Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Église Sainte-Catherine-Labouré

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Chapelle de Kinnear's Mills

Région administrative :

  • Chaudière-Appalaches

Municipalité :

  • Kinnear's Mills

Date :

  • 1950 – 1951 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine industriel
  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Usage :

  • Services et institutions (Églises, temples, synagogues et mosquées)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Personnes associées (4)

Inventaires associés (2)

Carte

Description

L'église catholique de Sainte-Catherine-Labouré a été construite entre 1950 et 1951 dans le village de Kinnear's Mills. Jean-Berchmans Gagnon en est l'architecte, tandis que le constructeur est Amédée Laflamme.

Sa façade principale et ses côtés sont recouverts de bardeaux d'amiante-ciment de forme rectangulaire peints en blanc. Son porche et sa niche sont mis en valeur par un recouvrement partiel de planches à clins peintes de couleur bordeaux. Une moulure de bois insérée entre les fondations et l'élévation rappelle cette couleur sur les autres façades. Son toit en bardeaux d'asphalte est orné de lucarnes-pignons. Un agrandissement dans un matériel imitant le bardeau d'amiante semble avoir été fait sur l'arrière du bâtiment.

Le style de l'église Sainte-Catherine-Labouré rappelle l'apport de l'architecte bénédictin Paul Bellot (1876-1944) à l'architecture religieuse québécoise de tradition catholique par son volume trapu, l'alternance des fenêtres passantes et des fenêtres triples couronnées d'un arc en mitre ainsi que par le porche en façade.

Plan au sol :

Rectangulaire

Nombre d'étages :

1

Groupement :

Détaché

Structure :

  • Bois, charpente claire

Annexes :

  • Agrandissement

Saillies :

  • Cheminée
  • Clocher
  • Entrée de cave
  • Escalier
  • Galerie
  • Perron
  • Porche

Fondations :

  • Béton
  • Brique

Élévations :

  • Façade arrière : Matériau contemporain (Fibres de bois agglomérées (masonite)), Composite (Amiante-ciment, bardeau)
  • Façade droite : Matériau contemporain (Fibres de bois agglomérées (masonite)), Composite (Amiante-ciment, bardeau)
  • Façade gauche : Composite (Amiante-ciment, bardeau)
  • Façade avant : Bois (Planche à clins), Composite (Amiante-ciment, bardeau)

Toit :

  • Forme : À deux versants droits
    Matériau : Asphalte, bardeaux

Porte principale :

  • bois massif et vitrage

Autre(s) porte(s) :

  • bois, à panneaux
  • bois, à panneaux et vitrage
  • métallique, à imposte
  • métallique

Fenêtre(s) :

  • à arc en mître, À guillotine
  • à arc en mître, Fixe
  • carrée, Contemporaine
  • en losange, Fixe

Lucarne(s) :

  • À fenêtre pendante

Éléments architecturaux :

  • Acrotère
  • Balustrade en fer forgé
  • Retour de l'avant-toit

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Situé dans un site patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2012-10-19

Statuts antérieurs

  • Reconnaissance, 1985-03-22
 

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Informations historiques

Le site des églises de Kinnear's Mills évoque la diversité religieuse de la population des Cantons de l'Est. Le village fait partie du canton de Leeds, peuplé par des immigrants britanniques arrivés à Québec au cours des années 1820. Parmi eux figurent des presbytériens et des méthodistes, qui sont desservis à partir des années 1830 par des prêcheurs itinérants. Au début de la décennie suivante, une mission catholique est ouverte pour répondre aux besoins des Irlandais et des Canadiens français. Finalement, les anglicans fondent une mission dans le village vers 1860.

Le village s'est développé à proximité de deux moulins appartenant à John Lambie, l'un à bois et l'autre à farine, érigés le long de la rivière Osgood. Le premier a été construit par ce dernier en 1823. James Kinnear (1818-1901) prend la relève de Lambie vers 1840 et opère seul les deux moulins. En 1842, il s'établit dans sa propre demeure et épouse Harriet Wilson, qui ouvre peu après un magasin général. Le village commence alors à se former autour de ces bâtiments et se développe jusqu'à la fin du 19e siècle.

En 1842, une première chapelle catholique est élevée en périphérie du village. Elle sert au culte jusqu'à sa vente et sa démolition en 1896. Puis, durant une cinquantaine d'années, les catholiques assistent aux offices à Leeds. Un second lieu de culte permet de desservir la population entre 1922 à 1925, mais ce n'est qu'en 1947 que les démarches entreprises cinq ans plus tôt mènent à la création de la desserte de Kinnear's Mills. L'église actuelle, dédiée à sainte Catherine Labouré, est construite entre 1950 et 1951 à l'emplacement de la desserte temporaire, d'après les plans de Jean-Berchmans Gagnon, un architecte de Thetford Mines. La couverture de bardeaux d'amiante-ciment de cette église témoigne de l'accessibilité de ce minéral au milieu du 20e siècle dans la région des Appalaches. Le lieu de culte, symbole fort de l'appartenance de la communauté, témoigne ainsi à la fois de la fierté de la population pour l'industrie minière et de l'importance de celle-ci.

Le site patrimonial des Églises-de-Kinnear's Mills est reconnu en 1985. Ce bien est devenu classé à l'entrée en vigueur de la Loi sur le patrimoine culturel en 2012.

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Emplacement

Region administrative :

  • Chaudière-Appalaches

MRC :

  • Les Appalaches

Municipalité :

  • Kinnear's Mills

Adresse :

  • rue des Églises

Latitude :

  • 46° 13' 13.2"

Longitude :

  • -71° 22' 48.9"

Désignation cadastrale :

  • Lot 4 913 217

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Références

Liens Internet :

Notices bibliographiques :

  • GAUDARD, Serge. Voyage au coeur des Appalaches : guide des curiosités minérales de la MRC de l'Amiante. Thetford Mines, Musée minéralogique et minier de Thetford Mines, 1993. 178 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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