de la communauté anglicane, au cours du XXe siècle, entraîne la fermeture du lieu de culte en 1962. En 1965, les paroisses anglicanes de l'Outaouais sont rattachées au diocèse d'Ottawa. L'église est rouverte au culte en 1983 et renommée Saint-John-in-the-Wilderness.

Des modifications sont apportées au bâtiment au cours de la deuxième moitié du XXe siècle. Le parement et la couverture sont notamment remplacés.

L'église anglicane Saint-John-in-the-Wilderness est citée en 2010.

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Emplacement

Region administrative :

  • Outaouais

MRC :

  • Les Collines-de-l'Outaouais

Municipalité :

  • L'Ange-Gardien

Adresse :

  • 6317, chemin River

Lieux-dits :

  • Buckingham
  • Glen Almond

Latitude :

  • 45° 41' 24.9"

Longitude :

  • -75° 30' 47.1"

Désignation cadastrale :

  • Lot 3 299 727
  • Lot 3 302 066

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Références

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2013