Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Église de Saint-Jacques

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Église de Saint-Jacques-de-l'Achigan
  • Église de Saint-Jacques-de-Montcalm

Région administrative :

  • Lanaudière

Municipalité :

  • Saint-Jacques

Date :

  • 1916 – 1918 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Usage :

  • Services et institutions (Églises, temples, synagogues et mosquées)

Éléments associés

Personnes associées (4)

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Inventaires associés (1)

Carte

Description

L'église de Saint-Jacques est un lieu de culte de tradition catholique érigé de 1916 à 1918. L'édifice en pierre présente un plan en croix latine composé d'une nef, d'un transept et d'un choeur en saillie terminé par un chevet plat aux angles arrondis. Le bâtiment est coiffé d'un toit à deux versants droits couronné d'un lanternon à la croisée du transept. La façade est encadrée de deux tours légèrement en saillie surmontées d'un clocher et d'une flèche. La partie centrale de la façade comporte un portail triple au-dessus duquel se trouve une fenêtre cintrée bordée de deux niches. L'église de Saint-Jacques domine l'ensemble religieux composé du presbytère, du couvent des soeurs de Sainte-Anne et du Vieux Collège. Elle est située en retrait de la voie publique, au coeur de la municipalité de Saint-Jacques.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Saint-Jacques) 2008-03-17
 

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Valeur patrimoniale

L'église de Saint-Jacques présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Elle témoigne de l'influence du courant éclectique dans l'architecture religieuse au tournant du XXe siècle. L'éclectisme est un assemblage d'éléments architecturaux et ornementaux puisés dans les divers styles historiques et associés plus librement, dans une recherche de monumentalité et d'effets visuels nouveaux. L'Église catholique québécoise recourt souvent à l'éclectisme pour la construction de ses lieux de culte au début du XXe siècle. L'église de Saint-Jacques est érigée de 1916 à 1918 selon les plans de l'architecte Louis Caron (1871-1926). L'édifice est représentatif de l'architecture éclectique, entre autres, par l'emploi d'éléments architecturaux variés issus de différents styles. La façade symétrique, les chaînes d'angle, l'oculus ainsi que les frontons renvoient au vocabulaire classique. Les ouvertures cintrées et groupées par trois ou quatre, les fenêtres rectangulaires jumelées ainsi que les arcatures rappellent l'architecture néoromane. En outre, l'ornementation concentrée essentiellement sur les clochers et les flèches traduit la recherche de monumentalité propre à l'architecture éclectique.

L'église de Saint-Jacques présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur historique reposant sur son implantation. Composantes distinctives du paysage rural québécois, les églises constituent des points de repère qui signalent la présence de la paroisse. Elles constituent les figures dominantes des ensembles paroissiaux catholiques, véritables noyaux villageois. L'église de Saint-Jacques forme le coeur de la municipalité avec le presbytère de Saint-Jacques, le couvent des soeurs de Sainte-Anne et le Vieux Collège, la maison du sacristain, le cimetière, son enclos et son calvaire. Par ses dimensions imposantes, ce lieu de culte rappelle l'importance de cette première paroisse dans la région regroupant à l'origine plusieurs villages, dont Rawdon, Sainte-Julienne, la Savane de l'Épiphanie, Crabtree, Rivière Ouareau, Saint-Liguori et Saint-Alexis.

L'église de Saint-Jacques présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur historique reposant sur son association avec l'architecte Louis Caron (1871-1926). Ce dernier conçoit principalement des plans pour des bâtiments religieux. Sa production se concentre dans la région de Nicolet et au sud du fleuve Saint-Laurent. L'église de Saint-Jacques est l'un des rares lieux de culte élaboré par Caron à l'extérieur de ces limites. Elle est également considérée comme l'une des oeuvres les plus achevées de l'architecte.

