Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison Jacques-Richer-Dit-Louveteau

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Date :

  • 1835 –  (Construction)

Usage :

  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)

Éléments associés

Personnes associées (4)

Images

Carte

Description

La maison Jacques-Richer-Dit-Louveteau est une maison de ferme construite en 1835. Son corps de logis exhaussé du sol, de plan rectangulaire à un étage et demi, est coiffé d'un toit à deux versants droits au larmier retroussé à l'avant. La propriété se situe en bordure de la rivière des Prairies et sur le cap Saint-Jacques dans le parc-nature du Cap-Saint-Jacques, dans l'arrondissement municipal de Pierrefonds-Roxboro de la ville de Montréal.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment et au grand terrain gazonné et boisé sur lequel il s'élève.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Montréal) 2008-06-16
 

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Valeur patrimoniale

La maison Jacques-Richer-Dit-Louveteau présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Cette maison de ferme témoigne d'une fonction principalement agricole sur son terrain pendant plus de deux siècles. En effet, la censive dont elle faisait anciennement partie est concédée par les Sulpiciens vers 1748. Elle continue à être exploitée par une série de cultivateurs, un menuisier et ensuite par deux générations de la famille Richer et trois de la famille Brunet jusqu'à la deuxième moitié du XXe siècle. La propriété s'est transmise entre des membres d'une même famille, souvent de père en fils. Elle rappelle la donation, mode de transmission du patrimoine familial exercé traditionnellement à l'époque en milieu rural. Ainsi, le donateur s'assure d'une retraite convenable. Il jouit notamment d'une pension viagère et profite des lieux et équipements de la ferme. En outre, la séparation vers 1905 de la maison Jacques-Richer-Dit-Louveteau en deux logements distincts est visible par la présence de deux portes d'entrée sur la façade avant. Elle témoigne d'une autre pratique courante de l'époque, soit la cohabitation de plus d'un ménage sous un même toit.

La maison Jacques-Richer-Dit-Louveteau présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Construite en 1835, cette demeure est représentative de l'architecture résidentielle de la fin du XVIIIe siècle et de la première moitié du XIXe siècle en milieu rural à Montréal. Elle est influencée, entre autres, par la maison d'inspiration française. Ses caractéristiques s'illustrent notamment dans son corps rectangulaire en moellons grossièrement équarris, son dégagement du sol qui permet l'aménagement d'une cave servant à entreposer les provisions, son toit à deux versants droits et ses murs pignons dotés de souches de cheminée alignées au faîte. Les modifications du début du XXe siècle montrent l'adaptation progressive des maisons de ferme aux nouveaux besoins de l'époque et à certaines influences stylistiques. Il s'agit notamment de la disposition presque symétrique des ouvertures ainsi que du larmier débordant à l'avant, percé d'une grande lucarne, qui recouvre alors une galerie fermée.

La maison Jacques-Richer-Dit-Louveteau présente en outre un intérêt patrimonial pour sa valeur paysagère. Le site conserve son caractère champêtre par ses sentiers en terre et ses espaces verts gazonnés et boisés d'arbres. Par sa situation sur le cap Saint-Jacques, la propriété entretient un lien visuel intéressant avec la rivière des Prairies.

Source : Ville de Montréal, 2009.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de la maison Jacques-Richer-Dit-Louveteau liés à ses valeurs historique, architecturale et paysagère comprennent, notamment :
- la situation en bordure de la rivière des Prairies;
- l'implantation de la maison en retrait de la voie publique;
- le vaste terrain, dont les arbres et le chemin en terre menant à la maison;
- le volume, dont le plan rectangulaire exhaussé du sol, l'élévation d'un étage et demi, le toit à deux versants droits au larmier légèrement saillant à l'avant, ainsi que les deux cheminées simples en pierre dans les murs pignons;
- les matériaux, dont la maçonnerie en moellons grossièrement équarris, les ouvertures en bois;
- les ouvertures, dont la composition symétrique à l'avant, les deux entrées, les fenêtres rectangulaires à battants et à grands carreaux, les chambranles en bois et les soupiraux;
- l'ornementation, dont les corbeaux en pierre tronqués, les modillons et la pierre taillée portant le millésime « 1835 » et les initiales « I. R. »;
- les esses en fer.

