Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Phare de L'Échouerie

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Phare du Cap-Alright

Région administrative :

  • Gaspésie--Îles-de-la-Madeleine

Municipalité :

  • Les Îles-de-la-Madeleine

Date :

  • 1928 –  (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine maritime et fluvial

Usage :

  • Transport, communication et services publics (Phares et aides à la navigation)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Inventaires associés (1)

Carte

Description

Le phare de L'Échouerie est une installation côtière d'aide à la navigation construite en 1928. Cette structure en bois de petite dimension est peinte en blanc et rouge. Elle se compose d'une tour à base carrée surmontée d'une lanterne, également carrée. La lanterne est entourée d'une galerie protégée par un garde-corps métallique. Le phare de L'Échouerie est érigé sur une pointe rocheuse qui s'avance dans le golfe du Saint-Laurent et jouit d'une vue sur l'île d'Entrée. Il est situé à l'extrémité est de l'île du Havre-aux-Maisons, au sein d'un paysage escarpé, dans la municipalité des Îles-de-la-Madeleine.

Ce bien est cité immeuble patrimonial.

Haut de la page

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Les Îles-de-la-Madeleine) 2006-01-17
 

Haut de la page

Valeur patrimoniale

Le phare de L'Échouerie présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Il témoigne de la volonté du ministère de la Marine et des Pêches du Canada de sécuriser le corridor maritime du golfe du Saint-Laurent, où se produisent de fréquents naufrages. La première phase de construction de phares aux Îles-de-la-Madeleine a lieu de 1870 à 1874. Quatre structures sont érigées durant cette période : au Rocher-aux-Oiseaux en 1870, à l'Anse-à-la-Cabane en 1870 et 1871, puis à l'île d'Entrée et à l'Étang-du-Nord en 1874. Deux autres phares sont construits en 1905 et en 1911, soit à l'île Brion et au cap Shea. Le phare de L'Échouerie est le dernier phare construit sur l'archipel, en excluant la reconstruction du phare du Borgot (reconstruit en 1967 et 1987) et du phare de l'Île-d'Entrée (reconstruit en 1969). Au moins une dizaine de naufrages sont répertoriés dans les eaux particulièrement dangereuses entourant le Cap-Alright. L'endroit est cité dès le XVIe siècle dans les récits des navigateurs et sur les cartes anciennes. Le phare de L'Échouerie évoque l'histoire de la navigation dans le golfe Saint-Laurent.

Le phare de L'Échouerie présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Le phare est construit selon un modèle élaboré par les ingénieurs du ministère de la Marine dans le dernier quart du XIXe siècle. Ce type de phare en bois à base carrée, de petite dimension et au volume en forme de pyramide tronquée est souvent utilisé au Canada. Il est retenu pour sa simplicité et pour ses frais de construction peu élevés. Des modèles similaires se retrouvent notamment à Bonaventure (1902) et sur l'îlot Deep River dans la rivière des Outaouais (1873). D'une hauteur de 8,3 mètres, le phare de L'Échouerie est le plus petit des îles de la Madeleine. Son architecture simple et fonctionnelle ainsi que sa petite taille sont soulignées par sa situation particulière. En effet, il est situé au sein d'un paysage au relief très accentué composé de hautes collines et de falaises de grès.

Le phare de L'Échouerie présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur emblématique. La municipalité des Îles-de-la-Madeleine compte cinq phares encore fonctionnels et accessibles. Ils constituent des éléments prédominants de son paysage architectural maritime. En plus de leur rôle d'aide à la navigation, les phares représentent toujours des repères maritimes pour les pêcheurs et les plaisanciers. Ils constituent aussi des repères terrestres pour chacun de leur village respectif. Plus de 700 naufrages sont répertoriés au fil des ans dans cette région insulaire. La valeur symbolique de guide et de porteurs de lumière des phares demeure présente dans l'imaginaire collectif des Madelinots. L'histoire des phares est intimement liée à celle des îles de la Madeleine, et les insulaires leur manifestent un attachement réel.