Source : Municipalité de Saint-Jacques, 2008.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de l'église de Saint-Jacques liés à ses valeurs architecturale et historique comprennent, notamment :
- son volume, dont le plan en croix latine composé d'une nef rectangulaire, d'un transept et d'un choeur en saillie terminé par un chevet plat aux angles arrondis ainsi que le toit à deux versants droits couvert de tôle à baguettes, coiffé d'un lanternon à la croisée du transept et percé de lucarnes cintrées;
- la façade en pierre à bossage, dont les deux tours latérales légèrement en saillie (surmontées d'un clocher octogonal, d'une flèche ouvragée ainsi que d'une croix et percées de portails en plein cintre), le fronton cintré brisé surmonté d'une croix, le portail triple (doté de portes à double vantail surmontées d'un tympan cintré), les fenêtres cintrées (dont certaines groupées par trois ou quatre), les fenêtres rectangulaires jumelées, les chambranles, l'arcature cintrée, les bandeaux, la corniche et les chaînes d'angle en pierre lisse;
- les murs de la nef et du choeur, dont la maçonnerie en pierre à bossage, les ouvertures cintrées, l'oculus, les chambranles en pierre de taille lisse, la corniche à denticules suivant les arcatures cintrées, les bandeaux et les amortissements;
- sa situation en retrait de la voie publique, sur un vaste terrain paysager;
- sa localisation à proximité du presbytère de Saint-Jacques, du couvent des soeurs de Sainte-Anne, du Vieux Collège, de l'ancienne maison du sacristain et du cimetière paroissial, dans le noyau institutionnel catholique.

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Informations historiques

L'église de Saint-Jacques est le deuxième lieu de culte de la paroisse d'abord peuplée par des Acadiens qui s'établissent dans les environs à la fin de la décennie de 1760. Ils doivent à l'origine se rendre à l'église de L'Assomption-de-la-Sainte-Vierge pour les célébrations liturgiques. La paroisse Saint-Jacques, la première de la région, est fondée vers 1774. Elle est nommée en hommage au curé de L'Assomption, Jacques Degeay. Pendant plus de 50 ans, elle couvre un vaste territoire s'étendant de Sainte-Julienne à Crabtree et de Rawdon à Saint-Alexis en passant par Saint-Liguori. Un premier presbytère, faisant également office de chapelle, ouvre ses portes vers 1775. Construite de 1801 à 1813, la première église de Saint-Jacques occupe le même terrain que l'église actuelle. Au cours du XIXe siècle, elle subit différentes interventions, dont un agrandissement en 1859 effectué selon les plans de l'architecte Victor Bourgeau (1809-1888). Un incendie détruit le bâtiment en 1914.

L'actuelle église de Saint-Jacques est l'oeuvre de Louis Caron (1871-1926). Architecte et maire de Nicolet, son oeuvre se concentre essentiellement sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent. Il conçoit l'extérieur du bâtiment, le décor intérieur et certaines pièces de mobilier, dont la chaire et le baldaquin du maître-autel. Pour la reconstruction de l'église, la paroisse bénéficie d'une importante somme d'argent léguée par Camille Gagnon, originaire de Saint-Jacques. Les travaux commencent en 1916. Au cours de la construction, en 1917, une conflagration détruit un des clochers. L'édifice, terminé l'année suivante, est orné de plusieurs tableaux et statues sauvés de la première église incendiée. En façade, les deux statues occupant les niches répondent à une volonté de monsieur Gagnon. Des travaux de restauration de la maçonnerie sont réalisés en 1997.

L'église de Saint-Jacques est citée en 2008.

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Emplacement

Region administrative :

  • Lanaudière

MRC :

  • Montcalm

Municipalité :

  • Saint-Jacques

Adresse :

  • 110, rue Saint-Jacques

Latitude :

  • 45° 56' 56.5"

Longitude :

  • -73° 34' 16.8"

Désignation cadastrale :

  • Lot 3 844 217

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Références

Notices bibliographiques :

  • CARON-DRICOT, Andrée. Les Caron: une dynastie d'architectes depuis 1867. Nicolet, Les Racontages, 1997. 309 p.
  • CROTEAU, André. Les belles églises du Québec. Vol. 2, Québec et la vallée du Saint-Laurent. Saint-Laurent, Éditions du Trécarré, 1996. 222 p.
  • DAUTH, Gaspard. Le diocèse de Montréal à la fin du dix-neuvième siècle. Montréal, Eusèbe Senécal et Cie., 1900. 800 p.
  • LANOUE, François. Une nouvelle Acadie, Saint-Jacques de l'Achigan, 1772-1972. Joliette, Mise à jour, 1972. 410 p.

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