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Informations historiques

La maison Jacques-Richer-Dit-Louveteau est construite en 1835 sur un terrain situé sur le cap Saint-Jacques, en bordure de la rivière des Prairies. Les premières terres de ce secteur autrefois appelé la côte Sainte-Geneviève sont concédées au début du XVIIIe siècle par les Sulpiciens. Les terres situées en haut du cap sont pour leur part octroyées vers 1748. Après sa première concession, le terrain passe entre les mains de différentes familles de cultivateurs jusqu'en 1817. Cette année-là, Jacques Richer et Marie-Anne Brisebois héritent de la terre par donation. Les parents de cette dernière y cohabitent. Ils exigent en retour une rente viagère et le droit sur l'usage de certains équipements de la maison et de la ferme. En 1835, avec l'élargissement de leur famille, le couple Richer-Brisebois construit une maison de pierres plus imposante. Ils conservent toutefois l'ancienne maison de bois sur le site.

En 1853, Charles Richer hérite de la propriété de son père par la donation, six ans avant son décès. Charles Richer, ne cultivant qu'une partie de sa terre, la morcelle et vend les lots nouvellement créés en deux parties. Une première est acquise par Pierre Charlebois en 1869 et une deuxième, comprenant la maison Jacques-Richer-Dit-Louveteau, est achetée par Régis Brunet. Celui-ci vient d'une famille voisine habitant l'extrémité nord du cap Saint-Jacques. Vers 1905, après une nouvelle donation, la maison est divisée en deux. Cette disposition facilite ainsi la cohabitation des familles des deux fils de Régis Brunet. La maison subit d'autres interventions importantes à la même époque, notamment la démolition partielle des murs coupe-feu et des corbeaux en pierre de taille. Des éléments architecturaux sont ajoutés, tels qu'une galerie fermée recouverte par le prolongement du larmier de toit (démolie dans les années 1980), une grande lucarne à l'avant et une lucarne à l'arrière. Ces travaux témoignent d'une adaptation aux besoins des occupants et aux nouvelles influences stylistiques.

La maison reste ensuite entre les mains d'une autre génération de la famille Brunet. En 1980, les anciennes terres de la maison Jacques-Richer-Dit-Louveteau sont vendues à la CUM. Elles sont alors intégrées au parc-nature du Cap-Saint-Jacques. La Ville de Montréal en devient propriétaire en 2002.

La maison Jacques-Richer-Dit-Louveteau est citée en 2008.

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Emplacement

Region administrative :

  • Montréal

MRC :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Arrondissement municipal :

  • Pierrefonds-Roxboro

Adresse :

  • 163, chemin du Cap-Saint-Jacques

Lieux-dits :

  • Cap Saint-Jacques

Localisation informelle :

La maison est intégrée au Parc-nature du Cap-Saint-Jacques.

Latitude :

45° 28' 5.9"

Longitude :

-73° 55' 19.4"

Désignation cadastrale :

  • Lot 1 978 972

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Références

Notices bibliographiques :

  • Communauté urbaine de Montréal. Architecture rurale. Répertoire d'architecture traditionnelle sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal, 13. Montréal, Communauté urbaine de Montréal, Service de la planification du territoire, 1986. 421 p.
  • D'AMOUR, Valérie et Alan M. STEWART. Étude historique et patrimoniale de la maison Jacques Richer dit Louveteau, 163, chemin du Cap-Saint-Jacques. Montréal, Ville de Montréal, 2007. 92 p.
  • Ville de Montréal. Service de la mise en valeur du territoire et du patrimoine. Bureau du patrimoine et toponymie. Analyse de la valeur patrimoniale de la maison Jacques Richer dit Louveteau. Montréal, Ville de Montréal, 2008. 41 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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