Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Hôtel de ville de Saint-Jean-Baptiste

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Presbytère de Saint-Jean-Baptiste

Région administrative :

  • Montérégie

Municipalité :

  • Saint-Jean-Baptiste

Date :

  • 1797 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Mission curiale)
  • Patrimoine religieux (Vie quotidienne)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Usage :

  • Services et institutions (Hôtels de ville et salles des habitants)
  • Services et institutions (Presbytères et bâtiments associés)

Éléments associés

Personnes associées (3)

Inventaires associés (2)

Carte

Description

L'hôtel de ville de Saint-Jean-Baptiste est un ancien presbytère construit en 1797 et modifié au cours du XIXe siècle. Le bâtiment en pierre crépie présente un plan rectangulaire et une élévation de deux étages. Il est coiffé d'un toit à croupes. Une galerie couverte ceinture le bâtiment sur trois côtés. L'hôtel de ville est implanté en retrait de la voie publique sur un terrain au relief peu accusé et planté d'arbres matures. Il se situe au coeur du noyau villageois, à proximité de l'église de Saint-Jean-Baptiste, classée immeuble patrimonial, dans la municipalité de Saint-Jean-Baptiste.

Ce bien est cité immeuble patrimonial.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Saint-Jean-Baptiste) 2010-11-02
 

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Valeur patrimoniale

L'hôtel de ville de Saint-Jean-Baptiste présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. L'édifice témoigne de la fondation de la paroisse de Saint-Jean-Baptiste. Ce secteur de la seigneurie de Rouville est peuplé dès les années 1730. À la fin du XVIIIe siècle, les résidants du secteur, qui assistent aux célébrations religieuses dans les paroisses avoisinantes, demandent l'érection d'une église sur leur territoire. En 1795, l'évêque de Québec accède à leur demande et envoie le coadjuteur Pierre Denaut (1743-1806) choisir un emplacement pour le futur lieu de culte. Le patronyme de Saint-Jean-Baptiste est alors retenu en l'honneur du seigneur Jean-Baptiste-Melchior Hertel de Rouville (1748-1817). En 1797, une souscription est organisée pour la construction d'un presbytère-chapelle en pierre. Les matériaux sont fournis par les francs-tenanciers de l'endroit. Le bâtiment est terminé en octobre de la même année. Jean-Baptiste Bédard (1772-1834), premier curé de la nouvelle paroisse, le bénit le 1er novembre. Les offices religieux sont célébrés au deuxième étage du presbytère pendant quelques années, jusqu'à l'achèvement de l'église en 1810. La maison curiale sert de presbytère jusqu'en 1999, soit pendant plus de deux siècles. Le bâtiment rappelle donc les origines de la municipalité et l'implantation des institutions religieuses dans la localité. Transformé en hôtel de ville, ce bâtiment continue de jouer un rôle de premier plan dans la vie des Jean-Baptistois.

L'hôtel de ville de Saint-Jean-Baptiste présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Le bâtiment témoigne des transformations fréquemment apportées aux édifices anciens pour les mettre au goût du jour. Construit en 1797, l'ancien presbytère conserve son volume ancien, dont le plan rectangulaire, l'élévation à deux étages et le toit à croupes. Des éléments en vogue sont ajoutés au bâtiment au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, dont la galerie couverte et la corniche ornée de consoles. La toiture est par ailleurs couverte de tôle, un matériau considéré comme plus résistant que le bardeau. Un crépi est également apposé sur les murs en pierre en 1882 et imite la pierre de taille au premier étage. L'hôtel de ville de Saint-Jean-Baptiste témoigne ainsi de l'évolution des formes architecturales au cours du XIXe siècle et évoque la monumentalité recherchée pour ce type de bâtiment résidentiel et religieux. Par ailleurs, ses grandes dimensions rappellent l'importance du lieu pour la paroisse.

L'hôtel de ville de Saint-Jean-Baptiste présente en outre un intérêt patrimonial pour sa valeur historique liée à son implantation. Le bâtiment est situé en retrait de la voie publique, sur un terrain cédé en 1797 par le seigneur Hertel de Rouville, au coeur du noyau villageois. L'ensemble institutionnel est complété par l'église de Saint-Jean-Baptiste, classée immeuble patrimonial, et le cimetière paroissial où est érigé un petit oratoire de forme octogonale. La transformation du bâtiment en hôtel de ville témoigne également de l'importance publique et symbolique du lieu.

