Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Église Saint-John-the-Evangelist

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Église anglicane St. John the Evangelist

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Municipalité :

  • Portneuf

Date :

  • 1884 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Anglicanisme)

Usage :

  • Services et institutions (Églises, temples, synagogues et mosquées)

Éléments associés

Personnes associées (3)

Carte

Description

L'église Saint-John-the-Evangelist est un lieu de culte de tradition anglicane construit en 1884. D'une architecture simple, inspirée du néogothique, l'édifice en bois de petites dimensions présente un plan rectangulaire composé d'une nef à un vaisseau et d'un choeur à chevet plat. La façade ouest est surmontée d'un clocheton qui couronne le faîte du toit aigu à deux versants droits. Les murs de long pan sont rythmés de contreforts, et celui du côté de la route comporte un porche d'entrée qui donne accès à l'intérieur. L'église s'élève à proximité de l'ancien presbytère sur un terrain comprenant des arbres matures. Elle est érigée le long de la rue, à l'extrémité est du noyau villageois de la ville de Portneuf.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment ainsi qu'au terrain sur lequel il s'élève.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Portneuf) 2007-03-12
 

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Valeur patrimoniale

L'église Saint-John-the-Evangelist présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Cette église témoigne de l'influence de l'architecture religieuse néogothique anglaise du XIXe siècle, telle qu'elle est conçue par les sociétés d'étude sur l'architecture gothique de Grande-Bretagne, dont la Cambridge Camden Society. Ces sociétés de confession anglicane comptent parmi leurs membres des dignitaires du clergé. Elles reconnaissent dans l'architecture gothique l'expression même de la religion. Elles recommandent, pour les petites églises paroissiales, une architecture simple modelée sur les églises rurales de la période gothique du Moyen Âge. L'église Saint-John-the-Evangelist est érigée selon les plans de l'architecte reconnu Harry Staveley (1848-1925), de Québec. Pour plusieurs édifices religieux qu'il dessine, Staveley s'inspire des modèles proposés par les sociétés comme la Cambridge Camden Society. Cette église est représentative des églises rurales de tradition anglicane construites au cours du XIXe siècle au Québec. Ses caractéristiques sont ses petites dimensions, son volume simple composé d'un corps de bâtiment rectangulaire et d'un toit aigu à deux versants droits, son porche disposé sur le mur de long pan et ses détails néogothiques tels que des contreforts et des ouvertures en arc brisé placés en alternance régulière. L'église Saint-John-the-Evangelist figure comme l'une des seules églises anglicanes qui témoignent de l'influence des sociétés britanniques sur l'architecture religieuse du XIXe siècle dans la région de Portneuf.

L'église Saint-John-the-Evangelist présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Elle évoque l'établissement d'une communauté anglicane dans le village de Portneuf au XIXe siècle. Dans les premières décennies de ce siècle, des Britanniques s'installent dans la région de Portneuf où ils forment des petites communautés. Parmi elles figurent notamment les hameaux de Bourg-Louis-Station et de Halesboro. Le premier est implanté au sud de Saint-Raymond, où s'élève l'église Saint-Bartholomew (1840). Le deuxième est situé dans la municipalité de Notre-Dame-de-Portneuf, lieu de l'église Christ Church (1842, incendiée en 2005). Ces communautés sont desservies à partir de 1874 par James Benjamin Debbage, ministre de l'Église d'Angleterre, qui demeure dans le village de Portneuf. L'église Saint-John-the-Evangelist est construite en 1884 par l'entrepreneur John Hatch (né vers 1858). C'est le troisième lieu de culte anglican de la région. Debbage a été le premier pasteur résidant à desservir cette communauté.

Source : Ville de Portneuf, 2007.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de l'église Saint-John-the-Evangelist liés à ses valeurs architecturale et historique comprennent, notamment :
- son volume, dont le plan rectangulaire composé d'une nef à un vaisseau et d'un choeur à chevet plat, le soubassement exhaussé, le toit aigu à deux versants droits couvert de tôle et le clocheton à l'extrémité ouest du faîte;
- la façade ouest, dont la baie jumelée triple en arc brisé au centre, le quatrefeuilles au centre du pignon et le revêtement en planche à clins;
- le mur de long pan nord, dont le porche à pignon aigu encadré de contreforts et percé d'une porte en arc brisé coiffée d'une archivolte, les contreforts en alternance régulière avec le porche et les étroites fenêtres ébrasées en arc brisé, les modillons et le revêtement en planche à clins;
- le mur de chevet, dont la baie jumelée triple en arc brisé au centre et le revêtement en planche à clins;
- le mur de long pan sud, dont les contreforts en alternance régulière avec les étroites fenêtres ébrasées en arc brisé, la cheminée en brique rouge et le revêtement en planche à clins;
- sa situation sur un terrain comprenant des arbres matures, à l'est du noyau villageois de la ville de Portneuf;
- son implantation en retrait et parallèlement à la rue.

