Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Site patrimonial de l'Église-de-Saint-Frédéric

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Ensemble institutionnel de Saint-Frédéric
  • Secteur de l'église de Saint-Frédéric

Région administrative :

  • Chaudière-Appalaches

Municipalité :

  • Saint-Frédéric

Usage :

  • Non applicable

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (2)

Groupes associés (1)

Personnes associées (11)

Images

Carte

Description

Le site patrimonial de l'Église-de-Saint-Frédéric est un ensemble religieux de tradition catholique comprenant une église, érigée de 1857 à 1860, et un cimetière implanté vers 1852. Le lieu de culte en pierre présente un plan en croix latine composé d'une nef rectangulaire, d'un transept et d'un choeur en saillie terminé par une abside en hémicycle. La façade, présentant une saillie centrale, est dotée d'un imposant porche. Le bâtiment est couvert d'un toit à deux versants droits muni de croupes au transept et couronné par un clocher sur le faîte avant ainsi que par un campanile au-dessus du choeur. Une sacristie en pierre, de plan en « L » et surmontée d'un toit à croupe, est greffée à l'abside dans le prolongement du choeur. Le cimetière, aménagé du côté nord-est de l'église, se compose d'un terrain dégagé au relief peu accusé, ponctué de monuments funéraires. Le site est aménagé en bordure de la voie publique, au coeur de la municipalité de Saint-Frédéric.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique aux terrains, aux structures ainsi qu'à l'enveloppe extérieure des bâtiments qui s'y élèvent.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Site patrimonial Municipalité (Saint-Frédéric) 2008-05-05
 

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Valeur patrimoniale

Le site patrimonial de l'Église-de-Saint-Frédéric présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Il témoigne des origines et du développement de la municipalité. Les premiers habitants s'établissent dans le secteur de Saint-Frédéric, près de la rivière des Fermes, vers 1800. Ceux-ci souhaitent rapidement avoir leur propre paroisse en se détachant de celle de Saint-Joseph-de-Beauce. Le 7 juillet 1851, après plusieurs requêtes, la paroisse de Saint-Frédéric est finalement érigée canoniquement. Son nom commémore celui de l'abbé Frédéric Caron (1806-1882), curé fondateur de la paroisse. Une première chapelle en bois est construite la même année sur des terrains donnés par des résidents. Le cimetière adjacent est vraisemblablement aménagé vers 1852 à la suite de la première inscription d'une sépulture au registre. La chapelle est remplacée par le lieu de culte actuel construit de 1857 à 1860 par l'entrepreneur Augustin Trépanier, son associé Antoine Gadoua et le maître maçon Jean-Baptiste Guillot. L'érection de la nouvelle église coïncide avec une forte augmentation de la population de la paroisse; elle double pratiquement entre 1851 et 1861. La présence d'un ensemble religieux incite ainsi les habitants à s'établir autour de celui-ci. La création de la paroisse et l'existence de l'église favorisent également la venue, en 1898, des soeurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours. Elles prennent en charge l'école de l'arrondissement de l'église et s'établissent dans un couvent situé à proximité du lieu de culte. Le site patrimonial de l'Église-de-Saint-Frédéric évoque ainsi l'importance de ce pôle religieux dans l'histoire de la municipalité de Saint-Frédéric.

Le site patrimonial de l'Église-de-Saint-Frédéric présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. L'édifice témoigne de la persistance de l'emploi du vocabulaire néoclassique et de l'influence de l'école de Thomas Baillairgé (1791-1859) dans l'architecture religieuse de la deuxième moitié du XIXe siècle. Ce célèbre architecte contribue à diffuser ce courant dans la première moitié du XIXe siècle. Après son retrait de la pratique, en 1848, les élèves de son école maintiennent l'emploi des formes propres à ce style architectural. Plusieurs autres artisans l'adoptent également pour la réalisation d'églises rurales. Ainsi, la façade de l'église de Saint-Frédéric, avec sa partie centrale en saillie surmontée d'un fronton et flanquée d'ailerons, son clocher sur le faîte avant du toit et sa baie palladienne, illustre bien un type de façade-écran souvent employé par l'école de Baillairgé. L'église de Saint-Frédéric témoigne donc de la popularité du style néoclassique dans l'architecture religieuse tout au long du XIXe siècle.

Source : Municipalité de Saint-Frédéric, 2008.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du site patrimonial de l'Église-de-Saint-Frédéric liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation en bordure de la voie publique, au centre du noyau villageois;
- le volume de l'église, dont le plan en croix latine composé d'une nef rectangulaire, d'un transept et d'un choeur en saillie terminé par une abside en hémicycle, le toit à deux versants droits (muni de croupes au transept) couvert de tôle à la canadienne, le clocher surmontant le faîte avant et le campanile sur le faîte arrière;
- sa façade, dont la maçonnerie en moellon, la partie centrale en saillie couronnée d'un fronton et flanquée d'ailerons, l'imposant porche (muni de trois portes à double vantail surmontées de tympans vitrés, de fenêtres cintrées, de pilastres et d'un fronton), les fenêtres cintrées, la fenêtre palladienne, l'oculus et les corniches moulurées;
- les murs de la nef et du choeur, dont la maçonnerie en moellon, les fenêtres cintrées, les soupiraux et la corniche moulurée;
- la sacristie greffée à l'abside dans le prolongement du choeur, dont le plan en « L », l'élévation d'un étage, le toit à croupe couvert de tôle à la canadienne, les murs en moellon, les fenêtres à carreaux à arc surbaissé, les soupiraux et la corniche moulurée;
- la souche de cheminée en brique; - les caractéristiques du cimetière, entre autres sa situation au nord-est de l'église, sur un terrain dégagé au relief peu accusé, la sobriété des stèles disposées en rangées droites, orientées différemment selon le secteur, ainsi que la présence d'un calvaire et d'un tombeau familial.

