Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Site du patrimoine de la Côte-des-Érables

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Secteur de la côte des Érables de l'arrondissement Les Rivières

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Municipalité :

  • Québec

Usage :

  • Non applicable

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (33)

Images

Carte

Description

Le site du patrimoine de la Côte-des-Érables est un secteur résidentiel comptant une cinquantaine de bâtiments. Il est principalement composé de maisons et d'anciennes dépendances agricoles datant de la fin du XVIIIe siècle à la première moitié du XXe siècle. Plusieurs maisons construites après 1960 complètent l'ensemble. Le site, incluant les terrains de part et d'autre de la côte des Érables entre la limite nord-est de cette rue et le boulevard Bastien, présente un périmètre irrégulier. Il est situé dans le secteur Lebourgneuf de l'arrondissement municipal Les Rivières, dans la ville de Québec.

Ce bien est cité site patrimonial. La protection s'applique aux terrains ainsi qu'à l'enveloppe extérieure des constructions qui s'y élèvent.

Haut de la page

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Site patrimonial Municipalité (Québec) 2007-05-22
 

Haut de la page

Valeur patrimoniale

Le site du patrimoine de la Côte-des-Érables présente un intérêt pour sa valeur historique. Cet endroit est un ancien secteur à vocation agricole dont l'établissement remonte au XVIIe siècle. Dès 1707, presque toutes les terres de la seigneurie Saint-Ignace sont déjà concédées. Les premiers colons s'établissent dans le rang Saint-Bernard, devenu plus tard la côte des Érables, sur des lots étroits et profonds. Ce parcellaire est modifié au cours des siècles; cependant, la forme rectangulaire des lots est encore visible. Plusieurs caractéristiques liées à l'implantation agricole traditionnelle sont également perceptibles, notamment les maisons construites en retrait de la voie publique et la disposition des dépendances agricoles à l'arrière de celles-ci. Le site possède une importante concentration de bâtiments de fermes; il témoigne ainsi du passé agricole du secteur. Certaines propriétés comptent trois ou quatre dépendances servant à diverses fonctions : écurie, poulaillers, granges-étables, remises, fournils et garages. Le secteur comprend également un exemple d'un type architectural rare, soit la maison-bloc. Celle-ci regroupe sous le même toit le logis et la grange-étable. Les bâtiments du site du patrimoine de la Côte-des-Érables évoquent ainsi la diversité des activités agricoles animant le secteur Lebourgneuf entre le XVIIIe siècle et la première moitié du XXe siècle.

Le site du patrimoine de la Côte-des-Érables présente aussi un intérêt pour sa valeur architecturale. Le site comprend plusieurs maisons témoignant des différentes influences stylistiques qui ont marqué l'architecture résidentielle rurale québécoise du XVIIIe au XXe siècle. Le secteur compte notamment une demeure d'inspiration française de la fin du XVIIIe siècle et plusieurs maisons d'inspiration néoclassique construites au milieu du XIXe siècle. Il comporte aussi quelques résidences du XXe siècle illustrant l'influence du style Second Empire et de l'architecture états-unienne. La plupart de ces maisons possèdent une ornementation et un parement de planches horizontales bien conservés. Par ailleurs, les nombreuses dépendances agricoles construites entre 1840 et 1945 révèlent la persistance des savoir-faire traditionnels dans l'architecture agricole. Elles montrent l'emploi de formes et de matériaux semblables tout au long des XIXe et XXe siècles. Le site du patrimoine de la Côte-des-Érables illustre donc la diversité des styles architecturaux marquant l'architecture résidentielle du secteur ainsi que la perpétuation des formes traditionnelles dans l'architecture agricole.

Source : Ville de Québec, 2008.

Haut de la page

Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du site du patrimoine de la Côte-des-Érables liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- les traces du parcellaire d'origine (lots étroits et profonds);
- l'implantation des maisons en retrait de la voie publique et l'implantation des bâtiments secondaires à l'arrière des résidences;
- la concentration de bâtiments agricoles (écurie, poulailler, garage, grange-étable, remise et fournil);
- sa situation dans le secteur Lebourgneuf;
- les caractéristiques de l'architecture résidentielle, notamment les volumes, dont les plans simples (rectangulaires ou carrés), l'élévation d'un étage et demi ou de deux étages et les toits de formes variées (à deux versants droits, à deux versants à larmiers retroussés, à demi-croupes, en pavillon et mansardés), les matériaux, dont les soubassements en pierre, les parements de planches horizontales (certains en planche à feuillure), de planches verticales, en amiante ou de bardeaux de bois, les couvertures de tôle et les éléments architecturaux et ornementaux en bois, les ouvertures, dont les fenêtres rectangulaires à carreaux disposées symétriquement, les portes (certaines surmontées d'une imposte, inscrites dans un portail composé de pilastres et d'un entablement ou encadrées de baies latérales), les lucarnes à croupe ou à pignon, les soupiraux et les chambranles, les éléments ornementaux, dont les garde-corps, les poutres et les aisseliers menuisés ainsi que les corniches à consoles, les galeries, les escaliers, et les souches de cheminée (situées aux murs pignons ou sur le faîte central);
- les caractéristiques de l'architecture agricole, notamment les volumes, dont les plans rectangulaires, l'élévation d'un ou deux niveaux et les toits à deux versants droits (dont un muni d'une poutre de faîtage saillante protégée par un avant-toit), à deux versants à larmiers retroussés, en appentis ou en pavillon, les matériaux, dont les soubassements en pierre ou sur pilotis, les parements de planches horizontales, de planches verticales, de bardeaux ou de tôle et les couvertures de bardeaux de cèdre ou de tôle, les ouvertures, dont les fenêtres rectangulaires à carreaux, les fenêtres de petites dimensions, les portes à double vantail ou à glissière (une inscrite dans un arc surbaissé) et les chambranles menuisés, les souches de cheminée (en brique ou en pierre), ainsi que les annexes en appentis.

