Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Dorion, Antoine-Aimé

Images

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

Haut de la page

Synthèse

Né à Sainte-Anne-de-la-Pérade, le 17 janvier 1818, Antoine-Aimé Dorion est le fils de Pierre-Antoine Dorion, député et marchand général, et de Geneviève Bureau.

Dorion fait ses études classiques au séminaire de Nicolet de 1830 à 1837 et étudie le droit auprès de Côme-Séraphin Cherrier à partir de 1838. À la même époque, les difficultés financières de sa famille l'obligent à travailler chez le libraire Édouard-Raymond Fabre. Il obtient sa commission d'avocat en 1842 et devient l'associé de Cherrier peu après. Il sera plus tard bâtonnier du Barreau de Montréal et bâtonnier général de la province de Québec.

Jeune intellectuel libéral aux idées avancées, Dorion participe à la fondation du journal radical L'Avenir, en 1847, dont l'éditeur sera Jean-Baptiste-Éric Dorion, son frère. En plus de prendre part aux activités de l'Institut canadien, Dorion participe à la création du Club national démocratique et de l'Association d'annexion de Montréal en 1849. Il est également associé à l'aile modérée du Parti rouge, dont il assume progressivement la direction laissée vacante par Louis-Joseph Papineau à partir de 1849. Il est d'ailleurs l'un des fondateurs du journal officiel de ce parti politique, Le Pays, en 1852 et en est probablement le propriétaire.

Dorion est élu député de Montréal à l'Assemblée législative de la province du Canada en 1854. Il représente cette circonscription jusqu'en 1861, puis celle d'Hochelaga de 1862 à 1867. En 1858, il est appelé à former, avec le réformiste haut-canadien George Brown, un ministère qui est toutefois défait quelques jours plus tard. En 1862, Dorion est nommé secrétaire et registraire de la province du Canada dans le ministère de John Sandfield Macdonald et de Louis-Victor Sicotte. Pour protester contre le projet du chemin de fer Intercolonial, il démissionne l'année suivante. Quelques mois plus tard, il forme un ministère avec Macdonald, mais leur gouvernement est renversé en 1864.

De 1864 à 1867, Dorion et les réformistes du Canada-Est s'opposent au projet confédératif, mais sans succès. À la suite de l'entrée en vigueur de la Confédération,
Dorion est le chef du premier Parti libéral canadien-français et représente le comté d'Hochelaga à la Chambre des communes de 1867 à 1872, puis le comté de Napierville de 1872 à 1874. Il est ministre de la Justice dans le gouvernement libéral d'Alexander Mackenzie en 1873 et 1874.

Dorion quitte définitivement la politique en 1874 en acceptant d'être nommé juge en chef de la Cour du banc de la reine de la province de Québec. Il conserve ce poste jusqu'à sa mort.

Il est décédé à Montréal, le 31 mai 1891. Il est inhumé au cimetière de Notre-Dame-des-Neiges.

Il avait épousé à Montréal, en 1848, Iphigénie Trestler.

Haut de la page

Références

Notices bibliographiques :

  • SOULARD, Jean-Claude. « Dorion, sir Antoine-Aimé ». Bibliothèque et Archives Canada. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Multimédias disponibles en ligne :

Haut de la page

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2013