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Informations historiques

Le site patrimonial de l'Église-de-Saint-Frédéric est situé sur le territoire de l'ancienne seigneurie Saint-Joseph-de-Beauce, aussi appelée seigneurie de Fleury, concédée en 1736. Les premiers colons s'établissent dans la région de Saint-Frédéric, près de la rivière des Fermes, vers 1800. Les habitants du secteur souhaitent rapidement avoir leur propre paroisse en se détachant de celle de Saint-Joseph-de-Beauce. Une première requête est envoyée en ce sens en 1845, mais celle-ci est refusée. Après d'autres tentatives, la paroisse de Saint-Frédéric est érigée canoniquement le 7 juillet 1851. Le nom est choisi en l'honneur de l'abbé Frédéric Caron (1806-1882), curé fondateur de la paroisse. Roger Vachon et Claude Trépanier cèdent alors des terrains, dans la concession Saint-Pierre, pour la construction d'un lieu de culte. La chapelle en bois est bénie le 30 décembre 1851. Quelques mois plus tard, le 9 février 1852, la première sépulture est inscrite au registre. Le cimetière est aménagé au cours de la même année.

En octobre 1856, le curé Édouard-François Moore (1821-1873) obtient l'autorisation d'ériger, sur le même emplacement, une église et une sacristie en pierre. Un contrat est accordé, l'année suivante, à l'entrepreneur Augustin Trépanier (1811-1865) et à son associé Antoine Gadoua. Le maître maçon est Jean-Baptiste Guillot. L'église actuelle de Saint-Frédéric est bénie le 2 août 1860. Le recensement effectué l'année suivante indique que la population de la paroisse est presque le double depuis sa création. Le village s'implante ainsi progressivement autour du lieu de culte.

La réalisation du décor intérieur de l'église, dont l'esthétique relève de l'école de Thomas Baillairgé (1791-1859), se poursuit jusqu'en 1867. Plusieurs artisans y participent, dont Urbain Delisle. Celui-ci s'inspire principalement de l'oeuvre d'André Paquet (1799-1860) et de Ferdinand Villeneuve (1831-1909). Le cimetière adjacent à l'église est agrandi en 1863 et en 1881. En 1888, la sacristie à deux étages est démolie et remplacée par une autre sacristie probablement conçue par l'architecte David Ouellet (1844-1915). En 1898, les soeurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours, chargées de l'éducation des enfants dans les paroisses rurales, arrivent à Saint-Frédéric. Elles viennent s'occuper de l'école de l'arrondissement de l'église. Elles s'établissent dans un couvent, à proximité de l'église.

En 1908, le terrain du cimetière est agrandi une troisième fois. En 1915, le curé Louis-Rosario Morissette (1864-1946) acquiert un Christ en métal et une croix pour le cimetière. Le lieu de culte nécessite plusieurs réparations et un portique est ajouté à la façade en 1925. L'élargissement de la rue principale, en 1967, modifie la limite nord-ouest du secteur de l'église Saint-Frédéric. Plusieurs corps enterrés dans le cimetière sont exhumés, puis ensevelis dans une nouvelle section. À cette occasion, les stèles sont réalignées et le calvaire est déplacé. Le cimetière est agrandi une autre fois en 1993.

Le secteur de l'église de Saint-Frédéric est constitué site du patrimoine en 2008. Il est devenu un site patrimonial cité à l'entrée en vigueur de la Loi sur le patrimoine culturel en 2012.

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Emplacement

Region administrative :

  • Chaudière-Appalaches

MRC :

  • Robert-Cliche

Municipalité :

  • Saint-Frédéric

Adresse :

  • rue Principale

Lieux-dits :

  • Saint-Frédéric de Beauce

Latitude :

  • 46° 17' 43.0"

Longitude :

  • -70° 58' 23.8"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Beauce Paroisse de Saint-Frédéric Absent 75 ptie

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Références

Notices bibliographiques :

  • s.a. Centenaire de Saint-Frédéric, Beauce : volume-souvenir 1851-1951, 3-10 juin 1951. Québec, 1951. 202 p.
  • s.a. Saint-Frédéric de Beauce, 1851-2001 : s'unir pour bâtir. Saint-Frédéric, Comité de l'album-souvenir du 150ième de Saint-Frédéric, 2001. 807 p.
  • s.a. Volume-souvenir, Saint-Frédéric de Beauce, 1851-1981. Québec, 1981. 109 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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