Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Édifice Gérald-Godin

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Édifice Canadian National Railways
  • Édifice du Grand Tronc
  • Édifice Grand Trunk Railroad
  • Grand Trunk Offices

Région administrative :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Date :

  • 1899 – 1902 (Construction)

Usage :

  • Services et institutions (Immeubles de bureaux)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Groupes associés (7)

Personnes associées (2)

Inventaires associés (1)

Carte

Description

Construit entre 1899 et 1902 selon les plans de l'architecte américain Richard A. Waite, le prestigieux siège social de la compagnie du Grand Tronc de chemin de fer du Canada s'élève au coeur du quartier financier de Montréal au début du XXe siècle. Le corps principal du bâtiment, en forme de « U » évasé de cinq étages, fait face à la rue McGill. Deux tours de sept étages viennent souligner les angles du bâtiment au croisement des rues Saint-Paul Ouest et William. Le bâtiment occupe l'ensemble de la parcelle cédée par la Ville de Montréal en 1899. L'ensemble des façades, revêtues en calcaire chamois de l'Indiana et en granit gris de Stanstead, est orné de plusieurs éléments décoratifs complexes tels que des hauts-reliefs et des entablements sculptés. L'entrée de l'édifice est particulièrement majestueuse. Richement décoré au moyen de matériaux exotiques, le vestibule débouche sur un hall comprenant les ascenseurs et le spectaculaire ensemble d'escaliers rehaussé par l'éclairage zénithal du puits de lumière de plus de 3 mètres de large par environ 16 mètres de long. La monumentalité et la richesse des matériaux ont comme objectif d'affirmer la réussite et les ambitions de la compagnie du Grand Tronc.

Le bâtiment est maintenant connu sous le toponyme d'édifice Gérald-Godin, et il se situe dans le site patrimonial de Montréal.

Plan au sol :

En «E»

Nombre d'étages :

5

Groupement :

Détaché

Structure :

  • Métal, ossature métallique

Annexes :

  • Autre
  • Chaufferie
  • Salle mécanique

Saillies :

  • Avant-corps
  • Tour

Fondations :

  • Béton

Élévations :

  • Façade arrière : Brique
  • Toutes les façades : Pierre (Taillée)
  • Façade avant : Pierre (Taillée, À bossages)

Toit :

  • Forme : Plat
    Matériau : Asphalte, bardeaux

Porte principale :

  • bois, à panneaux et vitrage, à imposte et à baies latérales

Autre(s) porte(s) :

  • métallique, à battants

Fenêtre(s) :

  • à arc surbaissé, Fixe
  • Demi-circulaire, Fixe
  • Rectangulaire, Fixe

Éléments architecturaux :

  • Applique
  • Balustrade en fer forgé
  • Bandeau
  • Bas-relief
  • Boiserie ornementale
  • Chambranle
  • Clé
  • Colonne
  • Corniche à modillons
  • Fronton
  • Haut-relief
  • Ornement sculpté
  • Pierre millésimée
  • Pilastre
  • Portail
  • Poteau ouvragé

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Déclaration Situé dans un site patrimonial Gouvernement du Québec 1964-01-08
 
Inventorié --
 

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Informations historiques

L'essor du transport ferroviaire au Canada, à l'aube du XXe siècle, transforme considérablement la manière de construire les sièges sociaux. Dans ce contexte, l'édifice du Grand Tronc est bâti entre 1899 et 1902 afin de séduire les clients. Plusieurs liaisons ferroviaires apparaissent dans la région de Montréal, près de l'ancienne gare Bonaventure, à l'angle des rues Peel et Saint-Jacques. Le transport ferroviaire prend beaucoup d'ampleur à Montréal. Entre 1881 et 1900, la compagnie du Grand Tronc prend de l'expansion : le nombre d'employés double et son réseau quadruple. La compagnie établit un nouveau siège social rue McGill, près de dix ans après la construction du siège social du Canadien Pacifique, sa principale rivale.