Source : Municipalité de Saint-Jean-Baptiste, 2011.

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Éléments caractéristiques

Les éléments clés de l'hôtel de ville de Saint-Jean-Baptiste liés à ses valeurs historiques et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation en retrait de la voie publique sur un terrain au relief peu accusé et planté d'arbres matures, au coeur du noyau villageois;
- sa localisation dans un ensemble religieux catholique composé de l'église de Saint-Jean-Baptiste, classée immeuble patrimonial, et d'un cimetière comprenant un petit oratoire de forme octogonale;
- son volume, dont le plan rectangulaire, l'élévation de deux étages, le toit à croupes et la galerie couverte longeant trois côtés;
- les matériaux, dont les murs en pierre couverts de crépi imitant la pierre au rez-de-chaussée, la couverture en tôle ainsi que les éléments architecturaux et ornementaux en bois;
- les ouvertures, dont les portes vitrées (une à double vantail) surmontées d'une imposte et les fenêtres rectangulaires à grands carreaux;
- l'ornementation, dont les frontons, les colonnes menuisées, la corniche à consoles et les chambranles;
- les hautes souches de cheminées recouvertes de tôle.

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Informations historiques

L'hôtel de ville de Saint-Jean-Baptiste est situé sur le territoire de l'ancienne seigneurie de Rouville, concédée en 1694. Les premiers colons arrivent dans le secteur de l'actuelle municipalité de Saint-Jean-Baptiste vers 1730. La colonisation s'intensifie dans les années 1780. À la fin du XVIIIe siècle, les résidants du secteur, qui assistent aux célébrations religieuses dans les paroisses avoisinantes, demandent l'érection d'une église sur leur territoire. En 1795, l'évêque de Québec accède à leur demande et envoie le coadjuteur Pierre Denaut (1743-1806) choisir un emplacement pour le futur lieu de culte. Le patronyme de Saint-Jean-Baptiste est alors retenu en l'honneur du seigneur Jean-Baptiste-Melchior Hertel de Rouville (1748-1817).

En 1797, une souscription est organisée pour la construction d'un presbytère-chapelle en pierre. Les matériaux sont fournis par les francs-tenanciers de l'endroit. Une partie des travaux est confiée à un menuisier de la seigneurie de Ramezay, Joseph Doré. Le bâtiment, qui s'élève sur un terrain donné par le seigneur Hertel de Rouville, est terminé en octobre 1797. Le 1er novembre suivant, Jean-Baptiste Bédard (1772-1834), premier curé de la nouvelle paroisse, le bénit. Les offices religieux sont célébrés au deuxième étage du presbytère pendant quelques années, jusqu'à l'achèvement de l'église en 1810.

Plusieurs campagnes de travaux sont effectuées au presbytère au cours du XIXe siècle. En 1828, les murs sont réparés et la toiture est dotée d'une nouvelle couverture en bardeaux de bois. Une galerie couverte et une corniche à consoles sont ajoutées dans la seconde moitié du XIXe siècle. En 1866, certaines ouvertures sont modifiées, alors que le toit est à nouveau couvert, possiblement en tôle. Les murs extérieurs sont crépis en 1882. D'autres travaux de réparation sont effectués en 1913. Le bâtiment sert de maison curiale jusqu'en 1999. La municipalité rachète alors le presbytère, qui est transformé en hôtel de ville. Entre 2003 et 2005, les portes et les fenêtres sont remplacées par des éléments de facture traditionnelle.

L'hôtel de ville de Saint-Jean-Baptiste est cité en 2010.

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Emplacement

Region administrative :

  • Montérégie

MRC :

  • La Vallée-du-Richelieu

Municipalité :

  • Saint-Jean-Baptiste

Adresse :

  • 3041, rue Principale

Latitude :

  • 45° 31' 12.2"

Longitude :

  • -73° 7' 26.9"

Désignation cadastrale :

  • Lot 4 149 866

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Références

Notices bibliographiques :

  • s.a. Album historique du centenaire du diocèse de Saint-Hyacinthe, 1852-1952. Saint-Hyacinthe, 1952. 224 p.
  • s.a. Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville: 1797-1997. Sherbrooke, Éditions Louis Bilodeau et Fils, 1997. 416 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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