Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Presbytère de Saint-Raphaël

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Chaudière-Appalaches

Municipalité :

  • Saint-Raphaël

Date :

  • 1882 – 1883 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Mission curiale)
  • Patrimoine religieux (Vie quotidienne)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Usage :

  • Services et institutions (Presbytères et bâtiments associés)

Images

Carte

Description

Le presbytère de Saint-Raphaël est une maison curiale construite en 1882 et 1883. L'édifice en brique de plan rectangulaire à deux étages est surmonté d'un toit mansardé à quatre versants percé de lucarnes. Une galerie couverte ceinture le bâtiment sur trois côtés. Le presbytère est situé en retrait de la rue principale, sur un terrain plat planté d'arbres matures. Il forme avec l'église, le cimetière, l'ancien couvent et l'édifice du Chef-lieu un ensemble institutionnel d'importance constituant le coeur de la municipalité de Saint-Raphaël.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Saint-Raphaël) 2008-05-05
 

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Valeur patrimoniale

Le presbytère de Saint-Raphaël présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Le bâtiment se caractérise par son architecture d'inspiration Second Empire. Ce style apparaît en France sous le règne de Napoléon III et se veut une synthèse de l'architecture de la Renaissance et du classicisme français. Il connaît une grande vogue au Québec dans le dernier quart du XIXe siècle où il est fréquemment employé dans les édifices publics, institutionnels et résidentiels. Son trait dominant est le toit brisé ou mansardé inspiré de celui des édifices publics de l'architecte français François Mansart (1598-1666). Ce type de toiture offre plus d'espace habitable dans les combles. Le presbytère de Saint-Raphaël est représentatif de cette architecture par son toit mansardé à quatre versants percé de plusieurs lucarnes, ses balustres ouvragés inspirés de la Renaissance et ses éléments décoratifs tirés du vocabulaire classique, tels que les frontons et les chaînes d'angle. Il rappelle donc l'influence du style Second Empire dans la conception des résidences québécoises à la fin du XIXe siècle.

Le presbytère de Saint-Raphaël présente également un intérêt historique et architectural reposant sur sa représentativité par rapport à ce type de bâtiment religieux. Dans les paroisses du Québec, le presbytère est la résidence du curé, personnage influent qui représente l'évêque et l'Église. À l'époque, les autorités ecclésiastiques exigent que les prêtres jouissent d'un logement convenable et plutôt prestigieux. Il doit comprendre aussi des pièces pour recevoir les paroissiens et être suffisamment vaste pour loger un domestique, le ou les vicaires ainsi que l'évêque et sa suite lors de ses visites. Cette habitation s'inspire de l'architecture domestique et comprend des éléments d'ornementation et de monumentalité. Elle s'apparente aux résidences bourgeoises en milieu rural, car l'habitation du curé doit susciter un sentiment de fierté chez les paroissiens. Le presbytère de Saint-Raphaël répond à ces exigences par ses grandes dimensions, son style Second Empire et son ornementation extérieure se composant de balustres ouvragés, de chaînes d'angle et de chambranles en brique. Il constitue ainsi un exemple représentatif des bâtiments servant de maisons curiales, dont l'architecture soignée marque l'importance de leurs fonctions.

Source : Municipalité de Saint-Raphaël, 2009.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du presbytère de Saint-Raphaël liés à ses valeurs architecturale et historique comprennent, notamment :
- son volume, dont le plan rectangulaire, l'élévation de deux étages, le toit mansardé à quatre versants, la galerie couverte, l'escalier central et l'annexe située en retrait adossée au mur est;
- les matériaux, dont la maçonnerie en brique jaune, la couverture en tôle à baguettes ainsi que les éléments architecturaux et ornementaux en bois, en fonte ou en brique blanche;
- les ouvertures, dont leur disposition symétrique en façade, la porte principale encadrée d'une imposte et de baies latérales, les portes arrière surmontées d'une imposte, les fenêtres à battants et à grands carreaux, les lucarnes à pignon et la lucarne à baies latérales;
- l'ornementation, dont les balustres ouvragés, les chaînes d'angle, les chambranles et les frontons;
- sa situation en retrait de la voie publique, sur un terrain plat et planté d'arbres matures, dans un ensemble institutionnel également composé de l'église de Saint-Raphaël et de l'édifice du Chef-lieu, ainsi que du cimetière et de l'ancien couvent.

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Informations historiques

Le presbytère de Saint-Raphaël est la deuxième maison curiale construite dans la paroisse. En 1839, environ quarante propriétaires, qui habitent en majorité les actuels 1er et 2e rangs de Saint-Gervais, demandent la fondation d'une nouvelle paroisse. Une mission est aussitôt établie afin de mieux les desservir. Un prêtre de la paroisse de Saint-Gervais célèbre les messes dans une résidence. Un presbytère en bois est construit en 1847 pour accueillir ce prêtre missionnaire. En 1849, l'archevêque de Québec autorise l'érection de l'église et de la sacristie. En 1851, les registres paroissiaux sont ouverts et un prêtre résidant est nommé; l'église n'est toutefois pas terminée. En attendant la fin des travaux, l'archevêque autorise le curé de la future paroisse à tenir les cérémonies dans le presbytère de bois. Il exige cependant que le bâtiment recouvre sa vocation première une fois l'église achevée, ce qui est probablement fait au moment de la bénédiction de l'église, en 1852. Érigée canoniquement en 1854, la paroisse de Saint-Raphaël est reconnue civilement en 1855.

Le 10 juillet 1881, le presbytère est détruit par le feu. Les incendies sont courants à l'époque, en raison des dispositifs d'éclairage et de chauffage, ainsi que des moyens limités de combattre le feu. La Fabrique décide aussitôt de reconstruire le presbytère; il est achevé en 1883. Le bâtiment est amélioré au fil du temps pour répondre aux besoins modernes, notamment par l'installation d'une conduite d'eau et d'un système de chauffage. Au cours du XXe siècle, un toit est ajouté au-dessus de la galerie.

Le presbytère de Saint-Raphaël est cité en 2008. Le bâtiment abrite aujourd'hui le service local de secrétariat de l'unité pastorale du fleuve qui regroupe les paroisses situées sur la plaine côtière de Bellechasse. Un logement est également aménagé afin d'assurer un revenu supplémentaire à l'institution religieuse.

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Emplacement

Region administrative :

  • Chaudière-Appalaches

MRC :

  • Bellechasse

Municipalité :

  • Saint-Raphaël

Adresse :

  • 86, rue Principale

Latitude :

  • 46° 47' 39.1"

Longitude :

  • -70° 45' 19.7"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Bellechasse Paroisse de Saint-Raphaël Absent 461-P
473-P

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Références

Notices bibliographiques :

  • BONNEAU, Sylvie, dir. Saint-Raphaël : de mémoire, de sable et de rivière, 1851-2001. Saint-Raphaël, Corporation des fêtes du 150e de Saint-Raphaël, s.d. 421 p.
  • s.a. Album-souvenir du centenaire de Saint-Raphaël, 1852-1952. Saint-Raphaël, Le Comité des fêtes du centenaire de Saint-Raphaël de Bellechasse, 1952. 164 p.
  • s.a. « Saint-Raphaël ». s.a. La petite histoire des paroisses de la Fédération des Cercles des Fermières du district no 4 : comtés Lévis, Bellechasse, Dorchester et Lotbinière. s.l. 1952, p. 217-238.

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