Haut de la page

Informations historiques

Le site du patrimoine de la Côte-des-Érables est situé sur le territoire de l'ancienne seigneurie Saint-Ignace, créée en 1647. En 1707, les terres de la seigneurie, divisées en lots étroits et très profonds, sont déjà presque toutes concédées. Les colons s'établissent de part et d'autre du rang Saint-Bernard, correspondant à la côte des Érables. Ce chemin fait la liaison entre les villages de Charlesbourg et de La Jeune-Lorette. Les bâtiments composant les premières fermes sont graduellement remplacés à partir de la fin du XVIIIe siècle. La résidence la plus ancienne du secteur, et encore existante, est vraisemblablement bâtie vers 1780. Plusieurs maisons rurales d'inspiration néoclassique datent de la seconde moitié du XIXe siècle.

Vers 1880, la compagnie du chemin de fer de Québec et du Lac Saint-Jean entreprend la construction d'une voie ferrée enjambant la côte des Érables. De nombreuses terres agricoles sont alors scindées en deux. Au tournant du XXe siècle, deux résidences et une école de rang d'influence Second Empire s'ajoutent au site. Plusieurs propriétaires font construire de nouvelles dépendances agricoles entre 1900 et 1915. Cet environnement rural est de nouveau transformé au début du XXe siècle par la création d'une carrière aux limites nord-est du site. L'agrandissement de cette exploitation d'extraction vers 1930 entraîne la démolition d'au moins une maison datant du milieu du XIXe siècle. La première moitié du XXe siècle est aussi marquée par l'édification de maisons inspirées de courants architecturaux d'origine états-unienne.

Au milieu du XXe siècle, l'école de rang est transformée en hôtel de ville (ancienne municipalité de Charlesbourg-Ouest), avant d'être utilisée comme édifice à logements. En 1958, la compagnie Quebec Power obtient l'autorisation de construire une station électrique au nord de la côte des Érables. Les terrains de plusieurs propriétés sont alors divisés. Le morcellement des terres agricoles se poursuit dans les années 1960 avec l'ouverture de nouvelles rues et la création de nouveaux lots pour la construction résidentielle. En 1999, le chemin de fer est transformé en piste cyclable.

Le site du patrimoine de la Côte-des-Érables est constitué en 2007. Il est devenu un site patrimonial cité à l'entrée en vigueur de la Loi sur le patrimoine culturel en 2012.

Haut de la page

Emplacement

Region administrative :

  • Capitale-Nationale

MRC :

  • Québec

Municipalité :

  • Québec

Arrondissement municipal :

  • Les Rivières

Lieux-dits :

  • Charlesbourg-Ouest

Latitude :

  • 46° 51' 6.3"

Longitude :

  • -71° 18' 23.5"

Désignation cadastrale :

  • Lot 1 021 557 Ptie
  • Lot 1 021 692
  • Lot 1 021 693
  • Lot 1 021 694
  • Lot 1 021 695
  • Lot 1 021 696
  • Lot 1 021 698
  • Lot 1 021 699
  • Lot 1 021 701
  • Lot 1 021 702
  • Lot 1 021 703
  • Lot 1 021 704
  • Lot 1 021 705
  • Lot 1 022 190
  • Lot 1 022 191
  • Lot 1 022 231
  • Lot 1 119 930
  • Lot 1 119 931
  • Lot 1 146 228
  • Lot 1 146 229
  • Lot 1 146 238
  • Lot 1 146 239
  • Lot 1 146 241
  • Lot 1 146 242
  • Lot 1 146 270
  • Lot 1 146 271
  • Lot 1 146 345
  • Lot 1 146 346
  • Lot 1 146 347
  • Lot 1 146 385
  • Lot 1 146 386
  • Lot 1 146 389
  • Lot 1 146 393
  • Lot 1 146 470 Ptie
  • Lot 1 147 880
  • Lot 1 457 468
  • Lot 1 457 472
  • Lot 2 453 955
  • Lot 2 453 956 Ptie
  • Lot 2 482 124 Ptie
  • Lot 2 945 288 Ptie
  • Lot 3 506 087
  • Lot 3 506 088

Haut de la page

Références

Notices bibliographiques :

  • Bergeron Gagnon, Inc. Secteur de la côte des Érables. Arrondissement des Rivières : Mise à jour des dossiers de propriété et analyse de la pertinence du statut de «site du patrimoine». Québec, Ville de Québec, 2006. 53 p.
  • BLANCHET, Danielle et Denis MUNGER. Charlesbourg-Ouest : trois siècles d'architecture rurale. Québec, Ville de Québec : Service de l'urbanisme, 1985. 168 p.
  • BLANCHET, Danielle. Lebourgneuf : un cadre champêtre. Québec, Ville de Québec, 1988. 27 p.

Multimédias disponibles en ligne :

Haut de la page

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2013