Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Église de Saint-Thomas-d'Aquin

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Municipalité :

  • Québec

Date :

  • 1954 – 1955 (Construction)
  • 1955‑10‑09 (Bénédiction)
  • vers 1957 (Agrandissement)
  • 2000 (Restauration)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Usage :

  • Services et institutions (Églises, temples, synagogues et mosquées)

Éléments associés

Patrimoine mobilier associé (1)

Personnes associées (4)

Inventaires associés (1)

Images

Carte

Description

L'église de Saint-Thomas-d'Aquin est un lieu de culte de tradition catholique érigé en 1954 et 1955. Le plan de l'édifice à structure en béton armé est composé d'une nef rectangulaire, d'un transept et d'un chœur en saillie terminé par un chevet plat. De plan rectangulaire et peu élevé, la sacristie est implantée dans le prolongement du chœur. L'ensemble possède un parement de granit et est surmonté d'un toit à deux versants droits couvert de bardeaux d'asphalte, dont le faîte est plus haut au-dessus de la nef qu'au-dessus du chœur. La façade est dotée de trois portes à deux vantaux surmontée de tympan triangulaire, le tout surmonté d'une verrière en arc en mitre faite de lancettes. De part et d'autre de la nef, en façade, sont implantés une tour-clocher hors-œuvre à gauche et un passage couvert reliant le presbytère, à droite. La tour-clocher de plan carré comporte une chambre des cloches et une flèche en cuivre surmontée d'une croix. Les élévations latérales sont percées de fenêtres à arc en mitre groupées par trois. L'église est implantée sur un terrain plat, dans un secteur résidentiel et commercial de l'arrondissement municipal de Sainte-Foy – Sillery – Cap-Rouge de la ville de Québec.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

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Informations historiques

À la faveur de la mise en valeur de la seigneurie de Sillery concédée en 1651, la mission Notre-Dame-de-Foy est établie en 1678, puis érigée en paroisse en 1698. La paroisse de Notre-Dame-de-Foy est amputée d'une portion de territoire au sud en 1855 avec l'érection de la paroisse de Saint-Colomb-de-Sillery puis à l'ouest, en 1872, avec l'érection de la paroisse de Saint-Félix. La portion centrale du territoire ne subit plus de changement dans son organisation paroissiale jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, le territoire de la paroisse de Notre-Dame-de-Foy, érigée en municipalité de paroisse en 1855 puis en ville en 1949, se transforme rapidement. Située à proximité de Québec, la ville de Sainte-Foy fait l'objet d'une urbanisation rapide, sa population passant de 3 250 personnes en 1949 à 40 600 en 1964.

Dans le contexte de la suburbanisation qui survient après la Seconde Guerre mondiale, l'Église québécoise suit ses fidèles qui quittent la ville et les quartiers urbains pour s'établir en banlieue. C'est ainsi que les quartiers de banlieue en développement sont systématiquement dotés d'ensembles paroissiaux. Ceux-ci en occupent une place de choix, non plus sur une rue principale comme dans la première moitié du siècle, mais souvent sur de grands îlots entourés de maisons individuelles détachées et d'immeubles d'habitation.

La paroisse Saint-Thomas-d'Aquin est érigée le 25 mars 1950 à partir d'un détachement de la paroisse mère de Notre-Dame-de-Foy. Durant les premières années, les paroissiens se réunissent dans la chapelle de l'institut Saint-Jean-Bosco, situé sur le chemin Sainte-Foy, avant la construction de leur église.

L'église Saint-Thomas-d'Aquin est dessinée par l'architecte Philippe Côté en 1951. L'ingénieur Pierre Warren est associé au projet. Côté propose un lieu de culte d'aspect traditionnel (plan en croix latine, maçonnerie de pierre), mais moderne dans son aspect constructif (structure en béton armé). Côté et ses contemporains qualifient le style de l'église de « gothique moderne » en raison des grands arcs brisés de sa structure intérieure. D'autres églises québécoises adoptent également ce style à l'époque, dont l'église de Notre-Dame-de-Vanier (1948).

Principalement actif dans la région de Québec, Côté est très associé au développement de Sainte-Foy. En 1937, il produit les plans du premier lotissement résidentiel de la municipalité. Il est architecte et urbaniste pour cette même municipalité de 1938 à 1955 et participe alors à la genèse du premier règlement de zonage et de construction de ce secteur, adopté en 1945. Côté est l'auteur des plans du premier hôtel de ville de Sainte Foy.