Source : Municipalité des Îles-de-la-Madeleine, 2008.

Haut de la page

Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du phare de L'Échouerie liés à ses valeurs historique, architecturale et identitaire comprennent, notamment :
- son volume, dont la tour à base carrée en forme de pyramide tronquée, la lanterne carrée au toit en pavillon et la galerie entourée d'un garde-corps;
- ses matériaux, dont le parement en bardeau de cèdre peint en blanc, le bois des ouvertures et le métal du garde-corps, la couverture en tôle de la lanterne;
- ses ouvertures, dont les baies vitrées de la lanterne sur trois façades, l'unique fenêtre à six carreaux de la tour, la porte d'entrée à la base de la tour, la porte de la lanterne ainsi que les chambranles;
- ses ornements peints en rouge, dont la corniche de la plate-forme soutenant la lanterne, la corniche du toit de la lanterne, les planches cornières et les encadrements des baies sur la lanterne;
- son soubassement en ciment peint en rouge;
- sa situation sur une pointe rocheuse s'avançant dans le golfe du Saint-Laurent, au sein d'un paysage escarpé composé de hautes collines et de falaises de grès.

Haut de la page

Informations historiques

Le phare de L'Échouerie est érigé en 1928 à l'extrémité est de l'île du Havre-aux-Maisons, aux îles de la Madeleine. Il s'agit du dernier phare construit sur l'archipel durant une importante période de balisage entreprise par le ministère de la Marine et des Pêches du Canada. En effet, de nombreux phares sont érigés à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Ils viennent sécuriser le corridor maritime du golfe du Saint-Laurent, où se produisent de fréquents naufrages. Les eaux entourant le Cap-Alright sont considérées comme particulièrement dangereuses. L'endroit est mentionné dès le XVIe siècle dans les récits de navigateurs et sur les cartes.

Le phare est construit selon un modèle élaboré par les ingénieurs du ministère de la Marine dans le dernier quart du XIXe siècle. Ce type de phare en bois à base carrée, de petites dimensions et au volume en forme de pyramide tronquée est souvent utilisé au Canada. Il est retenu pour sa simplicité et pour ses frais de construction peu élevés. D'une hauteur de 8,3 mètres, le phare de L'Échouerie est le plus petit des îles de la Madeleine.

Le phare de L'Échouerie se trouve dans un endroit facilement accessible à pied et à proximité de plusieurs attraits touristiques. Il est visité chaque jour de la saison estivale par des groupes de voyageurs. Plusieurs fois photographié, il apparaît dans des dizaines de publications. En 2005, Postes Canada en fait une image emblématique du pays.

Le phare de L'Échouerie est cité en 2006.

Haut de la page

Emplacement

Region administrative :

  • Gaspésie--Îles-de-la-Madeleine

MRC :

  • Les Îles-de-la-Madeleine

Municipalité :

  • Les Îles-de-la-Madeleine

Adresse :

  • chemin des Échoueries

Lieux-dits :

  • Havre-aux-Maisons

Localisation informelle :

Situé à l'extrémité est de l'île du Havre-aux-Maisons.

Latitude :

  • 47° 23' 27.5"

Longitude :

  • -61° 46' 25.0"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Îles-de-la-Madeleine Île-du-Havre-aux-Maisons Absent 1088

Haut de la page

Références

Notices bibliographiques :

  • BOUCHARD, Claude et George FISHER. Sentinels in the Stream : Lighthouses of the St. Lawrence River. s.l. The Boston Mills Press, 2001. s.p.
  • HALLEY, Patrice. Les sentinelles du Saint-Laurent. Sur la route des phares du Québec. Montréal, Éditions de l'Homme, 2002. 246 p.

Multimédias disponibles en ligne :

Haut de la page

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2013