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Informations historiques

Au XIXe siècle, des Britanniques s'établissent dans la région de Portneuf. Ils y forment des petites communautés parmi lesquelles figurent notamment deux hameaux : Bourg-Louis-Station, implanté au sud de Saint-Raymond, où ils érigent l'église Saint-Bartholomew (1840); Halesboro, situé dans la municipalité de Notre-Dame-de-Portneuf, où ils élèvent l'église Christ Church (1842, incendiée en 2005). Ces hameaux sont desservis à partir de 1874 par James Benjamin Debbage, ministre de l'Église d'Angleterre. Il demeure dans le village de Portneuf où vit également une petite communauté anglicane. Cette dernière commande en 1883 les plans d'une église à l'architecte reconnu Harry Staveley (1848-1925), de Québec. L'église Saint-John-the-Evangelist, troisième lieu de culte anglican de la région, est construite en 1884 par l'entrepreneur John Hatch (né vers 1858). Debbage en devient alors le premier pasteur résidant. Le temple est implanté de biais avec l'ancien manoir seigneurial de la baronnie de Portneuf, érigé entre 1762 et 1788. Le presbytère est construit à proximité de l'église à la même époque.

Staveley est très actif auprès de la bourgeoisie anglophone et auprès du diocèse anglican de Québec. Il s'inspire ici des plans proposés par les sociétés d'étude sur l'architecture gothique de Grande-Bretagne, telle la Cambridge Camden Society. Cette société, qui compte parmi ses membres des dignitaires du clergé anglican, marque l'architecture des églises anglicanes du XIXe siècle. Elle reconnaît dans l'architecture gothique l'expression même de la religion anglicane.

Staveley applique à l'église certaines caractéristiques suggérées par la Cambridge Camden Society. Celle-ci recommande, pour les petites églises paroissiales, une architecture modelée sur les églises rurales de la période gothique du Moyen Âge. L'architecte dote ainsi cette église d'un volume simple, avec un corps de bâtiment rectangulaire peu exhaussé du sol et un toit aigu à deux versants droits. Il dispose le porche d'entrée sur le mur de long pan et ajoute des détails néogothiques tels que des contreforts et des ouvertures en arc brisé. Pour l'intérieur, il utilise le bois comme matériau et couvre l'espace d'une voûte lambrissée supportée par une charpente apparente. Il délimite le choeur par un jubé muni d'un grand arc brisé, tel que le propose cette société.

Le décor de l'église est complété de vitraux, très élaborés pour certains. Ceux qui ornent la triple baie du choeur sont offerts en 1884 par la paroisse Saint-Matthew de Québec. Leurs pendants sur le mur ouest, don de la famille Greenough, sont installés en 1890. Quant aux vitraux des murs de long pan, donnés par d'autres membres de la communauté anglicane, ils sont ajoutés à différentes époques.

Quelques modifications sont effectuées sur l'église dans la première moitié du XXe siècle. Son toit est couvert de tôle en 1905, en remplacement de la couverture de bardeaux, et les fondations sont refaites en béton. En 1910, ses murs extérieurs, jusqu'alors en planches verticales à couvre-joints, sont revêtus de planches à clins. À l'intérieur, le choeur est muni d'un nouvel autel en chêne vers 1923, réalisé à la mémoire de James Benjamin Debbage. Sur les murs de la nef, des plaques commémorent des fidèles blessés ou morts au combat lors des deux guerres mondiales. En 1943, les fondations sont élevées à la hauteur actuelle.

De 1944 à 1996, l'église est utilisée en alternance par les anglicans et les fidèles de l'Église unie du Canada. Ils partagent également l'entretien du lieu. Depuis 1996, seuls les anglicans y célèbrent dix offices religieux chaque année. Le temple sert aussi à l'occasion à la célébration de mariages, de baptêmes et de funérailles. De 2003 à 2006, l'Église Baptiste du fleuve loue l'église aux anglicans et y tient un service religieux une fois par semaine.

L'église Saint-John-the-Evangelist est citée en 2007.

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Emplacement

Region administrative :

  • Capitale-Nationale

MRC :

  • Portneuf

Municipalité :

  • Portneuf

Adresse :

  • 92, 1e Avenue

Latitude :

  • 46° 41' 38.6"

Longitude :

  • -71° 52' 38.4"

Désignation cadastrale :

  • Lot 2 980 942

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Références

Liens Internet :

Notices bibliographiques :

  • BOURQUE, Hélène et Paul LABRECQUE. Inventaire et évaluation patrimoniale des églises de la MRC de Portneuf : rapport d'expertise. Donnacona, Comité multisectoriel du patrimoine religieux de Portneuf, 2000. s.p.
  • BOURQUE, Hélène et Paul LABRECQUE. Les églises et les chapelles de Portneuf. Cap-Santé, MRC de Portneuf, 2000. 75 p.
  • s.a. Centenaire de Portneuf, 8-9-10-11-12 juillet 1961 : album souvenir, 1861-1961. Portneuf, Comité du centenaire, 1961. 96 p.

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