L'église Saint-Thomas-d'Aquin est mise en chantier par l'entrepreneur Émile Frenette en 1954. Les travaux se terminent en 1955, et l'église est bénie le 9 octobre. L'enveloppe de l'église est alors terminée, et son intérieur est fonctionnel. Son décor intérieur demeure toutefois à compléter. Il s'agit d'une situation courante étant donné les frais importants de construction d'une église. La Fabrique retient les services du sculpteur Lauréat Vallière, qui vient de terminer la décoration de l'église Saint-Dominique de Québec. Vallière, avec l'aide de son fils Robert, est chargé de l'ensemble du décor de l'église, dont les bancs, les autels et le tabernacle, la chaire et le baptistère. Le mobilier en bois de chêne présente une facture sobre et unifiée. Il s'agit d'un exemple tardif d'ensemble religieux sculpté au Québec, dont la tradition s'éteint ensuite. Vallière et son fils terminent les travaux en 1962.

L'église subit peu de modification après la fin des travaux de décoration intérieure. Elle demeure ouverte au culte en 2020.

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Emplacement

Region administrative :

  • Capitale-Nationale

MRC :

  • Québec

Municipalité :

  • Québec

Arrondissement municipal :

  • Sainte-Foy - Sillery

Adresse :

  • 2125, rue Louis-Jolliet

Latitude :

  • 46° 47' 18.8"

Longitude :

  • -71° 16' 6.3"

Désignation cadastrale :

  • Lot 1 737 770

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Références

Liens Internet :

Notices bibliographiques :

  • ALLAIRE, Maurice. « Les 10 ans de la paroisse St-Thomas d'Aquin ». L'Action catholique, 22 mai 1960, p. 1-3.
  • BELISLE, Jean et John R. PORTER. La sculpture ancienne au Québec : trois siècles d'art religieux et profane. Montréal, Éditions de l'Homme, 1986. 503 p.
  • BOURQUE, Hélène, Louise CÔTÉ et Martin DUBOIS. Inventaire analytique des lieux de culte de la ville de Québec : arrondissements de Beauport, de Charlesbourg, de La Haute-Saint-Charles, des Rivières, Laurentien et de Sainte-Foy-Sillery. Vol. Fiches analytiques. Québec, Ville de Québec, Service de l'aménagement du territoire, Division design, architecture et patrimoine, 2003. 166 p.
  • CHAMBRE, Olivier. « L'église Saint-Thomas d'Aquin, à Sainte-Foy ». Architecture, bâtiment, construction. Vol. 12, no 130 (1957), p. 47-49.
  • DÉSY, Léopold. Lauréat Vallière et l'école de sculpture de Saint-Romuald. Québec, Édition La Liberté, 1983. s.p.
  • FRANCOEUR, Marie-Claude et Hélène MICHAUD. histoire de raconter. Sainte-Foy. Itinéraires histoire et patrimoine. Québec, Ville de Québec, 2010. 40 p.
  • GRENIER, Marlène Lucie. L'église Saint-Thomas-d'Aquin : la grande tradition biblique signée Lauréat Vallière. Sillery, Éditions du Camaldule, 2000. 28 p.
  • PAQUET, Janine. « Son Exc. Mgr Roy bénit la nouvelle église de Saint-Thomas d'Aquin, à Ste-Foy - L'intensité de notre foi ». L'Action catholique, 10 octobre 1955, p. 3.
  • ROUTHIER, Gilles. « La rupture des années 1960 ». s.a. L'Atlas historique du Québec [En ligne]. https://atlas.cieq.ca/_PDF/la-rupture-des-annees-1960.pdf
  • s.a. « Future église de la paroisse St-Thomas d'Aquin à Ste-Foy ». Bâtiment, génie, construction (1954), p. 29.
  • TRÉPANIER, Jacques. « À 71 ans, l’artiste Vallière a plus de projets que jamais ». La Patrie du dimanche, 22 mars 1959, p. 12-13.

Multimédias disponibles en ligne :

Numéro du bien :

  • Inventaire des lieux de culte du Québec : 2003-03-141

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