Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Pensionnat du Sacré-Coeur

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Collège des Dames-Ursulines
  • Collège Marie-de-l'Incarnation
  • École normale des Ursulines

Région administrative :

  • Mauricie

Municipalité :

  • Trois-Rivières

Date :

  • 1882 (Construction)

Usage :

  • Services et institutions (Collèges classiques)
  • Services et institutions (Écoles primaires et secondaires)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Groupes associés (1)

Personnes associées (1)

Inventaires associés (1)

Images

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Situé dans un site patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2017-10-05

Statuts antérieurs

  • Avis d'intention de classement, 2016-09-01
 
Inventorié --
 

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Évaluation d'inventaire

  • Inventaire du patrimoine bâti de Trois-Rivières (2009 - 2010)
    Ville de Trois-Rivières


  • La valeur patrimoniale du Collège Marie-de-l'Incarnation repose notamment sur son intérêt historique. Cette institution d'enseignement témoigne du rôle marquant des Ursulines à Trois-Rivières, notamment dans l'éducation et le développement de la ville. Les Soeurs ursulines arrivent à Trois-Rivières en 1697. Elles établissent leur monastère, puis leur hôpital vers 1700-1701 dans la maison du gouverneur Claude de Ramezay (1659-1724). Plusieurs bâtiments sont reconstruits à la suite des incendies de 1752 et de 1806. En 1882, le pensionnat du Sacré-Coeur est inauguré. En 1886, l'hôpital ferme ses portes après avoir été en service près de deux siècles. Dès lors, la communauté religieuse peut se vouer exclusivement à l'éducation des jeunes filles. À partir de 1891, les Ursulines prennent aussi la direction de plusieurs autres écoles publiques dans la ville. En 1908, l'aile de l'École normale est construite. En 1935, le pensionnat du Sacré-Coeur devient le Collège Marie-de-l'Incarnation, institution affiliée à la Faculté des Arts de l'Université Laval. Cette école privée assure encore aujourd'hui l'enseignement primaire et secondaire aux jeunes filles. Par leur rôle en éducation, les Ursulines constituent un acteur majeur dans le développement de Trois-Rivières.

    La valeur patrimoniale du Collège Marie-de-l'Incarnation tient aussi à son architecture. Il témoigne des tendances dans l'architecture institutionnelle sur près d'un siècle. À la fin du XIXe siècle, la relecture des courants architecturaux passés alliée à la mécanisation des techniques de construction contribuent à l'émergence d'un style éclectique caractérisé par une abondance d'ornements. Le bâtiment le plus ancien, oeuvre de l'architecte Jean-Baptiste Bourgeois en 1882, en est un exemple représentatif en raison de l'utilisation, notamment, d'ouvertures cintrées, de tourelles et de pinacles. L'aile de l'École normale, juste à côté, témoigne d'une architecture plus récente et moderne, ce qui trouve des répercussions dans le traitement plus dépouillé des façades et dans l'utilisation du toit plat. Enfin, les ailes érigées au début des années 1960 témoignent d'une architecture moderne plus affirmée. Les bâtiments formant le Collège Marie-de-l'Incarnation possèdent un excellent état d'authenticité et témoignent des différentes périodes de la construction de l'ensemble.

    La valeur patrimoniale du Collège Marie-de-l'Incarnation réside aussi dans son implantation. Il est situé sur la vaste propriété que les Ursulines occupent depuis plus de trois siècles. Le pensionnat occupe le même îlot que le monastère des Ursulines. À proximité du fleuve Saint-Laurent et de l'arrondissement historique de Trois-Rivières (décrété en 1964), il est entouré de plusieurs bâtiments dont la valeur historique et l'ancienneté, notamment, sont majeures.

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    Emplacement

    Region administrative :

    • Mauricie

    MRC :

    • Trois-Rivières

    Municipalité :

    • Trois-Rivières

    Adresse :

    • 676, rue des Ursulines
    • 694, rue des Ursulines
    • 725, rue Hart

    Désignation cadastrale :

    • Lot 1 211 602

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    Références

    Notices bibliographiques :

    • GAUTHIER, Raymonde. Trois-Rivières disparue, ou presque. Loisirs et culture/Connaissance du Québec. Québec/Montréal, Éditeur officiel du Québec/Fides, 1978. 189 p.
    • GRANDMONT, Josée. « Les Ursulines de Trois-Rivières ». Continuité. No 77 (1998), p. 32-34.
    • LAMOTHE, Jean et Denis RICARD. Inventaire des bâtiments et ensembles d'intérêt patrimonial supérieur, Ville de Trois-Rivières. Trois-Rivières, SOTAR, 1990. s.p.
    • MARCHAND, Mario. Trois-Rivières: l'histoire par le bâti. Trois-Rivières, Société de conservation et d'animation du patrimoine, 1989. 61 p.
    • Patrimoine trifluvien. No 7 (1997).
    • Patrimoine trifluvien. No 8 (1998).
    • Soeur Marguerite-Marie. Les Ursulines des Trois-Rivières depuis leur établissement jusqu'à nos jours. Trois-Rivières, P. V. Ayotte, 1888. s.p.

    Multimédias disponibles en ligne :

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