Érigé sur des terrains gracieusement offerts par la Ville de Montréal en l'échange de l'obligation d'y maintenir le siège social pendant vingt ans, l'édifice du Grand Tronc est dessiné par l'architecte Richard A. Waite. Ce choix d'un architecte américain plutôt que britannique surprend. Le bâtiment est l'un des meilleurs exemples de l'emploi du style Beaux-Arts américain à Montréal. L'édifice se démarque par son volume monumental, son plan en « U », ses cinq étages, son avant-corps central avec une horloge au sommet, ses tours d'angle hautes de sept étages et la richesse de l'ornementation classique des trois façades principales. L'édifice, conçu pour loger confortablement cinq cents employés, est revêtu d'un granit gris de Stanstead pour la base, d'un calcaire chamois provenant d'Indiana, de pierre calcaire à bossage de Montréal et de brique chamois, l'utilisation de ces deux derniers matériaux étant limitée aux façades arrière. Les façades se divisent en 3 registres qui forment un ensemble richement ornementé. Le premier registre avec ses grandes ouvertures à arc surbaissé et ses clés de voûte est tout simplement remarquable et regroupe le rez-de-chaussée et le premier étage. Le second registre comprend les deux étages suivants et se caractérise par les colonnes engagées qui ornent la façade sur la rue McGill. Finalement, le denier registre forme l'attique richement ciselé, couronné par une corniche à modillons largement débordante.

L'architecture intérieure est tout aussi unique que celle de l'extérieure. Les matériaux exotiques choisis pour le vestibule témoignent des efforts mis en oeuvre pour illustrer les ambitions de la compagnie : marbres provenant de six pays, céramique anglaise et bois massifs ne sont que des exemples de l'extravagance de l'époque. Mais c'est l'escalier principal situé au centre des salles des pas perdus et illuminé par un gigantesque puits de lumière qui retient l'attention par son élégance et ses proportions.

Le gouvernement du Québec devient propriétaire de l'édifice en 1961, à la suite du déménagement du Canadien National (dont le Grand Tronc devient une composante en 1922) près de la gare centrale.

Le bâtiment est dans un état d'authenticité exceptionnel depuis sa construction. Il est recyclé en 1987 par la Société Immobilière du Québec (maintenant la Société québécoise des infrastructures). Cette intervention a eu des effets remarquablement efficaces sur l'aspect physique du bâtiment. Les efforts déployés pour redonner à l'édifice son apparence d'antan sont un gage de succès de la pérennité de cette oeuvre unique. L'ensemble de l'escalier et des salles des pas perdus ont été conservés. Les garde-corps ont cependant été rehaussés afin de répondre aux normes. Toutefois, les espaces à bureau ont été considérablement modifiés afin d'accueillir le ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration. La salle des pas perdus du rez-de-chaussée a aussi été modifiée en profondeur par le déplacement des ascenseurs de l'ouest au sud. Il n'est demeure pas moins que l'intégration architecturale et le respect du caractère d'origine dans la restauration de ce bâtiment est remarquable.

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Emplacement

Region administrative :

  • Montréal

MRC :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Arrondissement municipal :

  • Ville-Marie

Adresse :

  • 360, rue McGill

Localisation informelle :

Situé en bordure du quartier international et dans le site patrimoniale de Montréal, l'édifice Gérald-Godin s'élève dans le quadrilatère formé par les rues McGill, Saint-Paul Ouest, William et De Longueuil.

Latitude :

  • 45° 30' 0.2"

Longitude :

  • -73° 33' 23.4"

Désignation cadastrale :

  • Lot 1 179 877

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Références

Liens Internet :

Notices bibliographiques :

  • Communauté urbaine de Montréal. Architecture commerciale II : les hôtels, les immeubles de bureaux. Répertoire d'architecture traditionnelle sur le territoire de la communauté urbaine de Montréal, 8. Montréal, Communauté urbaine de Montréal, Service de la planification du territoire, 1983. 317 p.
  • PINARD, Guy. Montréal, son histoire, son architecture. Vol. 4. Montréal, Éditions du Méridien, 1991. 504 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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